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Pascale GUISLAIN

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Par Pascale GUISLAIN                                                                 Photo  France Culture

Ce qui caractérise Naïssam JALAL ? Le talent, bien sûr ( comme virtuose à la flûte et comme compositrice ), mais pas seulement. Car c’est également pour son approche ouverte, vibrante et multiculturelle de la musique que la jeune flûtiste est connue et reconnue. Ses compositions, en particulier les plus récentes, témoignent d’une démarche personnelle et passionnée pour aller au-delà du son, voire pour utiliser les sons ( et le silence) pour  » voyager », dans l’espace, dans le temps … et aussi en soi-même.

Née en 1985 à Paris, de parents syriens, la jeune Naïssam débute l’étude de la flûte traversière dès l’âge de 6ans. A 17 ans, elle découvre l’improvisation , quitte le Conservatoire et intègre différentes fanfares ( comme Tarace Boulba avec laquelle elle tourne en France et au Mali). Le besoin et le goût des rencontres humaines et artistiques ne font alors que commencer pour elle et ne la quitteront plus… A 19 ans, elle part étudier le nay au Grand Institut de Musique Arabe de Damas . Ensuite, elle s’installe pour plusieurs années au Caire, où elle joue entre autres auprès du grand violoniste Abdu DAGHER et se produit aux côtés de Fathi SALAMA.

De retour en France, Naïssam JALAL accompagne le rappeur libanais Rayess BEK  ainsi que le oudiste égyptien Hazem SHAHEEN.

En 2009, elle sort l’album « AUX  RESISTANCES » du duo Noun Ya , avec lequel elle part en tournée de par le monde.

Dès lors, Naïssam JALAL ne s’interdira aucun genre musical;  du rap au tango en passant par l’afrobeat ou bien sûr le jazz contemporain, tout l’intéresse et la passionne. Elle multiplie donc les collaborations avec de  nombreux musiciens africains, comme avec de grands noms du jazz et de la musique arabe.

Parallèlement, elle compose la musique de 3 longs métrages, dont  » Camera Woman  »

En 2011, Naïssam JALAL crée son quintet RYTHMS OF RESISTANCE , avec lequel elle se produit sur des scènes prestigieuses et sort 2 albums (OSLOOB HAYATI en 2015 et ALMOT WALA ALMAZALA en 2016), tout en travaillant en  parallèle sur les possibilités du HIP HOP instrumental! Avec RYTHMS OF RESISTANCE, Naïssam JALAL exprime un répertoire à son image, libre, nomade et métissé, mais aussi assez révolté, combatif et rageur.

Mais sa nouvelle formation en trio , QUEST  OF  THE  INVISIBLE ( avec Claude TCHAMITCHIAN à la contrebasse et le pianiste Léonardo MONTANA ) est sur un registre plus intérieur et méditatif (  » méditer c’est parfois résister  » dit-elle, et puis « on ne peut pas toujours être dans la colère » , acceptant une spiritualité libre et assumée ). Naïssam  JALAL évoque un « pari insensé », celui d’entrer en connexion avec la musique au point de « parvenir à une forme de transe dans l’oubli de soi ». (… on comprend qu’elle soit l’amie des gnaouas !). La voix aide alors l’instrument à toucher l’invisible, les sons se jouent parfois du silence… Mais que spectateurs ou auditeurs sceptiques soient rassurés : l’aspect « méditatif » n’est pas synonyme d’ennui!! Le public du Jazz Club de TOURCOING vient d’en faire l’expérience: …  tous ont vécu le concert  du trio ( Andy EMLER remplaçait exceptionnellement Léonardo Montana au piano) avec enthousiasme et plaisir car les 8 morceaux de   Quest of the Invisible créent un album apaisant , mais finalement, clairement stimulant. Et bien évidemment, le talent des 3 musiciens compte pour beaucoup!

