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Et dire qu’il a 75 ans!…. le moins qu’on puisse dire c’est que Roger WATERS sur scène gomme les années!! Il chante, bouge… et s’indigne comme depuis toujours, comme si le temps avaient épargné aussi bien l’artiste que sa musique.

Les quelques 26000 spectateurs du Stade Pierre Mauroy à Lille ont mesuré leur chance ( une tournée de 150 dates à travers le monde, mais 4 dates en France seulement)  et ont vécu une soirée grandiose.

Pour ce concert « US + THEM » on attendait une scénographie forte et soignée… elle est extraordinaire! De quoi marquer les esprits et renforcer la légende Roger WATERS! En plus, la voix n’a pas vieilli, les morceaux espérés sont au rendez-vous… Sacrée soirée!

Evidemment, le message est très engagé, voire politique : Trump en prend pour son grade, Israel, les partis néo-fascistes ou nationalistes aussi. Les migrants, les Palestiniens ont un avocat sans concessions … La révolte de WATERS est toujours son moteur  ( un message peut-être un peu trop explicite et martelé?… mais dans ce contexte, le public dans sa majorité comprend et  accepte…).

Il y a 30 ans, presque au même endroit,  le concert de PINK FLOYD avait marqué les esprits … celui-ci en a été digne!

Photo ça c’est culte

Fort d’un succès croissant  tant pour ce qui est du public qu’auprès des artistes qui apprécient assez unanimement ce rendez-vous, le TOURCOING JAZZ FESTIVAL présente sa 32ème édition , annoncée « très colorée et métissée musicalement ».  Du 13 au 20 Octobre, les amateurs de jazz auront ainsi le choix entre les « valeurs sûres », artistes connus et confirmés et la découverte de jeunes talents ( ce qui fait partie de la « philosophie » des organisateurs)… un choix qui n’est pas exclusif, bien au contraire!

Une trentaine de concerts et spectacles sont programmés, entre le Colisée de Roubaix, le Théâtre Municipal Devos de Tourcoing, la Maison Folie du Jazz Club à l’Hospice d’Havré à Tourcoing et le Magic Mirror ( lequel , pour de nombreux spectateurs remporte la palme du charme!). Des vedettes venues présenter leurs nouveaux projets ( Anouar BRAHEM le 14 octobre, Chucho VALDES, André MANOUKIAN  pour ne citer qu’eux), des artistes fidèles au   Festival ou au Club de Jazz     ( Hugh COLTMAN, Vincent PEIRANI , Airelle BESSON par exemple), et puis des découvertes qui peuvent devenir « coups de coeur »  comme la chanteuse KIMBEROSE … le cocktail est prometteur!

L’ensemble de la programmation est consultable sur le site du Festival ( www. tourcoing-jazz-festival.com) ainsi qu’ une billetterie en ligne.

A ne pas oublier: le Festival organise en outre des actions spécifiques, comme le Jazz Tour la 1ère semaine d’octobre ( assuré par la trompettiste Airelle BESSON et l’accordéoniste Lionel SUAREZ) , un cycle JAZZ et LITTERATURE ( lectures autour du discours de Camus lors de la remise du Prix Nobel) et un partenariat avec le département Jazz du Conservatoire.

A consommer sans modération… Alors, à  vos agendas!

Photo barnebys.fr

 

L’artiste mexicaine Frida KAHLO ( 1907-1954) est décidément partout en ce printemps/été 2018 : 

A Londres d’abord, où le Victoria and Albert Museum lui consacre une grande exposition ( du 16 juin au 4 Novembre), avec plus de 200 vêtements et objets personnels qui n’avaient encore jamais quitté le Mexique

A Milan, où le Mudec vient de proposer 70 toiles, 150 photos et objets et 50 dessins

Sur GOOGLE  ART et CULTURE, pour une étonnante exposition didactique en ligne

…mais aussi sur la pochette du dernier album du duo Brigitte (« Nues »), dans les magazines de mode , puisque le monosourcil serait tendance (?)..., au sein des collections spéciales de Monoprix et Stradivarius ( T shirt à 15,99 euros), sur les plateaux et mugs de Bensimon, en effigie sur un rideau de bambou du Petit-souk… et ce ne sont que quelques exemples!

L’iconique peintre mexicaine n’a donc pas fini de nous interpeller!   Mais à vrai dire, si presque tout le monde la connait , on la méconnaît trop souvent aussi, ne serait-ce qu’en la réduisant à son rôle de féministe emblématique , voire à son « look » reconnaissable entre tous.

