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Début des années 50 :  comme toute la France, la métropole lilloise manque cruellement de logements. Le mot d’ordre est de construire vite, pas cher et si possible bien. Le CIL de Roubaix-Tourcoing participe donc à l’effort de construction, et c’est ainsi que sort de terre, au nord-ouest de Tourcoing, le quartier « Fin de la Guerre » ( aujourd’hui « quartier des Orions »), avec 644 logements individuels et collectifs. Parmi ceux-ci 2 maisons très particulières, expérimentales, baptisées « Métropole » par leur architecte Jean Prouvé. Inaugurées en grande pompe, elles sont mises en location dès 1952 (logement locatif social). Le système productif choisi par Jean Prouvé est novateur: il est composé de 2 portiques métalliques centraux et d’une poutre faîtière sur laquelle s’emboite une toiture constituée de bacs en aluminium, ce qui permet de réduire considérablement les porteurs, et donc la perte de surface habitable. Les panneaux de remplissage, les cloisons et faux plafonds sont également en aluminium. Pas besoin d’appareil de levage pour monter la maison ( construite sur une dalle surélevée en béton, donc avec un vaste soubassement servant de garage, atelier ou cave), il suffit de quatre compagnons et de quelques jours…Les contraintes économiques de la reconstruction d’après-guerre semblaient donc bien respectées, pourtant l’Etat n’honorera finalement pas sa commande et seules 20 maisons « Métropole » seront construites en France (dont 12 à Meudon)…

Malgré une performance énergétique très mauvaise ( heureusement améliorée dans la réhabilitation!) , les 2 maisons tourquennoises seront habitées sans discontinuer. La 1ère a été restaurée pour habitation en 1996. La seconde ( dans laquelle 4 familles se sont succédées) vient d’être méticuleusement restaurée, dans l’esprit de Jean Prouvé et fidèlement à sa technique, et elle accueillera prochainement un cabinet d’architectes.

Vilogia a confié la réhabilitation du bâtiment  à l’architecte Jean-Charles HUET ( qui avait également restauré la maison « jumelle »)

Mieux qu’une exposition ou un musée, un témoignage intéressant sur une époque et sur un architecte-créateur!

EN PRATIQUE:  Le pavillon   »Métropole » se situe au  99 rue du Général Marchand à Tourcoing (il appartient à un quartier ANRU et est inscrit  à   l’inventaire supplémentaire  des monuments historiques).

                                      (Batiment visible de la rue et occasionnellement ouvert au public)                                       

Le Festival des Musiques Sacrées du Monde à Fes n’est pas uniquement musical… Les matinées des 5 premiers jours sont consacrées au « Forum de Fes », qui a l’ambition de faire réfléchir et discuter sur le monde tel qu’il va ou plutôt  ne va pas et qui aborde de grands sujets de société (c’est  »une âme pour la mondialisation »...). Venus de partout, personnalités politiques ou médiatiques, universitaires, philosophes , artistes, et bien sûr simples festivaliers se retrouvent dans le cadre enchanteur et apaisant des jardins de Batha, où « l’esprit de Fes » ne manque pas de souffler ses valeurs de tolérance et d’ouverture… Est-ce la magie du lieu ou le talent des organisateurs, il y survient  plus qu’ailleurs  de belles rencontres,  des dialogues rares ou improbables,  des témoignages inattendus… et si on sait bien que cela ne résoudra  pas les grands problèmes, voir que le dialogue est possible est déjà une satisfaction, parfois un événement et qui sait, une première impulsion…même si l’actualité se rappelle parfois brutalement à nous!