Par Pascale GUISLAIN                                                                                                   Photo hotelslittéraires.com

La définition des Hôtels Littéraires est simple: ils sont  » conçus par des amoureux des livres et de la littérature pour recréer l’univers d’écrivains célèbres dans une ambiance 4 étoiles ».

A  l’origine du concept, on trouve Jacques LETERTRE , un homme d’affaires cultivé, diplomé ( y compris de l’ENA)   et culturellement motivé! Bientôt rejoint par son fils Alban, Jacques LETERTRE précise et organise son idée de départ , celle de faire partager la passion d’un écrivain dans une ville ou un quartier où il a vécu… en suscitant une émotion directe chez le client-visiteur. A ce jour, 3 Hotels Littéraires ont été ouverts à Paris ( dédiés à Marcel PROUST , à Marcel AYME et à Arthur RIMBAUD, et situés dans des quartiers chers à ces auteurs), 1 Hôtel existe dans le coeur historique de  Rouen ( Gustave FLAUBERT) et 1 autre à Clermont-Ferrand  ( consacré à Alexandre Vialatte, auteur  « notoirement méconnu » ).

La décoration de l’hôtel doit évidemment rendre hommage à l’écrivain choisi et à son oeuvre, « coller » à l’univers de l’auteur…. Une architecte (Aude Bruguière) et des décoratrices sont en charge de cette étape essentielle..

Ensuite, chaque Hôtel Littéraire est doté d’un  » espace collections «  ( manuscrits, oeuvres d’art, objets d’époque etc..).

Une bibliothèque met , dans chaque établissement, de nombreux livres en plusieurs langues  à disposition des clients, qui peuvent emporter l’ouvrage dans leur chambre ( plus de 500 livres sont par exemple proposés « chez » Marcel Aymé.

Enfin, et ce n’est pas le moins intéressant,  des événements sont organisés en liaison avec le quartier ou la ville de l’Hôtel ( attributions de prix, signatures, spectacles …).

LE SITE   www.hotelslitteraires.fr    PRESENTE CHAQUE  ETABLISSEMENT ( choix de la localisation, taille de l’établissement, photos, tarifs , disponibilités et réservations), ainsi que des articles de presse sur le concept et les hôtels ouverts et en projet.

A noter qu’à Paris par exemple , on trouve d’autres établissements  affirmant eux aussi  une  personnalité             » littéraire ». Citons par exemple le Monte Cristo ( rive gauche), consacré à Alexandre DUMAS,  « l’Hôtel  » ( à St Germain des Prés), qui fut la dernière demeure d’Oscar Wilde,  le Pavillon des Lettres plutôt luxueux, et aussi une ancienne Librairie du Marais qui propose une chambre-suite familiale. 

 

Par Pascale GUISLAIN                                                                       Photo de la parade ELDORADO (VOIX du NORD)

Déjà reportée une première fois pour cause de « grand vent annoncé », la  Parade inaugurale  » ELDORADO » de Lille 3000 a suscité de fortes inquiétudes météorologiques ce samedi 4 mai. On craignait que la Fête ne soit gâchée par la pluie et que la température très très fraîche ( 11°!) ne décourage le public. Mais finalement il n’est tombé que quelques gouttes vers 20h, et les rues étaient noires de monde. Bref, à défaut de son soleil, c’est l’ambiance joyeuse, colorée et excentrique du Mexique qu’a adoptée Lille le temps d’une soirée « détonante ». Des oiseaux multicolores, des animaux fantastiques, des mariachis, des squelettes riant aux éclats, des fanfares ( une 12aine d’harmonies participaient au défilé)… et Frida KAHLO… les CHTIS étaient bien en Amérique Latine!

Au milieu des musiques, des danses, des chars et des lumières, on reconnaissait des dizaines de Frida KAHLO, coiffées et habillées de fleurs, et arborant fièrement le fameux monosourcil de la célèbre peintre mexicaine pour lui rendre hommage.

