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Par Pascale Guislain  et  Françoise Vernay                           Photo Fesfestival 2018

Le site officiel ( fesfestival.com ) annonce le décompte à la seconde près : vendredi 14 juin à 21 heures, le FESTIVAL des MUSIQUES SACREES du MONDE  ouvrira sa 25ème édition,  » à la confluence des cultures »… Tout un programme en 3 mots qui résument l’état d’esprit et la raison d’être de ce Festival. … et dont la première surprise sera, comme chaque année, la création proposée par Alain WEBER en ouverture des festivités.

Dès le lendemain, artistes « valeurs sûres » et  artistes   » à découvrir » se côtoieront et se relaieront, dans les jardins l’après midi ( et la météo s’annonce chaude!), à BAB MAKINA ou dans des Ryads en médina le soir venu… le tout durant 9 jours, avec pour cadre la fascinante cité fassie.

Les commentaires iront bon train dans les files d’attente et aux terrasses des petits restos:   » Plus de monde?.. Moins de monde?… Mieux organisé ?… Moins bien organisé?… Une programmation plus attrayante?… Ou moins intéressante? Une ambiance vraiment unique?… ou qui n’est plus celle d’il y a quelques années »?…

Et puis au final, la plupart des festivaliers auront envie de revenir en 2020!

Alors, BON FESTIVAL  A  TOUS  CEUX QUI  AURONT  LA  CHANCE DE FAIRE  LE  DEPLACEMENT !

Par  Pascale Guislain                                                                                                         Photo  Télérama

 

Tout le monde connaît le HIP-HOP … mais son cousin (plus ou moins éloigné et dissident)  le KRUMP ? Pas sûr!  Et pourtant, l’histoire de cette « street dance » est particulière, et doit interpeller au-delà des apparences, car le look agressif du KRUMP est fait… pour apaiser les tensions sociales et célébrer la vie!

Au commencement, en 1992, il y a LOS  ANGELES , ravagée par les émeutes raciales, sur fond de trafic de drogue, de guerres des gangs et de violences policières. Dans l’un des ghettos les plus « durs » de la ville, South Central, Thomas JOHNSON veut changer la donne, et ouvrir un avenir aux gamins du quartier. Il crée donc le personnage de TOMMY le CLOWN, pour animer les goûters d’anniversaire en se basant sur des valeurs plus positives que l’environnement quotidien , et il fait des émules.

C’est la naissance du clowning, puis, dans la foulée,  du clown-dancing ( les danseurs se maquillant pour danser). Car très vite, les enfants les imitent,  reproduisent leur danse ( dérivée du Hip Hop) et la font peu à peu évoluer … jusqu’à ce que TIGHT EYEZ  et  BIG  MIJO aillent plus loin encore, décidés à faire de la danse un vrai moyen de canaliser la colère, l’agressivité et même la haine et la rage des jeunes. Ils sont les 2 créateurs de ce qui sera appelé « KRUMP » ( le nom est l’ acronyme d’une expression signifiant à peu près  » élévation du royaume par le puissant éloge ».  Il faut dire que les 2 créateurs du Krump voient dans la danse un don de Dieu, et dans le fait de danser un hommage à la vie, un éloge).

La pratique du KRUMP se répand très vite, popularisée par les « BATTLES » organisées comme des joutes de danse, chaque Krumper ayant son style et sa chorégraphie, même s’il existe des mouvements de base ( le stomp par exemple, qui correspond aux pieds frappant fortement le sol, le chest-pop, qui ressemble à une convulsion de la poitrine vers le haut, l’arm-swing qui simule l’envoi d’un projectile, mais les mains ouvertes…. et aussi les gimmicks, grimaces et expressions…). Le KRUMP est en fait une danse libre et brute, mais néanmoins structurée.

La façon de danser est extrêmement rapide, saccadée, hyper expressive, apparemment agressive et ponctuée par les  cris des spectateurs, pourtant il n’y a aucun conflit physique entre les danseurs, et il s’agit depuis le départ de  » respecter l’autre et de se dépasser ». On a parlé à propos du KRUMP d’un  » concentré de puissance et d’émotion bruts », d’une « danse exutoire et libératrice » . On est effectivement loin des codes  » peace, unity, love and having fun » du HIP HOP , ce qui explique sans doute les rapports mitigés entre pratiquants de l’un et de l’autre , même si ici et là des rapprochements se dessinent.