Les adjectifs à même de qualifier Frida KAHLO sont innombrables et contradictoires : passionnée, engagée, indépendante, déterminée, autonome, révolutionnaire ( Trotsky fut un de ses amis/amants) , libre et libérée ( y compris sexuellement), talentueuse bien sûr … mais aussi ambigüe, vulnérable, déconcertante …

Ce qui est certain, c’est qu’il est impossible de comprendre l’oeuvre de Frida KAHLO sans la mettre en rapport intime avec sa propre vie  et les drames qui l’ont jalonnée. Ses tableaux sont un  miroir de ses souffrances, chacun ou presque constitue un écho (parfois sublimé, caricaturé, ou onirique ) d’un épisode douloureux. Et ceux-ci n’ont pas manqué, au point qu’on parle de Frida KAHLO comme de la représentante absolue du corps brisé.

Frida a six ans à peine lorsqu’une atteinte de polyomyélite lui laisse le surnom de « Frida la Boiteuse » ( peut-être souffrait-elle aussi de spina bifida)… Très bonne élève, elle souhaite devenir médecin quand un épouvantable accident de bus la mutile gravement, la cloue longuement au lit et l’entraîne dans une spirale d’opérations et de douleur dont elle ne sortira jamais. C’est suite à cet accident qu’elle se met à peindre, grâce à un miroir au-dessus de son lit ( d’où ses 55 autoportraits sur 143 tableaux?!) et, dès cette époque, les thèmes récurrents de ses oeuvres apparaissent.

En 1929, Frida épouse Diego RIVERA, peintre très célèbre , de 20 ans son aîné. C’est le début d’une passion totale, volcanique et troublée mais intense et partagée ( Frida et l’infidèle Diégo se séparèrent, se remarièrent, ne se quittèrent jamais vraiment et se stimulèrent artistiquement et dans l’engagement politique).

A plusieurs reprises, Frida eut à subir des fausses couches ( suite aux séquelles de son accident ), qu’elle représenta dans des tableaux criants de douleur. Sa santé ne lui laissa guère de répit, bien qu’elle se montrât toujours active et volontaire . Attachée à la vie malgré tout, en dépit de périodes pessimistes et lourdes, elle livra une oeuvre très particulière, mélange de couleurs et de ténèbres, de naïveté et d’onirisme ( bien qu’elle ait par ailleurs toujours refusé le qualificatif de peintre surréaliste).

C’est en 1954 que meurt Frida KAHLO, vaincue par la souffrance et la maladie, après une énième hospitalisation et une amputation. Un doute a plané sur le fait qu’elle se soit suicidée, mais ses derniers mots écrits ont été « VIVA  LA  VIDA »...

Elle laisse à la postérité l’image d’une femme talentueuse et engagée, à la sincérité absolue et cruelle, et surtout celle d’une artiste d’avant-garde, totalement personnelle et hors cadre.

Pour mieux connaître Frida KAHLO, les biographies ne manquent pas. Par ailleurs le film « FRIDA », sorti en 2002 ( et visible sur Netflix ) est assez fidèle quoique romancé. Salma HAYEK y incarne une Frida KAHLO belle et attachante.

 

 

Photo Le Figaro ( Remise de la médaille Nationale des Humanités en 2010)

 

2O18 est décidément un mauvais cru pour les écrivains de tous styles ! après Philip KERR, Peter MAYLE, Tom WOLFE, Stephen HAWKING, Françoise XENAKIS etc…, c’est au tour de Philip ROTH de quitter ce monde.

Celui qui vient de décéder à Manhattan à l’âge de 85 ans était considéré comme un auteur de tout  premier plan, et même selon de nombreux critiques, comme « THE » écrivain contemporain majeur. Il n’est qu’à relire les articles consacrés au  » scandale » du Prix Nobel de Littérature, jamais attribué à un Philip ROTH pourtant plusieurs fois pré-annoncé comme lauréat ( au passage, idem pour Milan KUNDERA!)… une aberration pour  beaucoup, même si Philip ROTH a reçu de nombreux prix et distinctions, en passant par le PULLITZER et la Légion d’Honneur et s’il était le seul écrivain vivant à être édité par la LIBRARY of AMERICA ( et  figurant à présent également parmi les auteurs de La Pléiade).

Issu de la classe moyenne juive ( qui sera d’ailleurs un des thèmes favoris de son oeuvre), ROTH démarre sa carrière d’écrivain en 1959 avec un recueil de nouvelles (  » Good Bye Colombus ») qui ne passe pas inaperçu et déjà suscite une certaine polémique. Mais il devient vraiment célèbre dix ans  plus tard, en publiant  » PORTNOY et son complexe », qui soulève la controverse mais est un best seller aux USA et bien au-delà. 