Car, star de cette parade, l’icône mexicaine est l’une des vedettes de Lille 3000. Un de ses tableaux (  » Les COCOS » ) est exposé jusqu’au 30 août à L’Hospice Comtesse de Lille, auprès d’ oeuvres du muraliste Diego RIVERA ( qui a partagé la vie de Frida KAHLO) ou encore de Jose Clemente OROZCO ( une 50aine d’oeuvres au total , issues du Musée d’Art Moderne de Mexico et qui sortent rarement du Mexique). C’est un petit format, mais assez emblématique de la vie douloureuse et de l’expression artistique de Frida KAHLO, et il fascine les visiteurs de l’exposition.

Pour ceux qui verront « Les cocos » et pour les autres , curieux de mieux connaître Frida KAHLO, le film  « FRIDA » proposé par Netflix et interprété par Salma HAYEK  donne un portrait attachant de l’artiste, plusieurs biographies ont été écrites…. et même un article  sur culture-et-plus ( en 2018), toujours consultable en ligne ( catégorie  » arts graphiques/peinture » ou « coups de coeur »)

Exposition à l’Hospice Comtesse  Rue de la Monnaie à Lille jusqu’au 30 Août ( fermé le lundi matin et le mardi)

 

Par Pascale GUISLAIN                                                                      L’Arbre d’Or  ( Photo Femme Actuelle )  

 

Bien évidemment, ce n’est pas Walt DISNEY qui a « inventé » Merlin l’Enchanteur ( même s’il en a fait un personnage bien sympathique)!   En fait, dès le Moyen-Age, des textes évoquent une forêt mythique liée à la légende arthurienne , où  Merlin, Lancelot, les fées Viviane et Morgane , Arthur, les Chevaliers de la Table Ronde etc…( et aussi tout un « petit peuple » de lutins),  vont vivre, aimer, lutter, jeter des sorts… et marquer de leur passage des lieux empreints de magie. 

Mais où se situe cette Forêt bientôt connue sous le nom de « BROCELIANDE »? Les premiers écrits ne le précisent pas ( tout juste Chrétien de Troyes évoque-t-il  » la Bretagne »… ce que certains interpréteront d’ailleurs comme la  » Grande Bretagne ») . Il faudra attendre la fin du 18éme siècle pour que le nom de PAIMPONT apparaisse vraiment, et 1850 pour qu’ »officiellement », la Forêt de PAIMPONT soit considérée comme celle de BROCELIANDE ,  grâce à la comparaison de sites de cette forêt ( fontaines, rochers etc…) avec les descriptions légendaires. Le consensus sur la localisation de Brocéliande est aujourd’hui presque total, mais pas tout à fait, certains évoquant encore d’autres lieux possibles ( vers le Mont St Michel par exemple).

Les visiteurs sont en tout cas nombreux à rechercher la magie de BROCELIANDE et la trace des fées et de Merlin. L’Office du Tourisme de Paimpont et la Communauté de communes de Brocéliande l’ont bien compris, et gèrent l’accueil de ces touristes avec efficacité, voire originalité. C’est d’abord,  « LA  PORTE  DES  SECRETS » , un   » parcours-spectacle féérique   et immersif » qui leur est proposé. Pendant une heure environ, et grâce à la vidéo, au maping et aux effets spéciaux, les spectateurs font connaissance avec Brocéliande , ses légendes et ses habitants, tout en déambulant dans des décors élaborés et plutôt bien conçus, et grâce à une narration assez vivante pour intéresser adultes et enfants.

De quoi donner envie d’aller voir sur site! … Et là, soit on préfère le faire seul et en toute liberté….soit on choisit de se laisser guider vers les endroits les plus mythiques et significatifs ( Le VAL SANS RETOUR , fatal aux amoureux volages, la FONTAINE de BARENTON qui peut déclencher la pluie ou l’orage, le MIROIR aux FEES, le SIEGE de MERLIN ou encore L’ARBRE d’OR ,beaucoup plus contemporain mais qui a néanmoins rejoint la légende…) . C’est l’occasion d’une longue promenade vivante et originale, car elle se fait avec un(e) GUIDE-CONTEUR(euse)  , ce qui rythme la visite et même enchante les grands et les moins grands …

Au final, une excellente journée au pays des légendes…. mais attention aux korrigans facétieux!!