Intense et vivant, le Forum de cette année aura particulièrement marqué les esprits. Comme prévu, il a d’abord rendu  hommage à Nelson Mandela ( une table ronde réunissant Jack Lang, la vice-présidente du Sénat français Bariza Khiari et Patrick Viveret), puis c’est «  le vivre ensemble » , les sociétés multiculturelles et les enjeux de la diversité ( y compris au Maroc)  qui ont fait table ronde et discussion ( entre autres  autour d’Eric Fottorino, puis avec la ministre gabonaise de la culture, le ministre marocain de la culture, le haut fonctionnaire français Zaïr Kedaddouche etc …)  avant que ne soit posée une  question  volontairement provocatrice  :  » un Nelson Mandela est-il possible au Moyen Orient? ». Leïla Chahid , entourée de la cinéaste Simone Bitton et de la journaliste israélienne Amira Hass, ainsi que du réalisateur Nabil Ayouch ( « Les chevaux de Dieu ») a mis toute sa passion et sa force de conviction pour situer le problème palestinien,en éclairer l’urgence, donner du corps et du coeur à ses attentes , tout en faisant preuve de réalisme politique et humain…de quoi passionner le public et lui donner envie de mieux comprendre et s’informer….e t les événements actuels  s’y prêtent dramatiquementt!

Autant de temps forts qui  font aussi la personnalité au Festival de Fes…et qui ont donné de la profondeur au thème de cette 20ème édition, le « voyage des cultures »...

Effervescence des derniers jours à FES : ce vendredi 13 JUIN (et jusqu’au 21) le FESTIVAL des MUSIQUES SACREES DU MONDE inaugure sa 20ème édition….une édition dont la programmation est cette année placée sous le signe du « voyage des cultures » et qui rendra hommage à Nelson Mandela lors du Forum de Fes ( conférences-débats durant 5 matinées du Festival).

Vendredi soir, c’est l’oeuvre poétique  « La Conférence des oiseaux »  qui sera le thème du spectacle d’ouverture, annoncé comme une création audacieuse associant musique, danses, arts du cirque etc.. et qui devrait se dérouler en présence de la Princesse Royale Lalla Salma…  Roberto Alagna, Johnny Clegg et Youssou N’dour (tous deux réunis pour évoquer Mandela), Rokia Traoré,  Buddy Guy et bien d’autres  animeront ensuite les grands soirs de Bab Makina… Bien sûr, les délicieux jardins du Musée Batha accueilleront comme toujours les concerts de l’après midi, plus intimes et très prisés du public ( on y découvrira par exemple l’ensemble Atlan, Jordi Savall, les chants sacrés des gitans etc…), et les palais de la médina s’ouvriront pour les concerts des « nuits de la Médina » et pour la musique Soufie.

Personnalités ou simples quidams, les très nombreux habitués du festival en attendent beaucoup, ne doutant pas que , cette année encore, l‘ »esprit de Fes » soufflera sa brise très particulière, empreinte de tolérance, d’ouverture…et aussi  de découvertes et de surprises inattendues…

De tout cela bien sûr, culture-et-plus vous  rendra compte!

Le Brésil est à la mode cette année, football oblige, mais promis-juré, les quatre amies n’y avaient pas pensé, et leur projet est né il y a longtemps déjà….En tout cas, en ce mois de mai, c’est bien la musique brésilienne qui réunit Natalie DESSAY , Agnès JAOUI, Hélèna NOGUERRA et Liat COHEN dans l’album « RIO-PARIS ».

Une chanteuse lyrique ( mais Natalie DESSAY a décidé de prendre ses distances avec l’opéra), une comédienne ( mais Agnès JAOUI avait déjà sorti avec succès l’album « Canta » en 2006), une actrice-chanteuse belgo-portugaise ( qui n’est donc pas que la soeur de Lio…), une guitariste (très) reconnue , bref  un quatuor de copines talentueuses qui avaient envie de faire de la musique ensemble et nous proposent un album aux sonorités métissées , qui invite aux vacances et à la danse…

