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L’artiste plasticien Victor VASARELY ( 1906-1997 ),  hongrois naturalisé français, était partout dans les années 60-80 : façade RTL, logo RENAULT, pochette de disque de David BOWIE, mobilier urbain, posters de chambres d’étudiants… Il inspirait les papiers peints et un mobilier aujourd’hui vintage, tout comme les décors d’émissions télé. Il était à lui seul représentatif de cette époque rythmée et colorée . Puis il y  eut une sorte d’indigestion et ses illusions d’optique et ses créations géométriques  devinrent insensiblement moins tendance, puis très « datées », puis presque ringardes … Même la FONDATION  VASARELY d’Aix en Provence, ouverte en 1973, prenait ( littéralement )l’eau!….

Et voici qu’on  re découvre VASARELY et qu’on porte un regard renouvelé sur ses réalisations. 

La FONDATION d’Aix-en-Provence a ainsi retrouvé beauté et grandeur grâce à une rénovation radicale. Hebdomadaires et chaines de télévision consacrent ces temps-ci de nombreux articles et sujets au père fondateur du POP  ART  ( Art Optique). 

Surtout, le CENTRE  POMPIDOU  propose ( 6 fév – 6 mai 2019)  « LE  PARTAGE  des  FORMES », première grande exposition rétrospective des oeuvres de VASARELY depuis 1963. Les visiteurs peuvent y découvrir ou y retrouver environ 300 oeuvres emblématiques d’un artiste prolifique et éclectique. L’exposition dévoile les grandes étapes de la vie de Vasarely, depuis sa formation dans les traces du BAUHAUS  jusqu’à ses dernières innovations autour de la 4ème dimension ,en passant  par les années 30 où Victor VASARELY travaillait à Paris comme graphiste dans la publicité.

Bien sûr,  on peut voir des oeuvres de VASARELY ailleurs qu’à Paris ou Aix-en-Provence… Il est ainsi exposé en particulier à BUDAPEST ou  à GORDES….

 

 

 

Photo tirée du film ROMA ( La presse.ca)

Le film américano- mexicain « ROMA », réalisé par Alfonso CUARON  était absent, car refusé par les organisateurs, au dernier Festival de Cannes. Le motif : il a été produit par NETFLIX, et diffusé sur cette plate-forme de streaming sans être sorti en salles. Cela avait suscité débats et commentaires… et n’a pas fini de faire question, d’autant que depuis Cannes, ROMA a été maintes fois primé et qu’il est nommé  ( voire favori) aux OSCARS. Il a par exemple reçu Le Lion d’Or à la Nostra de Venise, est lauréat des Golden Globes, des Goyas espagnols, du Syndicat des Réalisateurs etc…

Partout, Alfonso CUARON voit son film encensé par la critique, tant sur le fond que sur la forme. Il signe effectivement un très beau film intimiste ( inspiré de son enfance dans le quartier résidentiel ROMA à Mexico), assez lent ( sans être ennuyeux), et qui finalement parle simplement de sujets sérieux, y compris la fatalité sociale ( le personnage central du film est Chloé, la domestique indigène de la famille), la séparation des parents ou encore les manifestations étudiantes qui tournent au massacre     ( celles de 1971 au Mexique). 

Les images ( en noir et blanc) sont de toute beauté, empreintes de poésie, de nostalgie et de tendresse, voire d’amour , sans que jamais les symboles ne soient lourds ou imposés au spectateur.

En résumé…. un film à voir sans attendre si on a accès à NETFLIX! Netflix qui pourrait bien reitérer l’expérience en sortant de nouveaux films ( uniquement sur sa plate-forme ou avec également une diffusion en salles?)

 

PHOTO  PARIS MATCH

Michel LEGRAND vient de s’éteindre à Paris à l’âge de 86 ans et après une carrière si riche et multiple qu’elle est presque impossible à résumer.

En fait ce « touche à tout génial et féru de jazz » fut une star de 20 à 86 ans. Il a conquis d’innombrables domaines, que ce soit comme compositeur-arrangeur ( il a travaillé avec les plus grands et dans le monde entier), dans les musiques de films ( qui lui ont valu 3 Oscars), dans la comédie musicale ( qui a oublié « Les Parapluies de Cherbourg » , les « Demoiselles de Rochefort » ou « Peau d’Ane » ?!). Il a tout essayé et tout réussi, du jazz à la variété, au cinéma ou à la direction d’orchestre .