Cinéma et réseaux sociaux ont donné un « coup de pouce » à la notoriété du KRUMP au-delà de ses racines.

D’abord , il a été mis en scène dans plusieurs clips. Ensuite et surtout, en 2005, le film documentaire RIZE de David LaChapelle   ( récemment re programmé par ARTE   et présent sur des plate-formes de streaming) a retracé son histoire en le présentant avec beaucoup de bienveillance, la série COMUNITY (S1 E3) a fait place au krump, ainsi que STROMAE, dans le clip de Papaoutai en 2013 , et qu’un très court-métrage de Ch Cogitore ( Indes Galantes) en 2018

YOUTUBE propose des vidéos de battles de KRUMP et plusieurs journaux et magazines ont évoqué cette  street music, qui continue d’évoluer avec de nouveaux talents et qui connait  à présent un certain succès lors des battles organisées en France  (à La Défense, au Chatelet ou encore à Montfermeil… ) se faisant donc peu à peu une place …

Bien sûr, son devenir est en question: récupération?  évolution? vraie tendance à long terme?…. En tout cas, musicalement, sociologiquement et humainement, le film RIZE reste un précieux documentaire , et vaut la peine d’être regardé!

 

 

 

 

 

 

Par Pascale GUISLAIN                                     Photo Tourcoing Jazz Festival (visuel Axel Pérignon)

TRENTE TROISIEME EDITION DU TOURCOING JAZZ FESTIVAL !!         

On en connaissait les dates, voici aujourd’hui  l’affiche , et quelques noms d’artistes programmés… une étape importante, qui laisse augurer que le public sera bien au rendez-vous, comme les années précédentes … et  même de plus en plus nombreux, et venu de plus en plus loin. Car au fil des années, Tourcoing a gagné sa place de « CAPITALE DU JAZZ AU NORD DE PARIS » , auprès des amateurs de jazz comme chez les artistes, qui apprécient manifestement l’accueil qui leur est fait ! Aujourd’hui, de grands noms du Jazz n’hésitent pas à venir en concert à Tourcoing, et se disent heureux d’y revenir ( merci à Yann SUBTS et à Patrick DREHAN , ils ont fait un formidable travail pour cela, pour le Festival comme pour le JAZZ CLUB!).

Cette 33ème édition garde encore quelques secrets et surprises, mais la programmation complète sera bientôt publiée, qui sera probablement et comme toujours,  foisonnante et éclectique.  On sait déjà que Rhoda SCOTT, Diane REEVES,  Manu DIBANGO, KOKOROKO ou encore  YOUN SUN NAH ( une habituée!) seront parmi les artistes présents … 

PROGRAMMATION et OUVERTURE DE LA BILLETERIE à surveiller dans les jours à venir, dans la presse, et sur le site    www.tourcoing-jazz-festival.com

 

Par Pascale GUISLAIN                                                                 Photo  France Culture

Ce qui caractérise Naïssam JALAL ? Le talent, bien sûr ( comme virtuose à la flûte et comme compositrice ), mais pas seulement. Car c’est également pour son approche ouverte, vibrante et multiculturelle de la musique que la jeune flûtiste est connue et reconnue. Ses compositions, en particulier les plus récentes, témoignent d’une démarche personnelle et passionnée pour aller au-delà du son, voire pour utiliser les sons ( et le silence) pour  » voyager », dans l’espace, dans le temps … et aussi en soi-même.

Née en 1985 à Paris, de parents syriens, la jeune Naïssam débute l’étude de la flûte traversière dès l’âge de 6ans. A 17 ans, elle découvre l’improvisation , quitte le Conservatoire et intègre différentes fanfares ( comme Tarace Boulba avec laquelle elle tourne en France et au Mali). Le besoin et le goût des rencontres humaines et artistiques ne font alors que commencer pour elle et ne la quitteront plus… A 19 ans, elle part étudier le nay au Grand Institut de Musique Arabe de Damas . Ensuite, elle s’installe pour plusieurs années au Caire, où elle joue entre autres auprès du grand violoniste Abdu DAGHER et se produit aux côtés de Fathi SALAMA.