 

Tous les renseignements se trouvent sur le site internet,  avec les différentes options proposées, les tarifs et une réservation des visites possible en ligne. (Sur place , lorsqu’on arrive dans PAIMPONT, l’accès à La Porte des Secrets est bien fléché)

www.portedessecrets-broceliande.bzh

Pour info, Paimpont se trouve à 30 mn de Rennes, 1h30 de Lorient, 1h 40 de Nantes

 

 

Par  Pascale  GUISLAIN                                                                                                              Photo CRT Fès

 

Pour sa 25 ème édition ( 14-22 juin 2019), le FESTIVAL des MUSIQUES SACREES du MONDE  de FES a choisi de mettre en avant « la confluence des cultures » , et il est vrai que l’histoire de la ville , mais aussi celle du Festival , se sont particulièrement  nourries des échanges et du dialogue entre cultures .

Le ton devrait être donné dès la  SOIREE d’OUVERTURE une création, cette année encore mise en scène par Alain WEBER, qui est ambitieusement appelée « FES, MEMOIRE du FUTUR » .  Comme le ferait un livre de contes et grâce à de nombreux artistes arabes, andalous, amazigh, juifs et même sénégalais, elle évoquera la naissance de Fes, le rayonnement intellectuel de la ville au cours des siècles ( sans oublier le rôle des femmes) sa diversité culturelle historique et actuelle… avec une « scénographie nouvelle, pour pénétrer au coeur des ruelles de la Médina », ruelles dont l’enchevêtrement symbolise justement le foisonnement culturel. La découverte du spectacle sera évidemment une surprise, mais l’identité  des intervenants,  particulièrement de ceux chargés des Lumières et du Maping, à savoir  Christophe OLIVIER et « Allumeurs d’Images »,  est à lui seul une promesse de réussite esthétique!

Les 9 jours du Festival proposeront au total 32 spectacles et 2 matinées-Forum ( le programme détaillé du Forum et le nom des conférenciers-intervenants viennent d’être publiés sur le site officiel du Festival ). Des artistes venus du monde entier, représentatifs de leur culture et de leurs racines et souvent réputés pour leur engagement et/ou leur dimension spirituelle, se produiront soit sur la grande scène de BAB MAKINA ( pour les grands concerts du soir), soit dans les jardins de JNAN SBIL pour les concerts d’après-midi, soit certains soirs, dans des riads en medina pour des moments musicaux plus intimistes. Quoique célèbres dans leur pays ou sur leur continent, ils sont souvent inconnus ( ou mal connus) par une grande partie des festivaliers… et les entendre  est presque toujours une excellente surprise et une découverte très positive !

Le public pourra par exemple découvrir et applaudir ANUNA, ensemble vocal de Dublin, qui présente des chants sacrés irlandais… des chants sacrés de Perse et d’Arménie … des artistes venus d’Azerbaïjan…  mais aussi du Canada ( » Voix Humaines du Quebec), de France (« Canticum Novum »), de Colombie ( Harpe colombienne), d’Espagne , de Cuba, d’Allemagne , d’Oman ou d’Inde…

Parmi les concerts très attendus, on peut citer celui de SAMI  YUSUF ( venu du Royaume Uni et surnommé « Islam’s biggest rockstar » par Time Magazine !), celui de YOUSSOU N’DOUR ( déjà venu à Fes il y a quelques années ), ou encore le libanais Marcel KHALIFE  ( maître du oud et artiste salué par l’Unesco) , le  WORLD YOUTH  BAROQUE  ENSEMBLE…  etc… sans parler d’une « NUIT du FLAMENCO » et d’une soirée « MUWASHA  d’ALEP à  FES » avec Mohamed BRIOUEL, particulièrement aimé du public fassi.

