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Photo Paris-Match

 

Comment un pull ringard, kitsch à souhait, parfois vulgaire, éventuellement mal tricoté, forcément de très mauvais goût , peut-il devenir tendance?  

Le fait est que depuis Bridget Jones et son journal, ce pull dont on avait honte et qu’on portait uniquement quelques heures pour ne pas peiner sa grand-mère ( qui l’avait tricoté avec amour!) a rejoint la mode , devenant tendance et presque tradition. En tout cas il a sa « JOURNEE DU  PULL MOCHE » et même son CHAMPIONNAT DU MONDE, le tout en décembre bien sûr ( le pull moche est majoritairement un pull de Noël). Les anglais et les américains ont été pionniers, mais désormais tous les pays s’y mettent.

On s’amuse à le tricoter ( tout est permis: pères Noël, rennes, bonhommes de neige, pingouins, pompons, guirlandes, sapins, flocons etc… le secret est dans l’excès….), ou bien on l’achète ( pas très cher), par exemple sur un site internet dédié aux pulls moches!

Un peu ridicule, mais sympathique et résolument inoffensif… y compris entre collègues!

Bonne journée du pull moche à tou(te)s!

Photo L’Express

Des rappeurs… mais qui ne font peur à personne, en tout cas  pas trop. Qui ont une histoire personnelle et un parcours plutôt rassurants et pas particulièrement atypiques. Dont les textes sont bien écrits et appellent plus à la réflexion ou à la prise de conscience qu’à la violence. Qui ont une « vraie » formation musicale et instrumentale.… des OVNI ? Pas vraiment, car  ils sont bien identifiés, qu’on les voit beaucoup depuis quelques années,  et qu’ils sont apparemment bien ancrés dans le réel ( « La vraie vie » est d’ailleurs le titre de leur 2ème album, certes à nuancer par le titre du 3ème album qui vient de sortir et  s’appelle  » La Vie de Rêve » ).

Florian ( BIGFLO) et Olivier ( OLI) sont deux frères nés à Toulouse il y a respectivement 25 et 22 ans. Leur père, argentin, les initie à la salsa. Leur mère, algérienne, est férue de chanson française. Alors la musique et les chansons, ils connaissent depuis leur naissance. Dès l’enfance , ils étudient des instruments ( la trompette pour Oli, le piano et la batterie pour l’aîné). Très jeunes aussi, ils découvrent le rap, grâce à YOUTUBE.

Ils se produisent d’abord sur des scènes locales, puis assurent des premières parties  (Sexion d’Assaut par exemple), travaillent avec Cali, Orelsan, I Am etc… En 2011, le clip  » Ce n’est que le début » enregistre des records de vues… Et tout part très vite pour BIGFLO et OLI, qui signent chez Polydor en 2013.

En 2015, leur premier album, « La Cour des Grands » est disque de platine, leur popularité croît….

En 2017  « La Vraie Vie » dépasse les 300000 ventes. S’ ajoute à cela la création d’une marque de vêtements, une collaboration avec STROMAE, des passages sur la chaîne du youtubeur SQUEEZIE, les Victoires de la Musique ( en musiques urbaines).. BIGFLO et OLI sont alors vraiment lancés.

La sortie de « La Vie Rêvée » en ce mois de novembre 2018 a été évoquée dans  de très nombreuses émissions radio et télé ( y compris sur des chaines « grand public ») . On y a souligné la qualité des textes, le choix des mots, au service de thèmes simples et quotidiens  qui font néanmoins passer un message ( refus de la société de consommation, esprit de fête, plaisir de la création collective…)

Les 2  interprètes/auteurs/compositeurs  ( ou doit-on dire rappeurs/lyricistes/instrumentistes ?) semblent plus que jamais  bien partis sur leur lancée d’un rap assez classique ( certains le diront  » à l’ancienne »), sans doute suffisamment  « cool »  pour séduire un public plus large que celui du rap « dur ».

Petit extrait pour tester ce  » décloisonnement » des styles musicaux ?