A partir de là, l’oeuvre de Philip ROTH sera particulièrement prolifique et diverse   D’abord influencé par les auteurs réalistes du 19ème ( dont Gustave FLAUBERT), les romanciers juifs américains et même les humoristes, il se tourne rapidement vers la satire politique, la parodie kafkaïenne et ce qu’on a appelé la  » fable post-moderniste », avec un alliage parfois ambigu entre la biographie et la fiction. De ce fait, Philip ROTH est considéré comme le maître de l’autofiction contemporaine  ( » Complot contre l’Amérique » en 2004)

De très nombreux succès de librairie jalonnent son parcours, particulièrement les cycles autour de personnages marquants ( David KEPESH, Nathan ZUCKERMAN sont  ainsi devenus mythiques). Dans l’oeuvre de ROTH, on retrouve régulièrement le fantasme des américains pour leur pays, les engagements en politique, la vie dans les familles juives, mais aussi la luxure ou  les excès des corps, le tout sans s’éloigner d’un humour assez sombre…

Quels romans retenir particulièrement dans l’oeuvre de Philip ROTH ? France Culture distingue 3 oeuvres incontournables : « Portnoy et son complexe » (satire de l’éducation juive) , « La Pastorale Américaine » ( 1997, roman qui lui fait quitter l’auto fiction et lui valut le Pullitzer) et « La tâche », « subtil et brutal »,  ( en 2000, roman sur l’Affaire Lewinski et  » révélateur de l’état de la nation américaine « .

Enfin, sur internet, les articles commentant la vie et l’oeuvre de Philip ROTH sont nombreux et souvent très documentés… de quoi gagner l’envie de retrouver ou d’aborder un auteur particulièrement significatif de son époque,  et se donner quelques clés pour mieux le cerner….

Photo Slate

Ils sont moqués dans les cours d’école, victimes d’on-dits, de rumeurs et de préjugés, ils ne passent pas inaperçus… et  bien souvent ils sont magnifiques… En tout cas, les roux et les rousses peuvent désormais se rencontrer, se retrouver, partager leur ressenti… bref, participer au FESTIVAL ( Baptisé « Red Love ») qui se tiendra le 25 Août 2018 à Chateaugiron près de Rennes, pour la première fois en France ( le Red Love Festival existait déjà dans de nombreux pays européens).

Après une Expo Photos qui leur était consacrée ( Pascal SACIEUX a photographié 726 habitants roux de 2 mois à 84 ans), cette date célébrera « la roussitude » le temps d’une journée ( mais la manifestation est bien sûr ouverte aussi aux blonds, bruns et autres!).  Au programme, « joie, bonne bouffe, artisanat et concerts »… les organisateurs espèrent 3000 visiteurs.

Par ailleurs, un livre ,  » Ornements de Rousseur », paraîtra en juin aux Editions GOATER, qui compilera photos et témoignages de roux et de rousses.

Photo American Airlines Arena

Après les Etats-Unis et l’Australie, Roger WATERS, le génie créatif de PINK FLOYD, a démarré une tournée européenne. Avec cette tournée (« US + THEM »), il passera par la France, à Lyon ( Halle GARNIER le 9 mai), à Nanterre ( U Arena les 8 et 9 juin) et à Lille ( Stade Pierre-Mauroy le 16 juin)…

Il y interprète des classiques de PINK FLOYD ( Wish you were there, The Wall, Animals, Dark sie of the moon…) ainsi que des chansons récentes de sa carrière solo. Quand on sait que les prestations de Roger WATERS en concert sont légendaires et sont des expériences sensorielles incroyables, on s’attend au meilleur ( ce qu’ont d’ailleurs prouvé les dates américaines et australiennes de la tournée).

Les fans connaissent le niveau d’exigence et de préparation de Roger WATERS, que ce soit pour la production visuelle ( de pointe) ou pour le système audio, toujours à couper le souffle!

Les billets se vendent vite… mais vu la dimension des lieux choisis pour ces concerts, des places peuvent encore être disponibles   ( vente en ligne).

On peut écouter sur YOUTUBE une intégrale du ( très engagé et très brillant ) live US+THEM aux USA ( durée 2h environ)

:P hoto Club des Lombards

Le concert « Alfredo RODRIGUEZ Trio » du Tourcoing Jazz Club était plus que complet en cette fin mars… et on comprend pourquoi si on regarde les villes-étapes de la tournée du Trio  qui présente son nouvel album ( Little Dream) de Paris à Marciac en passant par Rome, Tokyo ou Detroit!