Quelques inconnues aussi, qui se révèleront peut-être de bonnes surprise? Par exemple: que donnera un « opéra slam baroque »?   ou le spectacle   » Distance soleil/terre »  ( présenté dans l’ancien palais du Glaoui… c’est une première!)  ? …

En résumé, une programmation riche et éclectique, à découvrir sans modération si on a la chance d’être sur place ( le PASS donnant accès à l’ensemble des spectacles et au forum est vendu 350 euros).

Le site fesfestival.com  détaille la programmation au jour le jour et présente  les artistes invités de façon assez complète. On peut également y acheteren ligne  pass et billets.

 

Par Françoise VERNAY                                                                                          Photo iAfrica.com

 

Sur les scènes du monde entier, sur les ondes, dans les magazines spécialisés, la soprano Sud-Africaine PRETTY YENDE est devenue la nouvelle reine du Bel Canto… son talent, son tempérament, son histoire, font d’elle une diva charismatique, humaine et séduisante, qui réussit  à conjuguer une désarmante simplicité et une grande sophistication…

C’est en 1985 que PRETTY YENDE voit le jour, dans le Transvaal Sud-Africain encore régi par l’Apartheid. Son premier « choc » pour l’opéra est presque anecdotique: la musique illustrant …. un spot publicitaire ( le Duo des Fleurs) la séduit au point de lui révéler sa vocation! A 16 ans, la jeune soprano remporte un concours de chant qui lui ouvre la porte du Collège de Musique géré par l’Université du Cap. En 2009, elle est récompensée dans des concours internationaux et part en tournée au Royaume Uni avec l’Opéra du Cap. En 2010 elle obtient le 1er prix au concours international Bel Canto Bellini , et elle est la première artiste à remporter le 1er prix en Opéra ET en Opérette du concours Belvedere de Vienne.

A partir de là, PRETTY YENDE , qui étudie 3 ans à l’Académie Lyrique de La Scala ( y abordant La Bohême, Rossini, Donizetti etc….), continue à faire valoir son talent aux plus hauts niveaux:

En 2011, elle remporte le concours Operalia Placido Domingo, ainsi que le prix Siola d’Oro.

2013 voit ses débuts au Metropolitan Opera de New-York ( tandis qu’elle reçoit la Médaille de l’Ordre de IKHAMANGA en Afrique du Sud)

Dès lors, les scènes du monde entier vont l’applaudir dans des rôles de plus en plus difficiles et prestigieux. Elle incarne en particulier Lucia de Lammermoor, Rosina ( Barbier de Séville) etc… appréciée et reconnue de Los Angeles à Hambourg, en passant par Milan, Oslo, Genève ou New-York…

Le public de l’Opéra de Paris lui a ainsi réservé un véritable triomphe dès 2016, lui offrant des standing ovations pratiquement à chaque représentation…. En 2018, Pretty YENDE  avait confié son affection grandissante pour les oeuvres du répertoire en langue française… En tout cas, après DON  PASQUALE  il y a quelques semaines, on la retrouvera à Paris dès septembre 2019 dans la Traviata.

Par ailleurs, PRETTY YENDE ne limite pas son talent et ses prestations à l’Opéra. Elle a ainsi proposé ( à Paris en particulier) des récitals de Musiques Sacrées, et a enregistré 2 albums ( « A Journey » et « Dreams »).

 

POUR MIEUX CONNAÎTRE PRETTY  YENDE, un extrait d’ARTE:

 

Par   Françoise VERNAY                                                    (Photo Performing Arts)

Après toute une série de dates en 2018 /début 2019 ( d’ Aix en Provence à Roubaix en passant par Nantes et Montpellier) c’est en Mai que le spectacle SHEN YUN (« la Renaissance de 5000 ans de civilisation » ) revient à Paris , au Palais des Congrès, soutenu par sa réputation et par une campagne d’affichage plutôt large et séduisante!