 

Photo « toute la télé »

A Walnut Grove, dans LA  PETITE MAISON DANS LA PRAIRIE, presque tout le monde il était beau, presque tout le monde il était gentil…. SAUF la redoutable Madame OLESON. Elle, elle savait se montrer mesquine, jalouse, colérique, injuste et insupportable. Et cela donnait de l’animation et du relief à une série un peu trop pleine de bons sentiments et de belles personnes.  C’était bon de la détester, de se demander ce qu’elle mijotait et ce qu’elle inventerait. C’était même d’autant meilleur que généralement, ses petits calculs et ses tours pendables échouaient. …Madame OLESON idolâtrait sa fille Nelly ( presque aussi odieuse  que sa mère, mais qui a basculé dans le camp des gentils à l’âge adulte), défendait son petit Willy et bousculait Nels, son sympathique mari, tout en l’aimant profondément. Bref, on la détestait tout en se disant qu’elle n’était parfois pas si mauvaise qu’elle en avait l’air!

Et voilà qu’Harriet Oleson n’existera plus que dans les redifffusions, car celle qui l’incarnait, Katherine Mac Gregor est décédée il y a quelques jours à l’âge de 93 ans…. et on apprend du coup, que l’actrice était le contraire de son personnage ( gentille, attentive, attentionnée et généreuse)…

La Petite Maison dans la Prairie est toujours régulièrement diffusée ( actuellement quotidiennement sur 6ter).  Il suffit de re-re-regarder un des multiples épisodes pour se rendre compte qu’après toutes ces années on n’a presque rien oublié… et en tout cas, surtout pas Madame Oleson!

Photo Le Parisien

Le « père » des Parisiennes était sans doute KIRAZ qui les avait croquées avec humour et sophistication…Puis, surfant sur la vague yéyé des années 60, Claude BOLLING en avait tiré l’idée de monter une sorte de girls-band avant l’heure, en tout cas un groupe de 4 jeunes femmes dynamiques et « stylées », à la voix acidulée, devenu « Les Parisiennes »

On les entendait beaucoup sur les ondes ( des tubes un peu crispants, mais restés en mémoire:  » Il fait trop beau pour travailler »… « L’argent ne fait pas le bonheur »,  » On a toutes besoin d’un homme »…). On les voyait beaucoup à la télé et sur scène bien sûr ( et c’est Roland PETIT himself qui supervisait leurs chorégraphies!). On se souvient aussi du coup de pub imaginé par RENAULT pour féminiser et valoriser sa 4L, avec la sortie ( et le succès) d’une série spéciale de voitures agrémentées de cannage ou d’écossais…

Dans les années 70 Les Parisiennes se sont séparées ( une seule s’est essayée à une carrière de chanteuse solo), même si on les a encore plus ou moins entendues, ne serait-ce que parce que le générique du  POP CLUB de José ARTHUR sur France Inter est longtemps resté l’original, chanté par Les Parisiennes.

L’histoire aurait pu s’arrêter là, mais c’était compter sans Laurent RUQUIER! Car voilà que son rêve de toujours était de redonner vie aux Parisiennes! Quand il décide de concrétiser son projet, en 2017, il réunit Arielle DOMBASLE ( née au Mexique), la belge Héléna NOGUERRA, la malienne Inna MODJA et Mareva GALANTER ( ex Miss France originaire de Tahiti). Aucune parisienne de naissance donc, mais néanmoins disent-elles, toutes » amoureuses de Paris » où elles vivent aujourd’hui.

Cela a donné un premier single en février 2018  (« Ah! c’qu’on est bête! » ), un album sorti fin avril et une tournée qui a démarré aux Folies Bergères le 24 Mai et qui se poursuit un peu partout en France, y compris à l’Olympia en fin d’année …Plus, promo oblige, pas mal de présence sur les ondes et les plateaux de télévision ( « Thé ou café », « A la bonne heure » ,  régulièrement aux « Grosses Têtes » dont Arielle Dombasle est sociétaire etc…).

A priori les nouvelles Parisiennes n’apportent rien de très nouveau, elles restent absolument fidèles au style vocal de leurs modèles des années 60, mais elles assurent cette succession avec entrain et bonne humeur, et titillent peut-être une petite nostalgie chez certains? … Ou pas! …  

Photo Time Out Paris

Indéniablement, Jean-Michel BASQUIAT occupe une place à part dans l’histoire contemporaine de l’art. Décédé d’over dose à 27 ans , ce jeune noir de Brooklyn ( né de père haïtien et de mère porto-ricaine ) n’a pu exercer son talent que durant une dizaine d’années ( avec quand même, à son actif, 800 tableaux et 1500 dessins!). Il est pourtant considéré comme un artiste majeur du XXème siècle, peintre d’avant-garde populaire et pionnier de la tendance underground. Déjà connu et apprécié pratiquement  dès ses débuts, il est aujourd’hui universellement reconnu. Sa cote atteint d’ailleurs des sommets ( en 2017, un « tableau sans titre » de Basquiat s’est vendu 110,5 millions de dollars ).