Son agenda était encore plein de projets: outre qu’il a pu savourer le succès actuel de la nouvelle comédie musicale « Peau d’Ane »  ( sur laquelle il a travaillé), une comédie musicale est parait-il prête, un film avec X. Bauvois était en préparation… et 2 concerts avec des amis programmés en avril au Grand Rex à Paris. De quoi occuper et remplir de musique la vie de ce passionné exigeant, parfois intransigeant et même colérique ( certains journalistes se souviennent en avoir fait les frais!).

Tous les hommages l’ont souligné: les mélodies de Michel LEGRAND étaient devenues comme une BO de nos vies, en tout cas les mélodies  de toute une époque… Les micro-trottoirs de ces derniers jours le montrent: pratiquement chacun peut les fredonner!

Même la vie privée de Michel LEGRAND ressemble à un film: après 2 mariages, 2 divorces et 4 enfants , le voici qui , à plus de 80 ans, épousait Macha MERYL…. dont il était éperdument amoureux depuis un baiser échangé au Brésil… 50 ans auparavant!

Photo Via France

 

« L’ INCROYABLE  HISTOIRE  DU  FACTEUR  CHEVAL », film co-écrit et réalisé par Nils TAVERNIER, avec Jacques GAMBLIN et Laeticia CASTA dans les rôles principaux vient de sortir sur les écrans. Il retrace la vie hors norme d’un petit facteur de la Drôme, habité d’un projet fou et aujourd’hui considéré comme un génie…ce qui fut loin d’être le cas de son vivant!

Rien ne prédestinait Joseph Ferdinand CHEVAL , né dans la Drôme en 1836 à sortir du rang et à faire parler de lui, ni de son vivant ni un siècle plus tard. Après une scolarité courte, il devient  apprenti boulanger et se marie une première fois, avec une lingère dont il aura 2 enfants. A la mort de son fils aîné, il quitte la boulangerie et se fait embaucher comme ouvrier agricole. Mais, guetté par la misère, Joseph-Ferdinand saisit l’opportunité de devenir facteur et sera bientôt affecté à HAUTERIVES , sur une tournée de 33kms. Parallèlement , il devient veuf et se remarie avec   Philomène, qui lui apporte une petite dot et lui permet ainsi d’acheter un lopin de terre à Hauterives , où il passera le reste de sa vie et sera enterré.

Les tournées du Facteur Cheval sont longues, il les occupe donc à rêver tout en marchant, sans jamais parler de ses rêves ni chercher à les concrétiser…. jusqu’au jour où, en 1879 il butte sur une pierre, qui est pour lui une révélation et un déclic. Subjugué par sa forme, il la ramasse, puis cherche et choisit d’autres pierres, toujours plus de pierres ( il les accumule la journée et revient les chercher le soir avec sa fidèle brouette). Le voisinage le tient bientôt pour fou, car le voici qui , sans relâche, se met à construire un incroyable monument, qui ne ressemble à rien d’existant, fruit d’une imagination et d’une obsession sans pareilles. Il mettra  33 ans à bâtir son »Palais Idéal », oeuvre de toute une vie, de 12m sur 26m, faite de pierres, de chaux, de mortier ( on y trouve même les premiers principes du béton armé!), agrémentée de sculptures, d’inscriptions, de symboles… et évoquant parfois des constructions exotiques ou antiques ( il semble  que le facteur Cheval ait été inspiré par les cartes postales qu’ils distribuait ainsi que des revues traitant d’architectures lointaines).

Le facteur Cheval projetait d’être enterré dans son Palais, mais l’idée, illégale,  lui est refusée. Alors, il passe 8 ans de plus à construire… son tombeau « du silence et du repos sans fin », avant de mourir en 1924, à 88ans, et toujours à Hauterives.

Finalement, l’oeuvre folle ne restera pas l’oeuvre d’un fou… Dès 1930 Picasso et Breton s’y intéressent et lui apportent leur soutien. Plus tard, dans les années 60, André MALRAUX décide, alors pratiquement contre l’avis de tous, de classer le Palais Idéal aux Monuments Historiques… Au fil des décennies, il est de plus en plus visité,connu et reconnu,  et est aujourd’hui considéré comme un chef d’oeuvre de l’Art Naif, qui ne laisse aucun visiteur indifférent.