A l’origine du projet SHEN YUN, et depuis 2006, on trouve la Compagnie PERFORMING ARTS, installée à New York et fondée par des pratiquants du FALUN DAFA  (parfois appelé FALUN DONG), qui est une discipline de méditation  » basée sur des principes d’authenticité, de bienveillance et de tolérance ». Loin d’être neutre, cette dimension spirituelle est importante et perceptible dans la présentation du spectacle.

Ce n’est évidemment pas un hasard si SHEN YUN, qui a pour ambition de renouer avec les arts et les  traditions culturelles de la Chine millénaire n’est ni né ( ni même toléré) en Chine. On sait que la Révolution Culturelle de MAO avait dès la fin des années 60 délibérément rompu avec ces pratiques et ces enseignements ( y compris la danse classique chinoise)… de ce fait menacés de tomber dans l’oubli . D’autre part, le FALUN DAFA est réprouvé au point d’être officiellement interdit depuis 1999 ( car jugé contraire et nuisible à l’image que les pouvoirs politiques souhaitent donner de la Chine). Les fondateurs et les artistes de SHEN YUN sont donc considérés comme des dissidents, et se disent d’ailleurs victimes de pressions et de harcèlement , y compris lors de leurs tournées dans les pays occidentaux.

Mais QUID du spectacle lui-même?  SHEN YUN  est construit comme une suite de scènes ( expliquées dans la langue du pays où il se produit) , d’une durée moyenne de 7 mn ).  Les thèmes abordés sont divers: légendes, mythes historiques, évocations plus sociales ou politiques etc…

Le support en est bien sûr d’abord la danse classique chinoise, très élaborée et codifiée        ( le moindre  geste est travaillé, chaque mimique est évocatrice des sentiments et de l’histoire contée )

La musique est également essentielle au spectacle , avec un orchestre symphonique composé d’instruments occidentaux auxquels s’ajoutent plusieurs instruments traditionnels chinois (pipa, erhu dizi etc…) et des chanteurs ( certains étant très renommés).

Le décor ( plaines mongoles, cour impériale…) compose avec la technique et la modernité, via un écran digital. Les costumes sont particulièrement soignés et travaillés, avec une quantité d’accessoires minutieusement choisis.

Critiques et spectateurs saluent unanimement le travail impeccable et la précision des artistes, ainsi que la beauté et l’harmonie de la mise en scène.  Beaucoup soulignent leur propre émotion et leur fascination , la plupart appréciant l’ occasion de voir un type de spectacle traditionnel jamais ou rarement proposé. Quelques critiques sont émises sur une certaine « répétitivité  » des chorégraphies et sur un côté un peu « vieillot » des présentations… et par ailleurs, quoiqu’ apparemment minoritaires, certains spectateurs sont un peu gênés par la dimension  » méditation » , trop sectaire à leur goût, de la prestation….

EN  PRATIQUE:  Le projet SHEN YUN est expliqué et détaillé sur internet ( site officiel de SHEN YUN et sites de Performing Arts)

On peut également y trouver les dates de représentation ( Palais des Congrès) ainsi que le prix des places ( assez élevé) et la réservation.

 

 

 

 

 

 

Par  Pascale GUISLAIN                                                                                                                                   Photo ImageRépublic

 

Il était une fois deux jeunes copains, un scénariste de génie ( il le prouvera très vite!) nommé GOSCINNY , et un dessinateur sensible et doué et incisif, SEMPE . Tous deux partagent le sens de l’humour et une grande tendresse pour le temps de l’enfance, alors…. il n’en fallut pas plus à leur complicité pour donner naissance à une « oeuvre de la littérature de jeunesse », mais surtout à un personnage mythique, qui a traversé les frontières et les générations depuis… 60 ans ! Et selon l’expression consacrée, le Petit Nicolas ( c’est bien son nom) ne « fait pas son âge » !

LE  PETIT  NICOLAS, ce sont de courts récits de la vie , racontée par lui-même, d’un petit garçon ( de 8 ans environ) dans un environnement urbain des années 60. Ils paraissent dès 1956 dans SUD OUEST DIMANCHE, puis rejoignent le magazine PILOTE et sont édités et ré édités en albums.