Les amateurs tourquennois ont donc mesuré leur chance et n’ont pas boudé leur plaisir devant la virtuosité et le talent du jeune pianiste cubain, d’autant qu’ils ont eu droit à un vrai show musical, grâce au batteur (Michael OLIVERA GARCIA)  et au bassiste (Munir HOSSN) . Les 3 artistes ont joué et improvisé avec un plaisir manifeste et comunicatif , confirmant en live la qualité de leur nouvel album.

Né en 1985 à Cuba dans une famille très sensibilisée à la musique, Alfredo RODRIGUEZ  y a étudié le piano classique avant de se tourner vers le Jazz . En 2006 , le pianiste est sélectionné pour le Festival de Montreux et Quincy JONES le remarque. En 2007, il forme son premier Trio ( déjà avec OLIVERA GARCIA à la batterie). En 2009, il demande l’asile politique aux USA et depuis lors, il a participé aux grands festivals de Jazz , tourné dans le monde entier et travaillé avec des « pointures » telles que Herbie HANCOCK.

Le talent d’Alfredo RODRIGUEZ fait l’unanimité ( nomination aux Grammy en 2015 pour son arrangement de Guantanamera), et il est d’ores et déjà considéré comme le symbole de la relève du Jazz cubain…. Ne pas manquer un de ses concerts si la chance se présente!

 

Album  » THE LITTLE DREAM »

Site internet de l’artiste: www.alfredomusic.com

 

 

Photo medias24

Après « MEKTOUB » ( record d’entrées au Maroc en 1997), « ALI ZAOUA  PRINCE de la RUE » en 2OOO, le poignant « LES CHEVAUX de DIEU » en 2012 et surtout le très polémique « MUCH LOVED » en 2015 ( interdit au Maroc pour « atteinte à l’image du pays »), un nouveau film du réalisateur franco-marocain Nabil AYOUCH est forcément un événement attendu, scruté et commenté….

Car revoici Nabil AYOUCH avec « RAZZIA », où il met une nouvelle fois en scène le Maroc, toujours avec le même mélange d’amour et d’inquiétude critique. Plus que jamais, le réalisateur se positionne sans concessions contre le rétrécissement de la liberté et des consciences, contre l’intolérance et contre un esprit répressif qui selon lui ne peut que déboucher sur la résistance et la révolte.

« RAZZIA » se situe à CASABLANCA ( la ville est d’ailleurs un personnage à part entière du film), entre passé et présent . Reliées sans le savoir, cinq destinées  se croisent dans ce « film choral ». Au-delà de leurs différences, les 5 personnages ont une même quête de liberté, une forme de résistance personnelle… et  sont peu à peu  gagnés par  une  révolte commune. Salima, Hakim, Joe, Abdallah, Ines… 5 visages, 5 trajectoires, 5 manières d’étouffer sous les préjugés et les diktats familiaux, sociaux ou religieux, 5  façons de réagir…que le réalisateur filme au plus près, avec intensité et sensibilité.

Le film démarre dans un village de l’Atlas en 1982, avec un instituteur passionné, victime comme ses élèves de la « pédagogie en marche forcée » alors imposée ( arabisation obligatoire, suppression de certaines matières etc…). Il se poursuit de nos jours, à  Casablanca donc ( ville qui inquiète autant qu’elle fascine Nabil AYOUCH ),  dans un contexte tendu, où épanouissement personnel et paix sociale apparaissent fragilisés et menacés.

Si « MUCH LOVED » avait fortement secoué le Maroc et suscité de graves controverses, « RAZZIA » a pu s’y tourner sans gros problèmes et sa sortie dans le pays a été autorisée . Le film y provoque certes discussions et critiques, mais enregistre par ailleurs de très nombreuses entrées.  En France, « RAZZIA  » est bien accueilli par la critique et les professionnels , mais sa diffusion reste limitée ( 108 salles au total et, par exemple, une seule salle qui  programme le film pour toute la métropole lilloise)… Beaucoup devront donc attendre une diffusion télévisée ( sur ARTE probablement?), ou avoir recours au streaming…

A noter que la musique choisie pour la bande son est remarquée et appréciée par la plupart des spectateurs.

Photo Le Progrès

Victime d’une crise cardiaque, le grand violoniste Didier LOCKWOOD a quitté ce monde le week-end dernier, à 62 ans seulement. Sa mort soudaine a sidéré et violemment attristé tous ceux qui avaient croisé sa route ou simplement aimé son approche de la musique… et ils sont légion, du plus célèbre ( Louis  BERTIGNAC, les CAPUCON, Emmanuel MACRON, et tant d’autres de part le monde …) au plus modeste.

