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Le 25 Octobre sortira en salle le film « Au revoir là-haut », réalisé par Albert DUPONTEL , avec Laurent LAFITTE, Niels ARESTRUP, Mélanie THIERRY , Emilie DEQUENNE etc… Cette comédie dramatique est une adaptation du roman de Pierre LEMAITRE, sorti chez Albin Michel et Prix Goncourt en 2013.

Roman et donc film narrent l’épopée de deux anciens poilus au sortir de la Première Guerre Mondiale. L’un est devenu paranoïaque, l’autre est une gueule cassée et tous deux peinent à retrouver place dans la société. Amers et laissés pour compte, ils se vengent de l’ingratitude de l’Etat en montant une vaste escroquerie autour du patriotisme, négociant des Monuments aux Morts fictifs…tandis qu’un troisième personnage, le douteux lieutenant Pradelle organise un trafic de cercueils et de transport de cadavres (ce qui est, pour le coup, une triste réalité historique!).

Le roman de Pierre LEMAITRE a connu un très grand succès critique et commercial…Il devrait en être de même pour le film, quand on connaît le talent associé à  un humour noir et décalé d’Albert DUPONTEL et si l’on en juge par les bandes annonces et teaser publiés jusqu’ici. On peut en tout cas miser sur une reconstitution historique soignée et un vrai parti pris esthétique.

Et si on mettait à profit le temps qu’il reste jusqu’à la sortie du film pour lire ou relire ce Goncourt lucide et grinçant, pas toujours « politiquement correct »?

PHOTO  ça c’est culte

 

TOURCOING , qui s’affiche comme la ville jazz des Hauts de France, propose pour la 31ème année un Festival de jazz toujours aussi prometteur et attractif…Le public est donc convié du 14 au 21 0ctobre à vibrer, applaudir, découvrir, re- découvrir, se laisser convaincre et enchanter…

Le programme complet est  disponible en ligne ( www.tourcoing-jazz-festival.com) , sur la page facebook du Festival et au 1OO Rue de Tournai à Tourcoing      (la billetterie est ouverte depuis plusieurs semaines ) … Quelques noms d’artistes pour prouver   ( s’il le fallait !) le niveau de la manifestation ? : Richard GALLIANO, Archie SHEPP, Sylvain RIFFLET, Youn SUN NAH, Kesiah JONES, PONTY-LAGRENE-EASTWOOD….et bien d’autres!

De quoi se régaler!

Photo jazz-a-vienne

Les albums « reprise » sont à la mode ces temps-ci : autour de BARBARA, autour de JOHNNY HALLIDAY… les sorties s’enchainent. Mais « tendance » peut aussi rimer avec « qualité « … C’est en tout cas ce que laisse espérer le très prochain projet d’IBRAHIM  MAALOUF. 

Le 17 Novembre, le trompettiste-compositeur-arrangeur sort un album rendant hommage à DALIDA , pour les 30 ans de sa disparition ( sous le label Barclay, qui est par ailleurs celui de la chanteuse).

Inattendu ?! IBRAHIM MAALOUF a souvent affirmé qu’il voulait varier les projets et mixer les genres. Et surtout, il s’est dit étonné et séduit par Dalida  » femme multiculturelle, à la fois orientale et européenne, latine, passionnée et timide, secrète, capable de faire danser et groover comme de faire pleurer et rêver »… Si l’album à venir est prometteur, c’est qu’outre son propre talent, Ibrahim MAALOUF s’est entouré de vraies « pointures ». Alain SOUCHON reprendra « Bambino », MIKA donnera sa version de « Salma ya Salama »…. On entendra aussi ARNO, Rokia TRAORE, Thomas DUTRONC, IZIA, BEN l’ONCLE  SOUL, Matthieu CHEDID et…Monica BELLUCCI! Les premiers extraits diffusés semblent très réussis ( en particulier celui de Mélodie GARDOT associée à Ibrahim MAALOUF sur « J’Attendrai »).

VOILA  QUI  DONNE ENVIE!  alors rendez-vous en Novembre..

Photo Skyrock

On est au début de 1970 lorsque 5 artistes du quartier populaire Hay Mohammadi à Casablanca créent un groupe musical appelé NASS EL GHIWANE, et c’est le départ d’une aventure que beaucoup considèrent comme une véritable révolution musicale au Maroc. Martin SCORCESE lui-même disait de ces musiciens qu’ils étaient  les « Rolling Stones de l’Afrique » ( et a d’ailleurs acheté les droits de leur chanson « Ya Sah » pour son film « La Dernière Tentation du Christ »).