De retour en France, Naïssam JALAL accompagne le rappeur libanais Rayess BEK  ainsi que le oudiste égyptien Hazem SHAHEEN.

En 2009, elle sort l’album « AUX  RESISTANCES » du duo Noun Ya , avec lequel elle part en tournée de par le monde.

Dès lors, Naïssam JALAL ne s’interdira aucun genre musical;  du rap au tango en passant par l’afrobeat ou bien sûr le jazz contemporain, tout l’intéresse et la passionne. Elle multiplie donc les collaborations avec de  nombreux musiciens africains, comme avec de grands noms du jazz et de la musique arabe.

Parallèlement, elle compose la musique de 3 longs métrages, dont  » Camera Woman  »

En 2011, Naïssam JALAL crée son quintet RYTHMS OF RESISTANCE , avec lequel elle se produit sur des scènes prestigieuses et sort 2 albums (OSLOOB HAYATI en 2015 et ALMOT WALA ALMAZALA en 2016), tout en travaillant en  parallèle sur les possibilités du HIP HOP instrumental! Avec RYTHMS OF RESISTANCE, Naïssam JALAL exprime un répertoire à son image, libre, nomade et métissé, mais aussi assez révolté, combatif et rageur.

Mais sa nouvelle formation en trio , QUEST  OF  THE  INVISIBLE ( avec Claude TCHAMITCHIAN à la contrebasse et le pianiste Léonardo MONTANA ) est sur un registre plus intérieur et méditatif (  » méditer c’est parfois résister  » dit-elle, et puis « on ne peut pas toujours être dans la colère » , acceptant une spiritualité libre et assumée ). Naïssam  JALAL évoque un « pari insensé », celui d’entrer en connexion avec la musique au point de « parvenir à une forme de transe dans l’oubli de soi ». (… on comprend qu’elle soit l’amie des gnaouas !). La voix aide alors l’instrument à toucher l’invisible, les sons se jouent parfois du silence… Mais que spectateurs ou auditeurs sceptiques soient rassurés : l’aspect « méditatif » n’est pas synonyme d’ennui!! Le public du Jazz Club de TOURCOING vient d’en faire l’expérience: …  tous ont vécu le concert  du trio ( Andy EMLER remplaçait exceptionnellement Léonardo Montana au piano) avec enthousiasme et plaisir car les 8 morceaux de   Quest of the Invisible créent un album apaisant , mais finalement, clairement stimulant. Et bien évidemment, le talent des 3 musiciens compte pour beaucoup!

Par Pascale GUISLAIN                                                                                                   Photo hotelslittéraires.com

La définition des Hôtels Littéraires est simple: ils sont  » conçus par des amoureux des livres et de la littérature pour recréer l’univers d’écrivains célèbres dans une ambiance 4 étoiles ».

A  l’origine du concept, on trouve Jacques LETERTRE , un homme d’affaires cultivé, diplomé ( y compris de l’ENA)   et culturellement motivé! Bientôt rejoint par son fils Alban, Jacques LETERTRE précise et organise son idée de départ , celle de faire partager la passion d’un écrivain dans une ville ou un quartier où il a vécu… en suscitant une émotion directe chez le client-visiteur. A ce jour, 3 Hotels Littéraires ont été ouverts à Paris ( dédiés à Marcel PROUST , à Marcel AYME et à Arthur RIMBAUD, et situés dans des quartiers chers à ces auteurs), 1 Hôtel existe dans le coeur historique de  Rouen ( Gustave FLAUBERT) et 1 autre à Clermont-Ferrand  ( consacré à Alexandre Vialatte, auteur  « notoirement méconnu » ).

La décoration de l’hôtel doit évidemment rendre hommage à l’écrivain choisi et à son oeuvre, « coller » à l’univers de l’auteur…. Une architecte (Aude Bruguière) et des décoratrices sont en charge de cette étape essentielle..

Ensuite, chaque Hôtel Littéraire est doté d’un  » espace collections «  ( manuscrits, oeuvres d’art, objets d’époque etc..).

Une bibliothèque met , dans chaque établissement, de nombreux livres en plusieurs langues  à disposition des clients, qui peuvent emporter l’ouvrage dans leur chambre ( plus de 500 livres sont par exemple proposés « chez » Marcel Aymé.