Car Didier LOCKWOOD, musicien à l’immense talent et homme aux mille projets, a profondément marqué le monde du jazz et bien au-delà du jazz.

Né à Calais en 1956, il démarre l’étude du violon à 7 ans ( son père enseigne la musique). Très tôt, grâce à un frère aîné pianiste de jazz, Didier LOCKWOOD est attiré par l’improvisation . A 17 ans, c’est avec le groupe de rock progressif MAGMA qu’il démarre sa carrière. Remarqué par Stéphane GRAPPELLI, il entamera ensuite une carrière solo, et jouera avec les plus grands ( Michel PETRUCCIANI, Miles DAVIS, Herbie HANCOCK, Claude NOUGARO etc …etc…). Grand représentant du jazz français à l’étranger, virtuose  de  « tous »  les  jazz    ( electro jazz, jazz manouche …), Didier LOCKWOOD a assuré quelques 4500 concerts et réalisé plus de 35 enregistrements ( son dernier album, « OPEN DOORS » est sorti fin 2017). Par ailleurs, militant pour une « musique sans frontières et sans a priori », il avait à coeur d’explorer en permanence des horizons nouveaux et avait toujours un ( ou plusieurs!) projet(s) en tête. C’est ainsi qu’il travailla sur 2 opéras, composa plusieurs concerti et de nombreuses musiques de films. Il connut aussi un grand succès avec  » Le jazz et la diva » ( avec sa première épouse Caroline CASADESUS), fut parrain d’innombrables festivals….Mais surtout, Didier LOCKWOOD s’est beaucoup investi dans la formation et la pédagogie musicales, allant jusqu’à créer le Centre des Musiques Didier Lockwood à Dammaries-les-Lys . Il s’est souvent fait l’avocat d’un enseignement musical attractif , en-dehors des carcans trop théoriques ou élitiste

Didier LOCKWOOD avait épousé la soprano Patricia PETIBON en 2015

Si FES, longtemps capitale politique et intellectuelle du Maroc, reste aujourd’hui  un pôle de rencontre et d’échange des cultures et des savoirs, c’est en partie grâce au FESTIVAL  des MUSIQUES SACREES du MONDE ( né en 1994) et à son Forum ( instauré en 2001). En 2001 d’ailleurs, l’ ONU qualifiait officiellement cette manifestation d’ « événement marquant, contribuant au dialogue des civilisations ».     

Depuis plus de 20 ans, le FESTIVAL de FES  a rallié des artistes de notoriété internationale qui, dans leur diversité ( Joan Baez, Paco de Lucia, Patty Smith, Jordi Savall, Barbara Hendricks etc….), partagent une certaine quête du Sacré. Outre ces artistes renommés sont présentés des talents encore méconnus, des projets artistiques audacieux et aussi, depuis quelques années et grâce au directeur artistique Alain WEBER, de grandes créations pluridisciplinaires en particulier lors de la soirée d’ouverture ( traditionnellement présidée par la Princesse Royale, épouse du Roi du Maroc et native de Fes)

Si, en plus de la beauté et de l’attrait de la ville de FES en elle-même, on ajoute que les concerts sont donnés dans des lieux grandioses ( BAB MAKINA pour les grands concerts du soir), délicieux ( les Jardins JNAN SBIL pour les concerts d’après-midi), ou à l’architecture historique et magnifique ( dars et palais de la Médina pour des concerts nocturnes et les nuits soufies) … on se donne une raison supplémentaire pour découvrir un Festival où se retrouvent par ailleurs de très nombreux habitués… lesquels habitués doivent cette année s’adapter à des dates inédites ( 22-30 juin), soit nettement plus tard en saison, Ramadan oblige!

Accordons enfin un bon point aux organisateurs qui cette fois, n’ont pas tardé à dévoiler le thème du Festival et l’essentiel du programme ( même l’organisation du Forum est précise! ). Le thème retenu pour la 24ème édition du Festival , « SAVOIRS  ANCESTRAUX », apparaît de surcroît en parfaite cohérence avec la ville de FES, dont l’architecture et le savoir-faire des artisans sont  renommés depuis des siècles!

Les arguments pour participer au FESTIVAL des MUSIQUES  SACREES du MONDE  sont donc légion… Pour se renseigner sur la programmation , le site officiel du Festival (bien qu’encore incomplet) est facile à consulter 

  ( www.fesfestival.com )              

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