Comme chaque début avril, le Parc PAIRI DAIZA ( Belgique) rouvre ses portes jusqu’en Novembre. Mais l’événement fait cette année la une de tous les quotidiens et journaux télévisés!  C’est que deux nouvelles  stars y sont visibles pour la première fois: les pandas roux Hao Hao et Xing Hui…de véritables vedettes, traitées comme des ambassadeurs. Il faut dire que leur arrivée n’a pas été une mince affaire, entre des mois de négociation  ( ils sont prêtés par la Chine pour 15 ans), le mécontentement des  zoos non retenus par la  Chine ( finalement, Pairi Daiza prêtera un des pandas au zoo d’Anvers, sauvant ainsi l’équilibre entre les communautés belges!), la préparation de l’environnement (plantation et importation de bambous, de pieds de thé, installation de brumisateurs et de vidéo surveillance…sans parler des 5 personnes recrutées pour s’occuper des nouveaux venus), l’organisation du voyage ( très) officiel, l’acclimatation des gentils pensionnaires….et, bien sûr, la mise au point de tous les à-côtés, produits dérivés , photos, mugs etc… Au final, un énorme plus pour Pairi Daiza.

Ceci dit, le Parc ( situé à Brugelette près d’Ath en Belgique, à une heure environ de Lille) était déjà connu et reconnu bien avant l’arrivée des pandas. Désigné  » meilleur zoo de Belgique et Pays Bas » en 2013, »meilleur parc à thème de Belgique  » la même année, il séduit ses très nombreux visiteurs par la qualité de son aménagement, et par la variété de ce qu’il propose. Les cinq continents sont évoqués sur les 55 ha du parc : architecture, artisanat, faune et flore sont magnifiquement mis en scène, pour un dépaysement total. On se promène dans un « vrai » jardin chinois, on flâne dans un village africain, on est en Inde pour assister au bain des éléphants…on découvre des fleurs somptueuses, on s’émerveille de mille poissons….bref, la journée est trop courte pour tout voir et tout savourer! même la plaine de jeux pour les enfants est bien conçue...Pas d’équivalent chez les autres zoos ou parcs à thème, une vraie « parenthèse-plaisir » pour tous , ce qui permet d’oublier que le prix des entrées est à la hauteur du lieu ( compter 27 euros par adulte, 22 pour les enfants de plus de 3 ans et 7 euros de parking ). 

Beaucoup de monde bien sûr  , surtout les week- ends de beau temps ( attention, si la capacité du parc est atteinte, les entrées sont arrêtées, une vérification sur le site internet est donc utile avant de se déplacer!). Heureusement, le parc est assez grand pour que les visiteurs ne se bousculent pas ( sauf devant l’enclos des pandas, probablement!!)…. Il est impératif d’arriver tôt ( ouverture à 10 heures), vu la quantité de choses à voir!

Le site internet du Parc   www.pairidaiza.eu    donne toutes les indications et renseignements

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Sans surprise, c’est le film  » coup de poing »  de S. Mac Queen (réalisateur noir anglais), produit par Brad Pitt, qui a remporté cette semaine l’Oscar du meilleur film ( ainsi que l’Oscar du meilleur second rôle pour l’actrice kenyane Lupita Nyong’o  et l’Oscar du meilleur scénario adapté). 

Cette fresque violente et forte reprend l’histoire vraie de Solomon Northup , escroqué, enlevé et vendu comme esclave dans l’Amérique d’avant la Guerre de sécession. En même temps que la liberté, il perd jusqu’à son identité, et c’est sous le nom de « Platt » qu’il va se battre pour rester en vie et conserver sa dignité. Brimé, battu et méprisé pendant 12 ans, jusqu’à ce qu’il croise un jeune abolitionniste canadien et puisse échapper à son sort.

Ce n’est bien sûr pas le premier film sur l’esclavage, et d’aucuns  ont reproché à Mac Queen un traitement somme toute assez classique du sujet. Mais c’est oublier la force des images . Certaines scènes sont tellement à la limite du réalisme et  de l’insoutenable ( la scène du  fouet particulièrement, voire même l’intensité de certains regards), que le spectateur est personnellement impliqué et « sommé » de réagir, ne fût-ce qu’en détournant le regard… C’est vrai, ce n’est pas la première fois que l’esclavage est dénoncé au cinéma, mais c’est fait ici de façon impeccable et implacable….et une « piqûre de rappel » ne saurait nuire!