Les 5 musiciens fondateurs ( Laarbi BATMA, Omar SAYED, BOUJMIA, Allal YAALA et Aziz TAHIRI – qui sera assez vite remplacé par Abdermahne PACO-) n’ont manifestement pas choisi le nom du groupe au hasard: la pratique du GHIWANE est en effet une coutume ancestrale  au Maroc, qui conférait à des gens connus pour leur probité et leur modestie, la faculté de décrire par le chant et la parole la vie quotidienne et les problèmes de leurs semblables…et c’est bien dans cette voie que va s’engager le répertoire de NASS EL GHIWANE ! Si la partie musicale s’appuie sur le répertoire traditionnel, avec des héritages gnaoua, chaâbi et soufi , et utilisant des instruments tels que le luth, le guembri, le tbil, la darbouka ou le banjo, ce sont les textes qui créent un véritable choc. Loin des habituelles chansons d’amour un peu plaintives et récurrentes, ils évoquent les problèmes de la jeunesse, les difficultés du quotidien, les blocages et les injustices de la société, ce qui n’avait jamais été osé. Dès 1971 , le groupe est adulé par un public séduit par les rythmes et touché par les paroles. Parallèlement bien sûr, ses membres se mettent en danger de par leur rôle contestataire et rebelle… mais ils garderont le cap et n’abdiqueront pas. D’ailleurs, 45 ans plus tard et malgré le décès ou le départ  de plusieurs des premiers membres,  ils restent mythiques pour de très nombreux marocains de tous âges.

Groupe symbolique pour toute une génération, NASS EL GHIWANE  est, selon Mohamed RAHMAOUI, « le groupe des superlatifs » , un groupe qui continue à être très écouté au Maroc et au-delà, à vendre beaucoup d’albums et aussi à se produire en concert ( par exemple à  Nanterre en octobre prochain). Personne n’a oublié ses longs morceaux parfois mélancoliques, parfois festifs et exaltés, souvent composés dans un esprit de transe. Avec un répertoire très riche, qui allie le respect de la tradition musicale et l’exigence d’une expression moderne et libre…

Photo Molpé Music

« TAZIRI » signifie « clair de lune » en berbère… Pour le guitariste et joueur de oud Titi ROBIN, c’est aussi le nom d’un voyage musical d’une rive à l’autre de la Méditerranée en compagnie de son jeune complice, le talentueux et très populaire musicien gnawa Mehdi NASSOULI.

Ce dernier apporte sa voix, le son de son guembri et une vraie connaissance  des musiques marocaines…Titi ROBIN signe avec lui un très agréable « pont musical », qu’ il qualifie de « blues méditerranéen », à partager sur l’album comme en concert…

« TAZIRI » comporte 9 titres, appuyés par l’accordéon ( Francis VARES) et les percussions…et restitue un univers musical plein de talent, et aussi de plaisir et de respect mutuels…

Photo VOGUE

La voix est douce, les gestes délicats, les expressions timides et nuancées…mais qu’on ne s’y trompe pas, Bouchra JARRAR est aussi ( d’abord?) un concentré d’énergie, de volonté et de lucidité! Sinon, bien sûr, elle ne serait pas devenue Directrice artistique « Femme » chez LANVIN.

Son parcours est éloquent: née en 1970 à Cannes, Bouchra est la 6ème et avant-dernière enfant d’une famille originaire de Fès  et elle  dit devoir beaucoup à une ambiance familiale à la fois aimante et rigoureuse.

Un documentaire sur Yves Saint-Laurent donne un déclic à son orientation. Après des études d’histoire de l’Art, la voici qui « monte » à Paris et s’inscrit à l’Ecole DUPERRE, dont elle sort diplômée 3 ans plus tard. Elle se forme alors chez Capucine PUERARI ( lingerie), puis chez Jean-Paul GAULTIER ( bijoux). En 1996 Bouchra entre chez BALENCIAGA où elle restera 10 ans, travaillant avec Nicolas GHESQUIERE. Suivra un bref passage chez SCHERRER, avant de rejoindre LACROIX pour les dernières collections de la Maison.