Enfin, et ce n’est pas le moins intéressant,  des événements sont organisés en liaison avec le quartier ou la ville de l’Hôtel ( attributions de prix, signatures, spectacles …).

LE SITE   www.hotelslitteraires.fr    PRESENTE CHAQUE  ETABLISSEMENT ( choix de la localisation, taille de l’établissement, photos, tarifs , disponibilités et réservations), ainsi que des articles de presse sur le concept et les hôtels ouverts et en projet.

A noter qu’à Paris par exemple , on trouve d’autres établissements  affirmant eux aussi  une  personnalité             » littéraire ». Citons par exemple le Monte Cristo ( rive gauche), consacré à Alexandre DUMAS,  « l’Hôtel  » ( à St Germain des Prés), qui fut la dernière demeure d’Oscar Wilde,  le Pavillon des Lettres plutôt luxueux, et aussi une ancienne Librairie du Marais qui propose une chambre-suite familiale. 

 

Par Françoise VERNAY                                                                     Photo de la parade ELDORADO (VOIX du NORD)

Déjà reportée une première fois pour cause de « grand vent annoncé », la  Parade inaugurale  » ELDORADO » de Lille 3000 a suscité de fortes inquiétudes météorologiques ce samedi 4 mai. On craignait que la Fête ne soit gâchée par la pluie et que la température très très fraîche ( 11°!) ne décourage le public. Mais finalement il n’est tombé que quelques gouttes vers 20h, et les rues étaient noires de monde. Bref, à défaut de son soleil, c’est l’ambiance joyeuse, colorée et excentrique du Mexique qu’a adoptée Lille le temps d’une soirée « détonante ». Des oiseaux multicolores, des animaux fantastiques, des mariachis, des squelettes riant aux éclats, des fanfares ( une 12aine d’harmonies participaient au défilé)… et Frida KAHLO… les CHTIS étaient bien en Amérique Latine!

Au milieu des musiques, des danses, des chars et des lumières, on reconnaissait des dizaines de Frida KAHLO, coiffées et habillées de fleurs, et arborant fièrement le fameux monosourcil de la célèbre peintre mexicaine pour lui rendre hommage.

Car, star de cette parade, l’icône mexicaine est l’une des vedettes de Lille 3000. Un de ses tableaux (  » Les COCOS » ) est exposé jusqu’au 30 août à L’Hospice Comtesse de Lille, auprès d’ oeuvres du muraliste Diego RIVERA ( qui a partagé la vie de Frida KAHLO) ou encore de Jose Clemente OROZCO ( une 50aine d’oeuvres au total , issues du Musée d’Art Moderne de Mexico et qui sortent rarement du Mexique). C’est un petit format, mais assez emblématique de la vie douloureuse et de l’expression artistique de Frida KAHLO, et il fascine les visiteurs de l’exposition.

Pour ceux qui verront « Les cocos » et pour les autres , curieux de mieux connaître Frida KAHLO, le film  « FRIDA » proposé par Netflix et interprété par Salma HAYEK  donne un portrait attachant de l’artiste, plusieurs biographies ont été écrites…. et même un article  sur culture-et-plus ( en 2018), toujours consultable en ligne ( catégorie  » arts graphiques/peinture » ou « coups de coeur »)

Exposition à l’Hospice Comtesse  Rue de la Monnaie à Lille jusqu’au 30 Août ( fermé le lundi matin et le mardi)

 

Par Pascale GUISLAIN                                                                      L’Arbre d’Or  ( Photo Femme Actuelle )  

 

Bien évidemment, ce n’est pas Walt DISNEY qui a « inventé » Merlin l’Enchanteur ( même s’il en a fait un personnage bien sympathique)!   En fait, dès le Moyen-Age, des textes évoquent une forêt mythique liée à la légende arthurienne , où  Merlin, Lancelot, les fées Viviane et Morgane , Arthur, les Chevaliers de la Table Ronde etc…( et aussi tout un « petit peuple » de lutins),  vont vivre, aimer, lutter, jeter des sorts… et marquer de leur passage des lieux empreints de magie. 