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La triste nouvelle est tombée aussi brutalement que sa mort…PACO  DE  LUCIA est décédé d’une crise cardiaque à l’âge de 66 ans, tandis qu’il jouait sur une  plage de Cancun avec ses enfants.

C’est une vraie légende qui disparaît, un talent unique et universellement reconnu…

Paco de Lucia , de son vrai nom Francisco Sanchez  Gomez , est né le 21 décembre 1947 à Algeciras près de Cadix. Formé dès son plus jeune âge au flamenco, il en est devenu au fil des ans la référence majeure, n’hésitant pas à le moderniser et à associer le classique et le jazz au flamenco. C’est ainsi qu’il a joué avec les plus grands ( avec Chick Corea , avec Al di Moela par exemple ), après avoir enregistré ses 9 premiers albums avec une autre légende, « la » voix du flamenco , Cameron de la Isla.

En 2004, le prestigieux prix « Prince des Asturies » saluait l’ apport de Paco de Lucia au rayonnement de la culture espagnole. De fait, les scènes du monde entier l’ont applaudi et vénéré. Ceux qui ont eu le bonheur de l’entendre en juin dernier au Festival des Musiques Sacrées du Monde à Fes n’oublieront jamais l’émotion de ce concert extraordinaire…

L’artiste vivait tantôt à Palma de Majorque, tantôt au Mexique où il est décédé. Sa ville natale a décrété un deuil de 3 jours en son honneur

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Quelle année pour Florent Ladeyn! La finale de « Top Chef », l’ouverture d’un second restaurant, le titre de « nordiste de l’année » décerné par les lecteurs de La Voix du Nord, un nouveau bébé...et depuis quelques heures, une étoile au Michelin !

Tous ceux qui sont venus chez lui au Vert Mont ( à Boeschèpe) n’en seront pas surpris et se réjouiront que le talent du sympathique jeune chef soit ainsi reconnu. Aucun « tape à l’oeil chez lui, mais une cuisine simple, authentique et raffinée, élaborée autour de produits irréprochables. Quand le « terroir » s’allie ainsi à la créativité, le plaisir est vraiment dans l’assiette. L’ambiance de l’établissement est résolument décontractée, avec un service à la fois naturel et professionnel…le tout pour un prix raisonnable (et Florent Ladeyn assure qu’il n’augmentera pas ses tarifs pour cause d’étoile!)

Bien sûr, le restaurant affiche complet, et il faut réserver bien à l’avance…mais la patience est récompensée…

                                        Auberge du Vert Mont  1318 rue du Mont Noir 59299 Boeschepe   réservations  par tel.  au 0328494126

                                       (  et    Le Bloempot (cantine flamande)  22 rue des Bouchers  59800 Lille  )

Né à Beyrouth en 1980 dans une famille d’intellectuels et d’artistes ( fils de musiciens, neveu de l’écrivain Amin Maalouf), Ibrahim Maalouf est un musicien ( pianiste et trompettiste), compositeur ( particulièrement de musiques de films…dont le récent « Yves Saint-Laurent »), arrangeur et professeur. C ‘est le seul trompettiste au monde à jouer de la musique arabe avec une  trompette à quarts de ton (inventée par son père en 1960).

Aujourd’hui connu et reconnu, il a remporté de nombreux concours de musique classique et de jazz . Les Victoires du jazz l’ont récompensé en 2013, tandis que l‘Unesco lui avait décerné le titre de « jeune artiste oeuvrant pour le dialogue interculturel entre les mondes arabe et occidental »…

Toujours en recherche d’ouverture et de novation, il n’hésite pas à s’ouvrir à des sonorités plus actuelles, électro, jazz-funk et fusions.

Les Victoires de la Musique viennent de distinguer  Ibrahim MAALOUF  pour son album « ILLUSIONS » dans la catégorie « album de musiques traditionnelles ou de musiques du monde.

 

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