Au total, cela donne plus de 15 millions d’albums vendus, et pas moins de 45 traductions ( dont plusieurs en langues régionales).

On connait tous le monde du PETIT NICOLAS. Au centre sont les copains ( Le gros Alceste-qui-mange-tout-le-temps, Agnan-un-peu-fayot, Rufus-le-fils-de-policier, Clotaire-le-cancre-maladroit-et-attachant, Geoffroy-dont-le-père-est-riche, Louisette et Marie-Edwige ( de laquelle Nicolas est-il amoureux?) , etc… Pas bien loin, règne la Maitresse ( et hélas sa remplaçante-pas-sympathique ), le Directeur d’école et bien sûr le fameux surveillant Le Bouillon.  Les familles ne sont pas oubliées: Le Père et la Mère du petit Nicolas sont bel et bien des acteurs incontournables de ses (més)aventures, ainsi que la grand-mère (généreuse), le voisin, les oncles, tantes, cousins et cousines et même… le Patron du père de Nicolas !!!! On y rencontre donc les petits soucis des écoliers et les problèmes des adultes (revus selon le regard des enfants!)

Tout cela, une sorte de monde de l’enfance animé mais assez idéal, est évoqué dans un « langage de gosse » ( sans vulgarité ni grossièreté!…. et du coup, Le Petit Nicolas est « prescrit par l’Education Nationale » , comme incitateur à la lecture!).

Au-delà des 15 albums ( y compris une publication postérieure à la mort de Goscinny avec les « histoires inédites « du Petit Nicolas), le jeune héros et son entourage ont fait l’objet de dessins animés, de 2 films à grand succès ( films de Laurent TIRARD avec Kad Mérad, Valérie Lemercier et Sandrine Kiberlain), sans parler des innombrables produits dérivés, des pastiches et satires … 

Indémodable finalement, quoique bien ancré dans les années 60 !!

 

Photo Editions Fleurus

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 Par Pascale GUISLAIN                                                                                                                                     Photo facebook

 

Impatiemment attendue, la programmation de la 25ème édition des MUSIQUES SACREES du MONDE  a enfin été dévoilée… Elle vient conforter une thématique choisie et connue depuis plusieurs mois : « FES  à la confluence des cultures ».

Certes plus explicite que poétique ou imaginative, cette formulation resitue à la fois le rôle historique de la ville de FES  et la philosophie du Festival des Musiques Sacrées. Le « Mot du Président » ( A. ZOUITENE)  et l’ »EDITO  » du Directeur artistique Alain WEBER insistent sur ces points. On rappelle au passage que l‘ONU  a  désigné le Festival de FES   ( et son Forum ) comme « l’un des événements contribuant significativement au dialogue des civilisations « (  et l’UNESCO  est l’un de ses partenaires). 

Quant à la ville de FES, Alain WEBER rappelle qu’elle fut ce  » carrefour des civilisations où se côtoyaient derviches ou soufis, rois ou mendiants, pèlerins ou prophètes, juifs, chrétiens ou musulmans, esclaves ou marchands, prisonniers ou guerriers… » et c’est ce que mettra en scène  la Création d’ouverture  » FES, Mémoire du Futur » .  De nombreux artistes y évoqueront la naissance de la ville, sa diversité, son rayonnement spirituel et intellectuel, tandis qu’une nouvelle scénographie fera pénétrer le spectateur au coeur des ruelles de la médina,  chargées d’histoire et de souvenirs …( par ailleurs, depuis plusieurs années, la scène de la soirée d’ouverture est magnifiée par des fresques lumineuses plus sublimes les unes que les autres!)

Durant 8 jours ensuite, de nombreux concerts s’enchaîneront, au Jardin JNAN  SBIL, essentiellement pour les concerts d’après-midi, sur le site grandiose de BAB AL MAKINA pour les « grands concerts »,  dans de belles demeures ou palais en Medina pour certains concerts en soirée ( on découvrira un nouveau lieu cette année : le Palais Glaoui ).

