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Classé en « comédie dramatique », ce film de Wes ANDERSON,  qui s’inspire du « paradis perdu » de Stefan Sweig,  a déjà été récompensé à Berlin, et il est généralement salué par la critique depuis sa récente sortie sur les écrans français.

C’est un film original, au casting riche ( Adrian Brody, Jude Law, Bill Murray, Mathieu Amalric ou encore Léa Seydoux figurent à l’affiche ), qui joue sur le burlesque, le décalé et la nostalgie, sans jamais oublier l’esthétique ( images et décors sont superbes). Il retrace les aventures improbables de Gustave H., homme aux clefs d’or d’un célèbre hôtel d’Europe Centrale entre les 2 guerres, et de son protégé, le jeune garçon d’étage Zéro Mustafa...On savoure comme une surprise certains clins d’oeil , à James Bond par exemple ou même aux jeux vidéo ( la poursuite en ski vaut le détour!)…Surtout, durant 1h40, on change totalement de registre, d’époque, et de références, car le film est hors de notre temps et réussit bel et bien à nous embarquer dans son univers.

Mention spéciale pour les 2 acteurs principaux, Ralph Fiennes et Tony Revolori, impeccables…et petite réserve sur le sous-titrage un peu « agressif » sur la version originale !

Entre grands concerts du soir à Bab Makina et concerts plus intimes  l’après-midi dans les jardins Batha, les plaisirs musicaux n’ont pas boudé la 19ème édition des Musiques Sacrées du Monde à Fes. Alors que se prépare la 20ème édition, pourquoi ne pas revenir sur quelques moments forts de juin 2013, ne serait-ce que pour le plaisir de revivre des instants de découverte et d’émotion…

 

Une rencontre inattendue: les voix nomades Sardaigne/Mongolie

…L’occasion de découvrir le chant diphonique khöömii et de retrouver les polyphonies des Tenores. Mais surtout, l’émerveillement d’entendre une fusion-évidence, car non seulement l’accord était musicalement beau, mais sardes et mongols contaient la même histoire…et nous la comprenions!…des instants magiques qui gomment les frontières, comment mieux illustrer l’ « esprit de Fes » !?

 

 

La perfection : Paco De Lucia

La légende vivante du flamenco a littéralement envouté le public de Bab Makina. Quand le professionnalisme aiguise l’émotion, on touche au génie et à la perfection. Et ce fut le cas tout au long du concert. Connaisseur ou non du flamenco, chacun a eu conscience de partager un moment d’exception. Les chanteurs et les musiciens de Paco De Lucia étaient sur le même registre d’excellence…et que dire du danseur Farruco ? Il a subjugué chaque spectateur et a fait un triomphe !

 

Une déception : Assala Nasri

Le concert devait être particulièrement « chaud »,eu égard à la popularité et à la personnalité de la chanteuse syrienne, mais le rendez-vous a été manqué. Le public n’a pas adhéré au choix des morceaux chantés par Assala Nasri ( son dernier album), et la vedette n’a pas apprécié les remous des spectateurs…A-t-elle eu peur comme on l’a dit?a-t-elle été vexée par les réactions ? Toujours est-il qu’elle a quitté prématurément (pour ne pas dire précipitamment) la scène, laissant une impression assez négative sur son concert. C’est la déception de cette programmation…

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La séduction : Ana Moura

Ana Moura revisite le Fado, qu’elle dynamise et dynamite. Elle le fait avec charme et talent, alliant douceur et énergie. Elle a totalement séduit le public de Batha…et c’était justifié !

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Un succès … populaire : El gusto

…ils ne sont pas jeunes ( Robert Castel est un des piliers de la formation), ils ne sont pas beaux, leur humour « date » un peu, ils ne sont pas tous bons musiciens ou chanteurs…et pourtant le public a fait un vrai triomphe à cet ensemble jovial , né dans la casbah d’Alger et qui mêle le châabi algérois et la musique arabo-andalouse et judéo-arabe dans un esprit de fête et de convivialité…alors pourquoi faire la fine bouche, ce fut une soirée appréciée !

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Un mythe bien vivant : Patti Smith

Certains s’interrogeaient sur la concordance Patti Smith/Musiques sacrées, beaucoup se demandaient comment l’icône punk-rock avait vieilli…eh bien la réponse était dans le concert. Patti Smith a assuré dans tous les sens du terme. Sa voix n’a rien perdu, son énergie est intacte, et, manifestement, elle aime toujours autant la scène. Le public n’a donc pas boudé son bonheur, même le spectateur  Edgar Morin a retrouvé ses 20 ans et n’a pu s’empêcher de danser!Un concert mythique qui gommait les années ! 

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