En 2010, elle décide de vivre une grande expérience, et fonde sa propre maison de Couture. Le challenge est fort, mais la jeune créatrice est talentueuse et bien conseillée, et elle le relève haut la main. La reconnaissance ne tarde pas. En 2012 , Bouchra JARRAR est décorée des Arts et Lettres, en 2013, elle devient « membre permanent de la Haute Couture ». Son style se précise et s’affirme, tant en haute couture qu’en prêt à porter. Chaque collection prouve que Bouchra ne s’adresse pas à une « femme fantasmée », mais à des femmes bien réelles, ancrées dans la vie, et qui veulent « un vestiaire fonctionnel et portable ». Les vêtements sont « nets », les coupes impeccables, les matières belles, voire luxueuses….

Mais en 2016, quand LANVIN ( maintenant dirigé par Madame WANG) spropose à Bouchra JARRAR de succcéder à Alber ELBAZ comme Directrice Artistique des collections femme, elle n’hésite pas beaucoup. L’histoire de la Maison LANVIN lui plait, l’image de Jeanne LANVIN lui parle, elle sait trouver dans les ateliers Lanvin la qualité et l’excellence qu’elle recherche…elle accepte « avec joie et fierté ».

Nouvelle page, nouveau défi, nouvelles exigences pour Bouchra JARRAR, nouvelles attentes aussi, que tous les amoureux de beau et de Haute Couture ne manqueront pas de suivre!

Photo Les Echos

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Cette année , c’est une oeuvre contemporaine que le   »LA  CANTARELLA » donnera en concert. 

Le MAGNIFICAT de John RUTTEL a en effet été choisi par le choeur arrageois et il est programmé le 5 Mai à Arras ( ainsi que le 13 Mai à St Pol sur Ternoise , le 14 Mai à Vimy , puis le 4 juillet à Douai) .

Grande cantate religieuse en 7 mouvements, inspirée de Bach, mais aussi de la prière Santa Maria et d’un poème anonyme (  » of a rose ») , l’oeuvre du compositeur contemporain britannique sera proposée dans sa version pour choeur, soprano soliste et orgue.

Les concerts seront donc dirigés par le chef de choeur de la Cantarella, Thomas FLAHAUW , assisté de Coralie DEFIEZ, avec la soprano Anne- Elly TEVI  et Denis TCHOREK à l’orgue.

On rappellera que la CANTARELLA ( 65 choristes amateurs) se consacre à la fois à la musique sacrée et profane dite  » classique »  ( de la Renaissance à nos jours) et à la musique « savante » des 20ème et 21ème  siècles , dans une exigence de qualité toujours affirmée et avec le souci de mettre aussi en avant des oeuvres peu connues ou rarement jouées.

Photo Gentside Decouverte

Pour sa 23ème édition ( 12-20 Mai 2017) et quelques mois après la COP 22 de Marrakech, le Festival de Fes des Musiques Sacrées mettra en vedette un élément universellement « sacré »: l’EAU…(au passage, les organisateurs ne manquent ni d’humour ni d’optimisme, car lors des 2 précédentes éditions, « l’Eau » avait  quelque peu perturbé les festivités, sous forme de pluies intempestives et orages!!)

Les 4 rendez-vous habituels du Festival sont toujours au programme:

          Les concerts et spectacles ( cette année, c’est la CHINE qui sera mise à l’honneur)

          Les Nuits de la Medina

         Le Festival dans la ville ( ce qui permet de rappeler que la présence de l’Eau est à l’origine de la ville,              et  que Fes possède toujours de magnifiques et nombreuses fontaines)

         Le FORUM de FES ( qui sera le premier événement à se tenir dans Al Kharaouyne après la restauration           de la plus vieille bibliothèque du monde…privilège que les festivaliers apprécieront sans nul doute!)

C’est bien sûr surtout lors du FORUM ( dont on attend prochainement le programme exact et le nom des intervenants) que l’écologie sera présente, l’eau étant un enjeu majeur pour l’avenir de l’Homme et de la Terre. Mais le spectacle d’ouverture l’a aussi choisie pour thème, sous une forme allégorique, musicale et poétique.

L’occasion pour les organisateurs d’affirmer que ce Festival 2017 se situe particulièrement dans l’ »esprit de Fes », à même d’associer festivités et engagement en faveur du respect de l’environnement, comme un « prolongement naturel d’une démarche spirituelle »… Ouverture sur le monde et respect des cultures et des traditions, comme le veut la philosophie du Festival des Musiques Sacrées….

Chuck BERRY est parti ce 18 Mars 2017, « faire danser les étoiles » au propre et au figuré, puisque depuis 1977, emportée par Voyager I et II, sa musique est dans l’espace….Elle est aussi dans chacune de nos mémoires, car il est impossible de n’avoir jamais entendu un des tubes de Chuck BERRY.