En complément au film annoncé plus haut, on trouve sur internet de nombreux articles, films TV, commentaires et photos sur le Palais et le Tombeau du Facteur CHEVAL. En 1954 un court métrage lui avait été consacré et…. en 2010 un épisode de Louis la Brocante l’évoquait!!

 

 

 

 

Photo Metro

2019 sera une année particulière pour le « jeune » reporter TINTIN…Il a fêté ses 90 ans le 10 janvier (..dépassant ainsi allègrement le seuil de 77 ans originellement fixé pour ses lecteurs!!) et il est, et plus encore sera, sur tous les fronts, finalement plus tendance que jamais. Des exemples?

D’abord, France 3 et la Société Moulinsart se sont associées pour produire 3 épisodes documentaires « Sur les traces de Tintin ». On peut ainsi marcher dans les pas de l’ami Tintin au Pérou ( « Le Temple du Soleil »), en Ecosse (« L’Ile Noire ») puis en Chine ( « Le Lotus Bleu »).

Ensuite,  » Les Tribulations de Tintin au Congo » vient de paraître, dans lequel P. Coddin revient sur l’album le plus controversé, « Tintin au Congo »,  régulièrement soupçonné de relents colonialistes et contraire à la cause des animaux.

…. Après SPIELBERG, c’est Peter JACKSON qui prépare un film ( sortie prévue en 2021), « Le Temple du soleil ».

….Elon MUSK fait parler de lui et de Tintin quand il annonce son projet d’envoyer sur la lune l’engin SPACE X, directement inspiré de la fusée d’Objectif Lune.

…. Citons aussi les adaptations radio de France Culture et La Comédie Française , puisque « Le Temple du Soleil » devrait être diffusé en avril tandis que Les Cigares du Pharaon » et  » Les 7 Boules de Cristal » sont toujours disponibles à l’écoute.

N’oublions pas , bien sûr, les expositions « TINTIN » au Musée Hergé à Louvain-la-Neuve et à Cheverny...

…. et rappelons à l’occasion de cet anniversaire que « Les Aventures de Tintin reporter », ce sont entre autres:

24 Albums dont un inachevé ( édition en vue pour ce dernier, « Tintin et l’ALPH’ART »?)

230 millions d’exemplaires vendus

des traductions dans une 100aine de langues et dialectes

de multiples adaptations télé, ciné, théâtre…. des contributions fréquentes ( livres, essais, articles etc…) sur la psychologie d’Hergé, de Tintin et de ses acolytes, de nombreux produits dérivés et figurines ( très contrôlés)

Bref, une notoriété dans le monde entier pour Tintin, Milou et tous les personnages récurrents de la BD, une BD « ligne claire » et aux décors réalistes qui reste pour beaucoup un modèle du genre! 

 

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Une de mes « traductions » préférées:  « Les Bijoux de la Castafiore » en CHTI ( en Picard plus exactement!)

Photo Cinebel

Il était une fois un jeune comédien-auteur-metteur en scène de théâtre plutôt surdoué et quelque peu boulimique pour découvrir et entreprendre. De surcroît, Alexis MICHALIK, puisque c’est son nom, était fasciné par Edmond ROSTAND. C’est donc avec tout son talent et beaucoup d’enthousiasme que, fort de deux succès précédents ( « Le Porteur d’Histoires » et « Le Cercle des Illusionnistes », il créa   » EDMOND » au Palais Royal en 2016 . La pièce lui valut pas moins de 5 Molières, l’approbation des critiques et l’adhésion du public. Alexis MICHALIK n’en oublia pas pour autant son idée de départ : faire un film sur la naissance de CYRANO. Au contraire, ce qui avait été un temps impossible l’est devenu avec le succès de la pièce. Et c’est bien comme réalisateur de cinéma qu’il nous propose aujourd’hui son nouveau « EDMOND » ( sortie en salles le 9 janvier 2019).

La sortie du film bénéficie d’une forte couverture médiatique et de commentaires élogieux quant au soin apporté à la mise en scène, à l’esthétisme des images, à la vivacité, voire à la drôlerie des dialogues.  Seule la trame qui retrace la genèse de « Cyrano de Bergerac » est jugée un peu simpliste…. Le nombre des entrées en salles  devrait concrétiser cet accueil positif, et consacrer ainsi  la première réalisation cinématographique d’Alexis Michalik.