C’est à la fulgurance de ce talent que la Fondation VUITTON rend hommage cet automne, en exposant Jean-Michel BASQUIAT. L’exposition parcourt, de 1980 à 1988, l’ensemble de la carrière du peintre, en se concentrant sur 120 oeuvres décisives.  Pour la première fois  les célèbres « HEADS » sont réunies, ainsi que des collaborations WHAROL-BASQUIAT, des toiles « mythiques » et aussi d’autres rarement vues en Europe.

L’exposition montre à quel point BASQUIAT a renouvelé la pratique du dessin et la conception même de l’art. Avec la rue ( de New York) pour premier atelier, mais par ailleurs doté d’une vraie culture artistique , il s’appuie sur un regard incisif, impitoyable et engagé ( l’absence des artistes noirs lui apparait par exemple comme une douloureuse évidence ). Des tags et  graffs (signés « SAMO ») de ses débuts, aux peintures sur toiles, aux collages , à la collaboration parfois exaltante avec WARHOL, BASQUIAT a presque tout vécu et presque tout réussi. En accéléré…

La vie de BASQUIAT est à l’image de son oeuvre. Attachante, riche, tragique, tantôt bénie des dieux et de tous, tantôt douloureuse… Paradoxale. Quelque part, le destin-éclair du jeune homme ajoute à la légende de l’artiste qu’il a toujours été.

Pour mieux connaître BASQUIAT, 2 films passionnants ont été faits, éventuellement à revoir en streaming:  » Radiant Child » en 2010  réalisé par Tamra DAVIS  et  le documentaire d’Arte « Noire est la couleur » en 2016 par GOLDSTEIN et SOUTIF .

ENFIN, POUR  LE  PLAISIR , voici quelques citations de BASQUIAT lui-même:

« En fait, je n’ai jamais fait de tags, j’ai fait de la peinture depuis mes débuts »

« Notre mémoire culturelle nous suit partout, où que l’on se trouve »

« Je fuis la logique linéaire de l’adulte pour m’approcher de la logique immédiate de l’enfant… J’aime les dessins d’enfants »

Photo Vogue

basquiat-radiantchild-vogue_opt

Photo  fesfestival

Traditionnellement, le FESTIVAL des MUSIQUES  SACREES de FES était programmé début Juin… Mais les dernières éditions avaient dérogé au principe. Ainsi les éditions 2015 et 2016 se sont déroulées en mai… sous des pluies battantes! ( le Festival 2017 , en mai également, étant quand même  moins perturbé car moins arrosé!) Puis , Ramadan oblige, les dates de 2018 avaient été repoussées fin juin ( ce qui n’arrangeait pas forcément de nombreux habitués du Festival, cette période étant plus chargée en réunions familiales, début de vacances, autres manifestations et événements… ou examens).

Pour les prochaines MUSIQUES  SACREES , on se rapproche des dates « historiques »: l’événement est programmé après le RAMADAN 2019, du 14  au 22 Juin.

Le THEME n’est pas encore connu, ni bien sûr la programmation…. alors, A  SUIVRE !

Photo Le guide des festivals.

Sur les agendas de la rentrée, un créneau privilégié est à noter depuis plus de 30 ans:

LE  TOURCOING  JAZZ  FESTIVAL                                   

… un rendez vous à la fois attendu, mais sans routine . Et la 32ème édition promet d’être à la hauteur des précédentes, avec une programmation associant qualité et ouverture.

Entre le 13 et le 20 octobre on pourra donc  applaudir  des  « valeurs sûres »        ( d’ailleurs fidèles au Festival pour certaines) : Airelle BESSON, Vincent PEIRANI, Chucho VALDES, André MANOUKIAN ou encore Anouar BRAHEM… mais aussi partager des découvertes et peut-être des coups de coeur ( par exemple pour la chanteuse KIMBEROSE ?).

Du JAZZ avant tout bien sûr, mais « dans une ambiance colorée et métissée musicalement ». Ceci grâce à des artistes musiciens talentueux, et aussi à des VOIX ( Hugh COLTMAN et Fatoumata DIAWARA pour ne citer qu’eux). Attention, certains concerts sont d’ores et déjà complets! IL  EST  GRAND  TEMPS  DE  RESERVER!