Mais où se situe cette Forêt bientôt connue sous le nom de « BROCELIANDE »? Les premiers écrits ne le précisent pas ( tout juste Chrétien de Troyes évoque-t-il  » la Bretagne »… ce que certains interpréteront d’ailleurs comme la  » Grande Bretagne ») . Il faudra attendre la fin du 18éme siècle pour que le nom de PAIMPONT apparaisse vraiment, et 1850 pour qu’ »officiellement », la Forêt de PAIMPONT soit considérée comme celle de BROCELIANDE ,  grâce à la comparaison de sites de cette forêt ( fontaines, rochers etc…) avec les descriptions légendaires. Le consensus sur la localisation de Brocéliande est aujourd’hui presque total, mais pas tout à fait, certains évoquant encore d’autres lieux possibles ( vers le Mont St Michel par exemple).

Les visiteurs sont en tout cas nombreux à rechercher la magie de BROCELIANDE et la trace des fées et de Merlin. L’Office du Tourisme de Paimpont et la Communauté de communes de Brocéliande l’ont bien compris, et gèrent l’accueil de ces touristes avec efficacité, voire originalité. C’est d’abord,  « LA  PORTE  DES  SECRETS » , un   » parcours-spectacle féérique   et immersif » qui leur est proposé. Pendant une heure environ, et grâce à la vidéo, au maping et aux effets spéciaux, les spectateurs font connaissance avec Brocéliande , ses légendes et ses habitants, tout en déambulant dans des décors élaborés et plutôt bien conçus, et grâce à une narration assez vivante pour intéresser adultes et enfants.

De quoi donner envie d’aller voir sur site! … Et là, soit on préfère le faire seul et en toute liberté….soit on choisit de se laisser guider vers les endroits les plus mythiques et significatifs ( Le VAL SANS RETOUR , fatal aux amoureux volages, la FONTAINE de BARENTON qui peut déclencher la pluie ou l’orage, le MIROIR aux FEES, le SIEGE de MERLIN ou encore L’ARBRE d’OR ,beaucoup plus contemporain mais qui a néanmoins rejoint la légende…) . C’est l’occasion d’une longue promenade vivante et originale, car elle se fait avec un(e) GUIDE-CONTEUR(euse)  , ce qui rythme la visite et même enchante les grands et les moins grands …

Au final, une excellente journée au pays des légendes…. mais attention aux korrigans facétieux!!

 

Tous les renseignements se trouvent sur le site internet,  avec les différentes options proposées, les tarifs et une réservation des visites possible en ligne. (Sur place , lorsqu’on arrive dans PAIMPONT, l’accès à La Porte des Secrets est bien fléché)

www.portedessecrets-broceliande.bzh

Pour info, Paimpont se trouve à 30 mn de Rennes, 1h30 de Lorient, 1h 40 de Nantes

 

 

Par  Pascale  GUISLAIN                                                                                                              Photo CRT Fès

 

Pour sa 25 ème édition ( 14-22 juin 2019), le FESTIVAL des MUSIQUES SACREES du MONDE  de FES a choisi de mettre en avant « la confluence des cultures » , et il est vrai que l’histoire de la ville , mais aussi celle du Festival , se sont particulièrement  nourries des échanges et du dialogue entre cultures .

Le ton devrait être donné dès la  SOIREE d’OUVERTURE une création, cette année encore mise en scène par Alain WEBER, qui est ambitieusement appelée « FES, MEMOIRE du FUTUR » .  Comme le ferait un livre de contes et grâce à de nombreux artistes arabes, andalous, amazigh, juifs et même sénégalais, elle évoquera la naissance de Fes, le rayonnement intellectuel de la ville au cours des siècles ( sans oublier le rôle des femmes) sa diversité culturelle historique et actuelle… avec une « scénographie nouvelle, pour pénétrer au coeur des ruelles de la Médina », ruelles dont l’enchevêtrement symbolise justement le foisonnement culturel. La découverte du spectacle sera évidemment une surprise, mais l’identité  des intervenants,  particulièrement de ceux chargés des Lumières et du Maping, à savoir  Christophe OLIVIER et « Allumeurs d’Images »,  est à lui seul une promesse de réussite esthétique!