Les festivaliers pourront par exemple applaudir ( et parfois découvrir) SAMI YUSUF, ANUNA ( chants sacrés d’Irlande), le libanais Marcel KHALIFE, les VOIX HUMAINES du Canada, MICHELLE  DAVID and GOSPELS,  CANTICUM NOVUM  (France) , MEERA (Inde), le WORLD YOUTH BAROQUE  ENSEMBLE, KOl COLE (Allemagne),  OPERA SLAM BAROQUE, les MAITRES de la HARPE ( Amérique latine) et une GRANDE NUIT du FLAMENCO …. soit des artistes venus de plus de 30 pays!

Pour le FORUM, le thème retenu est le même, mais son programme précis , et surtout le nom des intervenants , ne sont pas encore publiés à ce jour….

POUR UNE PRESENTATION DETAILLEE, consulter le site officiel du festival ( fesfestival.com/2019)

 

Photo twitter

fresquesfes-phototwitter

 Par   Pascale  GUISLAIN                                                                         (Photo  Office du Tourisme de Roubaix)

 

Le Musée  LA PISCINE à ROUBAIX s’est associé aux Musées de La Rochelle et de Limoges pour rendre hommage à Gustave GUILLAUMET ( du 9 mars au 2 juin 2019) … Une  rétrospective inédite et particulièrement riche, qui propose un nouveau regard sur ce peintre  naturaliste et orientaliste du XIXème siècle, épris des grands espaces et des habitants de l’Algérie ( on est alors aux premiers temps de l’époque coloniale ).

Loin des clichés habituels, l’orientalisme de GUILLAUMET ne visite ni les palais ni les harems ou les hammams, l’artiste peint les habitants au quotidien, au travail ou dans la rue, sans éluder la pauvreté ou la misère ( ce qui lui valut d’ailleurs un accueil mitigé lors d’expositions). Eperdument épris des grands espaces, il est tout autant fasciné par le désert, dont il peinera ( avant d’exceller) à capter la lumière .

Les 130 oeuvres exposées permettent de suivre l’itinéraire et la passion de Guillaumet, avec d’autant plus d’intérêt qu’on les regarde aujourd’hui avec le recul de l’histoire.  C’est une exposition sensible, ouverte et intelligente que propose La Piscine. A noter que la rétrospective Guillaumet est associée à un hommage à Claude VICENTE ( directeur des beaux-arts à Oran puis dans les Hauts-de-France, et premier soutien de Mahjoub BEN BELLA , dont quelques oeuvres sont également montrées), à une exposition du travail de la photographe Naime MERABET (« Fenêtre sur l’Algérie ») ainsi qu’à une exposition-dossier  organisée à partir de portraits de l’émir ABD EL KADER (« L’émir de la résistance ») et à un accrochage de gravures orientalistes (  » Belles feuilles et petits papiers ») d’Aurore JANNON.

Pour ce PRINTEMPS ALGERIEN, LA PISCINE s’est  associée à  L’ IMA de Tourcoing ( exposition « Photographier l’Algérie »), ainsi qu’à la Médiathèque et au Conservatoire de Roubaix. Par ailleurs, la Ville de Roubaix dédiera sa Fête de l’Amitié des 29 et 30 Juin prochains à l’Algérie….

…Une exposition à voir absolument ( prévoir un temps suffisamment long, il y a beaucoup à découvrir !), surtout à un moment où l’actualité est particulièrement tournée vers les événements en Algérie. Et bien sûr, La Piscine de Roubaix reste un lieu magique, dont on ne se lasse pas!

 

EN  PRATIQUE: pour tous les renseignements pratiques (horaires, tarifs, événements associés etc…) voir les sites 

roubaix-lapiscine.com   et   ima-tourcoing.fr

 

Portrait de Guillaumet par Nadar ( Photo Ministère de la Culture)

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