La distribution du film réunit autour d’Alexis Michalik ( Georges Feydeau),  Thomas Solivérès (Edmond Rostand), Clémentine Célarié (Sarah Bernhardt), Olivier Gourmet ( Constant Coquelin) et Mathilde Seigner ( Maria Legault).

Rien de tel qu’une bande annonce pour se donner envie, ou pas, de faire partie des premiers spectateurs!….

Photo Paris-Match

 

Comment un pull ringard, kitsch à souhait, parfois vulgaire, éventuellement mal tricoté, forcément de très mauvais goût , peut-il devenir tendance?  

Le fait est que depuis Bridget Jones et son journal, ce pull dont on avait honte et qu’on portait uniquement quelques heures pour ne pas peiner sa grand-mère ( qui l’avait tricoté avec amour!) a rejoint la mode , devenant tendance et presque tradition. En tout cas il a sa « JOURNEE DU  PULL MOCHE » et même son CHAMPIONNAT DU MONDE, le tout en décembre bien sûr ( le pull moche est majoritairement un pull de Noël). Les anglais et les américains ont été pionniers, mais désormais tous les pays s’y mettent.

On s’amuse à le tricoter ( tout est permis: pères Noël, rennes, bonhommes de neige, pingouins, pompons, guirlandes, sapins, flocons etc… le secret est dans l’excès….), ou bien on l’achète ( pas très cher), par exemple sur un site internet dédié aux pulls moches!

Un peu ridicule, mais sympathique et résolument inoffensif… y compris entre collègues!

Bonne journée du pull moche à tou(te)s!

Photo L’Express

Des rappeurs… mais qui ne font peur à personne, en tout cas  pas trop. Qui ont une histoire personnelle et un parcours plutôt rassurants et pas particulièrement atypiques. Dont les textes sont bien écrits et appellent plus à la réflexion ou à la prise de conscience qu’à la violence. Qui ont une « vraie » formation musicale et instrumentale.… des OVNI ? Pas vraiment, car  ils sont bien identifiés, qu’on les voit beaucoup depuis quelques années,  et qu’ils sont apparemment bien ancrés dans le réel ( « La vraie vie » est d’ailleurs le titre de leur 2ème album, certes à nuancer par le titre du 3ème album qui vient de sortir et  s’appelle  » La Vie de Rêve » ).

Florian ( BIGFLO) et Olivier ( OLI) sont deux frères nés à Toulouse il y a respectivement 25 et 22 ans. Leur père, argentin, les initie à la salsa. Leur mère, algérienne, est férue de chanson française. Alors la musique et les chansons, ils connaissent depuis leur naissance. Dès l’enfance , ils étudient des instruments ( la trompette pour Oli, le piano et la batterie pour l’aîné). Très jeunes aussi, ils découvrent le rap, grâce à YOUTUBE.

Ils se produisent d’abord sur des scènes locales, puis assurent des premières parties  (Sexion d’Assaut par exemple), travaillent avec Cali, Orelsan, I Am etc… En 2011, le clip  » Ce n’est que le début » enregistre des records de vues… Et tout part très vite pour BIGFLO et OLI, qui signent chez Polydor en 2013.

En 2015, leur premier album, « La Cour des Grands » est disque de platine, leur popularité croît….

En 2017  « La Vraie Vie » dépasse les 300000 ventes. S’ ajoute à cela la création d’une marque de vêtements, une collaboration avec STROMAE, des passages sur la chaîne du youtubeur SQUEEZIE, les Victoires de la Musique ( en musiques urbaines).. BIGFLO et OLI sont alors vraiment lancés.

La sortie de « La Vie Rêvée » en ce mois de novembre 2018 a été évoquée dans  de très nombreuses émissions radio et télé ( y compris sur des chaines « grand public ») . On y a souligné la qualité des textes, le choix des mots, au service de thèmes simples et quotidiens  qui font néanmoins passer un message ( refus de la société de consommation, esprit de fête, plaisir de la création collective…)

Les 2  interprètes/auteurs/compositeurs  ( ou doit-on dire rappeurs/lyricistes/instrumentistes ?) semblent plus que jamais  bien partis sur leur lancée d’un rap assez classique ( certains le diront  » à l’ancienne »), sans doute suffisamment  « cool »  pour séduire un public plus large que celui du rap « dur ».