Les 9 jours du Festival proposeront au total 32 spectacles et 2 matinées-Forum ( le programme détaillé du Forum et le nom des conférenciers-intervenants viennent d’être publiés sur le site officiel du Festival ). Des artistes venus du monde entier, représentatifs de leur culture et de leurs racines et souvent réputés pour leur engagement et/ou leur dimension spirituelle, se produiront soit sur la grande scène de BAB MAKINA ( pour les grands concerts du soir), soit dans les jardins de JNAN SBIL pour les concerts d’après-midi, soit certains soirs, dans des riads en medina pour des moments musicaux plus intimistes. Quoique célèbres dans leur pays ou sur leur continent, ils sont souvent inconnus ( ou mal connus) par une grande partie des festivaliers… et les entendre  est presque toujours une excellente surprise et une découverte très positive !

Le public pourra par exemple découvrir et applaudir ANUNA, ensemble vocal de Dublin, qui présente des chants sacrés irlandais… des chants sacrés de Perse et d’Arménie … des artistes venus d’Azerbaïjan…  mais aussi du Canada ( » Voix Humaines du Quebec), de France (« Canticum Novum »), de Colombie ( Harpe colombienne), d’Espagne , de Cuba, d’Allemagne , d’Oman ou d’Inde…

Parmi les concerts très attendus, on peut citer celui de SAMI  YUSUF ( venu du Royaume Uni et surnommé « Islam’s biggest rockstar » par Time Magazine !), celui de YOUSSOU N’DOUR ( déjà venu à Fes il y a quelques années ), ou encore le libanais Marcel KHALIFE  ( maître du oud et artiste salué par l’Unesco) , le  WORLD YOUTH  BAROQUE  ENSEMBLE…  etc… sans parler d’une « NUIT du FLAMENCO » et d’une soirée « MUWASHA  d’ALEP à  FES » avec Mohamed BRIOUEL, particulièrement aimé du public fassi.

Quelques inconnues aussi, qui se révèleront peut-être de bonnes surprise? Par exemple: que donnera un « opéra slam baroque »?   ou le spectacle   » Distance soleil/terre »  ( présenté dans l’ancien palais du Glaoui… c’est une première!)  ? …

En résumé, une programmation riche et éclectique, à découvrir sans modération si on a la chance d’être sur place ( le PASS donnant accès à l’ensemble des spectacles et au forum est vendu 350 euros).

Le site fesfestival.com  détaille la programmation au jour le jour et présente  les artistes invités de façon assez complète. On peut également y acheteren ligne  pass et billets.

 

Par Françoise VERNAY                                                                                          Photo iAfrica.com

 

Sur les scènes du monde entier, sur les ondes, dans les magazines spécialisés, la soprano Sud-Africaine PRETTY YENDE est devenue la nouvelle reine du Bel Canto… son talent, son tempérament, son histoire, font d’elle une diva charismatique, humaine et séduisante, qui réussit  à conjuguer une désarmante simplicité et une grande sophistication…

C’est en 1985 que PRETTY YENDE voit le jour, dans le Transvaal Sud-Africain encore régi par l’Apartheid. Son premier « choc » pour l’opéra est presque anecdotique: la musique illustrant …. un spot publicitaire ( le Duo des Fleurs) la séduit au point de lui révéler sa vocation! A 16 ans, la jeune soprano remporte un concours de chant qui lui ouvre la porte du Collège de Musique géré par l’Université du Cap. En 2009, elle est récompensée dans des concours internationaux et part en tournée au Royaume Uni avec l’Opéra du Cap. En 2010 elle obtient le 1er prix au concours international Bel Canto Bellini , et elle est la première artiste à remporter le 1er prix en Opéra ET en Opérette du concours Belvedere de Vienne.

A partir de là, PRETTY YENDE , qui étudie 3 ans à l’Académie Lyrique de La Scala ( y abordant La Bohême, Rossini, Donizetti etc….), continue à faire valoir son talent aux plus hauts niveaux:

En 2011, elle remporte le concours Operalia Placido Domingo, ainsi que le prix Siola d’Oro.

2013 voit ses débuts au Metropolitan Opera de New-York ( tandis qu’elle reçoit la Médaille de l’Ordre de IKHAMANGA en Afrique du Sud)

Dès lors, les scènes du monde entier vont l’applaudir dans des rôles de plus en plus difficiles et prestigieux. Elle incarne en particulier Lucia de Lammermoor, Rosina ( Barbier de Séville) etc… appréciée et reconnue de Los Angeles à Hambourg, en passant par Milan, Oslo, Genève ou New-York…

Le public de l’Opéra de Paris lui a ainsi réservé un véritable triomphe dès 2016, lui offrant des standing ovations pratiquement à chaque représentation…. En 2018, Pretty YENDE  avait confié son affection grandissante pour les oeuvres du répertoire en langue française… En tout cas, après DON  PASQUALE  il y a quelques semaines, on la retrouvera à Paris dès septembre 2019 dans la Traviata.