Depuis l’annonce de sa mort, les hommages se multiplient pour célébrer ce pionnier du rock, guitariste, chanteur et auteur-compositeur entré dans la légende et décédé à l’âge de 90 ans. Impossible de résumer en quelques lignes sa carrière exceptionnelle, mais quelques dates et repères nous rappellent son parcours.

Né en octobre 1926 dans le Missouri, Chuck BERRY commence à chanter dans la chorale de sa paroisse. Il apprend la guitare, passe 3 ans en maison de redressement pour vol à main armée ( il flirtera d’ailleurs à plusieurs reprises avec la délinquance au cours de sa vie, pour des affaires fiscales et de moeurs), occupe quelques petits boulots et devient coiffeur en 1951. Il se produit alors sur des scènes locales, se faisant ainsi remarquer, et en 1955 il enregistre Maybellene qui connait un immense succès….Pendant des années, Chuck BERRY est au sommet de la célébrité. En 1956, il sort « Roll over Beethoven », en 1958 « Johnny B Goode », faisant souvent la part belle aux solos de guitare. Les adolescents se reconnaissent dans ses paroles et il installe le rock’n'roll en tête des hit parades. Son jeu de jambes ( « crazy legs ») rend célèbre son fameux « duck walk ».

Les succès de Chuck BERRY font l’objet d‘innombrables reprises de par le monde ( Eddy Mitchell en France), et contribuent à rendre mythiques certaines scènes de films ( « Retour vers le Futur » et surtout « Pulp Fiction » de Tarentino). Il a inspiré de très nombreux artistes et musiciens ( Les Rolling Stones lui doivent beaucoup, tout comme ACDC), joué avec les plus grands  musiciens…et , en dépit de quelques éclipses, il est  resté une référence. En 1972 il avait réalisé un come back avec « My ding a ling », a longtemps continué à se produire sur de grandes scènes, et…annoncé un nouvel album ( « CHUCK ») pour ses 90 ans, dont la sortie était ( est?) prévue en 2017!

On se rappellera qu’en 2003 Chuck BERRY avait été classé « 6ème meilleur guitariste de tous les temps et 25ème meilleur chanteur de tous les temps »

Photo Mon Maroc Secret et Vivant

 

On a dit d’ESSAOUIRA, l’ancienne Mogador, qu’elle engendre  une « transe créative »… Transe musicale bien sûr, puisque 1998, la ville accueille et incarne le Festival GNAOUA et vibre alors au rythme du guembri…

                     ( voir à ce sujet  l’article antérieur   » mais qui sont les gnaouas? » sur ce même site )

….mais transe picturale aussi , si l’on évoque ceux que le critique et galièriste Frédéric DAMGAARD avait baptisé  » artistes singuliers d’Essaouira ». Des peintres qu’il a découverts et révélés tandis qu’ils ne se savaient pas artistes, mais étaient simplement maçon, menuisier ou pécheur…et s’exprimaient spontanément en peignant sur du carton, du contreplaqué, de l’isorel ou des volets! Avec un résultat saisissant, mêlant couleur, onirisme et surnaturel, dans une production foisonnante et inattendue, très « singulière » assurément! Frédéric Damgaard a donc exposé et fait connaître  OUARZAZ, BOUSLAI, BERHISS, ASMAH etc… et surtout celui qui en est devenu le chef de file, Mohamed TABAL .

« Tabal » signifie « le tambour », et effectivement, Mohamed TABAL était tambourinaire, musicien gnaoua ambulant. Initié aux rites de la confrérie, il en connaît les racines, les symboles, le rapport aux esprits, à la transe et à la possession. C’est ce qu’il exprime dans ses nombreux tableaux, et cela lui vaut d’être considéré comme « le peintre gnaoua », celui qui joint le monde musical et la peinture. Par exemple, les couleurs que TABAL  utilise sont  celles des familles d’esprits invoquées lors des lilas (nuits de transes gnaouas), tandis que l’imagination, le surnaturel et le fantastique donnent une tonalité particulière et très reconnaissable à ses oeuvres. Tout comme dans la musique gnaoua, on trouve dans les tableaux de TABAL un mélange d’africanité, de berbérité et de croyances populaires aux djinns. Certains parlent de peinture ethnique, d’autres de peinture naïve…

 Mohamed TABAL est aujourd’hui  reconnu comme un artiste significatif du Maroc.

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