Petit extrait pour tester ce  » décloisonnement » des styles musicaux ?

 

Photo « toute la télé »

A Walnut Grove, dans LA  PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE, presque tout le monde il était beau, presque tout le monde il était gentil…. SAUF la redoutable Madame OLESON. Elle, elle savait se montrer mesquine, jalouse, colérique, injuste et insupportable. Et cela donnait de l’animation et du relief à une série un peu trop pleine de bons sentiments et de belles personnes.  C’était bon de la détester, de se demander ce qu’elle mijotait et ce qu’elle inventerait. C’était même d’autant meilleur que généralement, ses petits calculs et ses tours pendables échouaient. …Madame OLESON idolâtrait sa fille Nelly ( presque aussi odieuse  que sa mère, mais qui a basculé dans le camp des gentils à l’âge adulte), défendait son petit Willy et bousculait Nels, son sympathique mari, tout en l’aimant profondément. Bref, on la détestait tout en se disant qu’elle n’était parfois pas si mauvaise qu’elle en avait l’air!

Et voilà qu’Harriet Oleson n’existera plus que dans les redifffusions, car celle qui l’incarnait, Katherine Mac Gregor est décédée il y a quelques jours à l’âge de 93 ans…. et on apprend du coup, que l’actrice était le contraire de son personnage ( gentille, attentive, attentionnée et généreuse)…

La Petite Maison dans la Prairie est toujours régulièrement diffusée ( actuellement quotidiennement sur 6ter).  Il suffit de re-re-regarder un des multiples épisodes pour se rendre compte qu’après toutes ces années on n’a presque rien oublié… et en tout cas, surtout pas Madame Oleson!

Photo Le Parisien

Le « père » des Parisiennes était sans doute KIRAZ qui les avait croquées avec humour et sophistication…Puis, surfant sur la vague yéyé des années 60, Claude BOLLING en avait tiré l’idée de monter une sorte de girls-band avant l’heure, en tout cas un groupe de 4 jeunes femmes dynamiques et « stylées », à la voix acidulée, devenu « Les Parisiennes »

On les entendait beaucoup sur les ondes ( des tubes un peu crispants, mais restés en mémoire:  » Il fait trop beau pour travailler »… « L’argent ne fait pas le bonheur »,  » On a toutes besoin d’un homme »…). On les voyait beaucoup à la télé et sur scène bien sûr ( et c’est Roland PETIT himself qui supervisait leurs chorégraphies!). On se souvient aussi du coup de pub imaginé par RENAULT pour féminiser et valoriser sa 4L, avec la sortie ( et le succès) d’une série spéciale de voitures agrémentées de cannage ou d’écossais…

Dans les années 70 Les Parisiennes se sont séparées ( une seule s’est essayée à une carrière de chanteuse solo), même si on les a encore plus ou moins entendues, ne serait-ce que parce que le générique du  POP CLUB de José ARTHUR sur France Inter est longtemps resté l’original, chanté par Les Parisiennes.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais c’était compter sans Laurent RUQUIER! Car voilà que son rêve de toujours était de redonner vie aux Parisiennes! Quand il décide de concrétiser son projet, en 2017, il réunit Arielle DOMBASLE ( née au Mexique), la belge Héléna NOGUERRA, la malienne Inna MODJA et Mareva GALANTER ( ex Miss France originaire de Tahiti). Aucune parisienne de naissance donc, mais néanmoins disent-elles, toutes » amoureuses de Paris » où elles vivent aujourd’hui.

Cela a donné un premier single en février 2018  (« Ah! c’qu’on est bête! » ), un album sorti fin avril et une tournée qui a démarré aux Folies Bergères le 24 Mai et qui se poursuit un peu partout en France, y compris à l’Olympia en fin d’année …Plus, promo oblige, pas mal de présence sur les ondes et les plateaux de télévision ( « Thé ou café », « A la bonne heure » ,  régulièrement aux « Grosses Têtes » dont Arielle Dombasle est sociétaire etc…).

A priori les nouvelles Parisiennes n’apportent rien de très nouveau, elles restent absolument fidèles au style vocal de leurs modèles des années 60, mais elles assurent cette succession avec entrain et bonne humeur, et titillent peut-être une petite nostalgie chez certains? … Ou pas! …  

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