Par ailleurs, PRETTY YENDE ne limite pas son talent et ses prestations à l’Opéra. Elle a ainsi proposé ( à Paris en particulier) des récitals de Musiques Sacrées, et a enregistré 2 albums ( « A Journey » et « Dreams »).

 

POUR MIEUX CONNAÎTRE PRETTY  YENDE, un extrait d’ARTE:

 

Par   Françoise VERNAY                                                    (Photo Performing Arts)

Après toute une série de dates en 2018 /début 2019 ( d’ Aix en Provence à Roubaix en passant par Nantes et Montpellier) c’est en Mai que le spectacle SHEN YUN (« la Renaissance de 5000 ans de civilisation » ) revient à Paris , au Palais des Congrès, soutenu par sa réputation et par une campagne d’affichage plutôt large et séduisante!

A l’origine du projet SHEN YUN, et depuis 2006, on trouve la Compagnie PERFORMING ARTS, installée à New York et fondée par des pratiquants du FALUN DAFA  (parfois appelé FALUN DONG), qui est une discipline de méditation  » basée sur des principes d’authenticité, de bienveillance et de tolérance ». Loin d’être neutre, cette dimension spirituelle est importante et perceptible dans la présentation du spectacle.

Ce n’est évidemment pas un hasard si SHEN YUN, qui a pour ambition de renouer avec les arts et les  traditions culturelles de la Chine millénaire n’est ni né ( ni même toléré) en Chine. On sait que la Révolution Culturelle de MAO avait dès la fin des années 60 délibérément rompu avec ces pratiques et ces enseignements ( y compris la danse classique chinoise)… de ce fait menacés de tomber dans l’oubli . D’autre part, le FALUN DAFA est réprouvé au point d’être officiellement interdit depuis 1999 ( car jugé contraire et nuisible à l’image que les pouvoirs politiques souhaitent donner de la Chine). Les fondateurs et les artistes de SHEN YUN sont donc considérés comme des dissidents, et se disent d’ailleurs victimes de pressions et de harcèlement , y compris lors de leurs tournées dans les pays occidentaux.

Mais QUID du spectacle lui-même?  SHEN YUN  est construit comme une suite de scènes ( expliquées dans la langue du pays où il se produit) , d’une durée moyenne de 7 mn ).  Les thèmes abordés sont divers: légendes, mythes historiques, évocations plus sociales ou politiques etc…

Le support en est bien sûr d’abord la danse classique chinoise, très élaborée et codifiée        ( le moindre  geste est travaillé, chaque mimique est évocatrice des sentiments et de l’histoire contée )

La musique est également essentielle au spectacle , avec un orchestre symphonique composé d’instruments occidentaux auxquels s’ajoutent plusieurs instruments traditionnels chinois (pipa, erhu dizi etc…) et des chanteurs ( certains étant très renommés).

Le décor ( plaines mongoles, cour impériale…) compose avec la technique et la modernité, via un écran digital. Les costumes sont particulièrement soignés et travaillés, avec une quantité d’accessoires minutieusement choisis.

Critiques et spectateurs saluent unanimement le travail impeccable et la précision des artistes, ainsi que la beauté et l’harmonie de la mise en scène.  Beaucoup soulignent leur propre émotion et leur fascination , la plupart appréciant l’ occasion de voir un type de spectacle traditionnel jamais ou rarement proposé. Quelques critiques sont émises sur une certaine « répétitivité  » des chorégraphies et sur un côté un peu « vieillot » des présentations… et par ailleurs, quoiqu’ apparemment minoritaires, certains spectateurs sont un peu gênés par la dimension  » méditation » , trop sectaire à leur goût, de la prestation….

EN  PRATIQUE:  Le projet SHEN YUN est expliqué et détaillé sur internet ( site officiel de SHEN YUN et sites de Performing Arts)

On peut également y trouver les dates de représentation ( Palais des Congrès) ainsi que le prix des places ( assez élevé) et la réservation.

 

 

 

 

 

 

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