Les principaux lieux du Festival sont connus des habitués: Théâtre de Tourcoing, Colisée de Roubaix, Maison Folie de l’Hospice d’Havré, et mythique Magic Mirrors… A noter cette année de nouveaux partenariats et actions . D’abord un  » pré festival » début octobre, qui tournera entre la Maison Cavrois à Croix ( complet), Neuville en Ferrain, Lesquin , Mouscron et Gruson ( avec la trompette d’Airelle BESSON et l’accordéon de Lionel SUAREZ). Ensuite un cycle JAZZ et LITTERATURE en partenariat avec les médiathèques, et au MUBA , des lectures du discours d’Albert CAMUS pour la remise du Nobel accompagnées par des musiciens du département jazz de Tourcoing.

Yann SUBTS, directeur du Festival, Patrick DREHAN, directeur artistique et toute l’équipe d’organisation sont dans les starting block … plus que 5 semaines à attendre!

tourcoing-jazz-festival.com pour programmation détaillée, informations et billetterie

 

PHOTO  LE PARISIEN

Seuls les superlatifs sont à même d’évoquer ARETHA FRANKLIN, qui a quitté ce monde pour celui des légendes le 16 Août dernier…

En 2010 , le magazine Rolling Stone la désignait  » meilleure chanteuse de tous les temps ». Une consécration méritée si on se rappelle que la Reine du Soul a enregistré 42 albums studio et vendu plus de 75 millions de disques. Première chanteuse noire à faire mieux qu’Elvis Presley, ARETHA a reçu 18 grammy awards, et d’innombrables nominations. 

Une immense chanteuse/auteure/compositrice de GOSPEL, de SOUL, de RYTHM and BLUES, de FUNK et de JAZZ, devenue aussi une véritable icône dans son engagement de féministe noire américaine. On l’a vue aux côtés de Martin Luther KING puis de nombreuses personnalités marquantes voire historiques, et bien sûr, entendue lors de l’investiture d’un  Barack OBAMA ému aux larmes.

Le destin personnel d’Aretha Franklin fut plus tortueux et compliqué. Chanteuse dès son plus jeune âge ( dans l’Eglise de son père, Révérend connu pour ses prêches, lui-même grand amateur de musique…. et adepte du cannabis), déjà mère de 2 enfants à l’âge de 15 ans, elle connut ensuite des relations amoureuses et conjugales mouvementées et souvent douloureuses. Peut-être sont-elles à l’origine des addictions qu’elle dut combattre durant des décennies ( tabac, alcool, puis lutte contre l’obésité..)?

Impossible de choisir entre ses titres mythiques ( « Respect », « You make me feel like », »A natural Woman », « I never loved a man » …), pour la plupart enregistrés sous le label Atlantic entre 1967 et 1980, entre ses duos bluffants ( avec Keith Richard, George Michael, Elton John etc…), ou même entre ses différents styles musicaux ( gospel, blues, jazz..)

Alors, pourquoi ne pas écouter un titre moins souvent diffusé, « Suzanne », chanson d’un autre grand de la chanson, Léonard COHEN ? ARETHA FRANKLIN se l’approprie magistralement…

Et dire qu’il a 75 ans!…. le moins qu’on puisse dire c’est que Roger WATERS sur scène gomme les années!! Il chante, bouge… et s’indigne comme depuis toujours, comme si le temps avait épargné aussi bien l’artiste que sa musique.

Les quelques 26000 spectateurs du Stade Pierre Mauroy à Lille ont mesuré leur chance ( une tournée de 150 dates à travers le monde, mais 4 dates en France seulement)  et ont vécu une soirée grandiose.

Pour ce concert « US + THEM » on attendait une scénographie forte et soignée… elle est extraordinaire! De quoi marquer les esprits et renforcer la légende Roger WATERS! En plus, la voix n’a pas vieilli, les morceaux espérés sont au rendez-vous… Sacrée soirée!

Evidemment, le message est très engagé, voire politique : Trump en prend pour son grade, Israel, les partis néo-fascistes ou nationalistes aussi. Les migrants, les Palestiniens ont un avocat sans concessions … La révolte de WATERS est toujours son moteur  ( un message peut-être un peu trop explicite et martelé?… mais dans ce contexte, le public dans sa majorité comprend et  accepte…).

Il y a 30 ans, presque au même endroit,  le concert de PINK FLOYD avait marqué les esprits … celui-ci en a été digne!

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