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Le Festival des Musiques Sacrées du Monde à Fes n’est pas uniquement musical… Les matinées des 5 premiers jours sont consacrées au « Forum de Fes », qui a l’ambition de faire réfléchir et discuter sur le monde tel qu’il va ou plutôt  ne va pas et qui aborde de grands sujets de société (c’est  »une âme pour la mondialisation »...). Venus de partout, personnalités politiques ou médiatiques, universitaires, philosophes , artistes, et bien sûr simples festivaliers se retrouvent dans le cadre enchanteur et apaisant des jardins de Batha, où « l’esprit de Fes » ne manque pas de souffler ses valeurs de tolérance et d’ouverture… Est-ce la magie du lieu ou le talent des organisateurs, il y survient  plus qu’ailleurs  de belles rencontres,  des dialogues rares ou improbables,  des témoignages inattendus… et si on sait bien que cela ne résoudra  pas les grands problèmes, voir que le dialogue est possible est déjà une satisfaction, parfois un événement et qui sait, une première impulsion…même si l’actualité se rappelle parfois brutalement à nous!

Intense et vivant, le Forum de cette année aura particulièrement marqué les esprits. Comme prévu, il a d’abord rendu  hommage à Nelson Mandela ( une table ronde réunissant Jack Lang, la vice-présidente du Sénat français Bariza Khiari et Patrick Viveret), puis c’est «  le vivre ensemble » , les sociétés multiculturelles et les enjeux de la diversité ( y compris au Maroc)  qui ont fait table ronde et discussion ( entre autres  autour d’Eric Fottorino, puis avec la ministre gabonaise de la culture, le ministre marocain de la culture, le haut fonctionnaire français Zaïr Kedaddouche etc …)  avant que ne soit posée une  question  volontairement provocatrice  :  » un Nelson Mandela est-il possible au Moyen Orient? ». Leïla Chahid , entourée de la cinéaste Simone Bitton et de la journaliste israélienne Amira Hass, ainsi que du réalisateur Nabil Ayouch ( « Les chevaux de Dieu ») a mis toute sa passion et sa force de conviction pour situer le problème palestinien,en éclairer l’urgence, donner du corps et du coeur à ses attentes , tout en faisant preuve de réalisme politique et humain…de quoi passionner le public et lui donner envie de mieux comprendre et s’informer….e t les événements actuels  s’y prêtent dramatiquementt!

Autant de temps forts qui  font aussi la personnalité au Festival de Fes…et qui ont donné de la profondeur au thème de cette 20ème édition, le « voyage des cultures »...

Effervescence des derniers jours à FES : ce vendredi 13 JUIN (et jusqu’au 21) le FESTIVAL des MUSIQUES SACREES DU MONDE inaugure sa 20ème édition….une édition dont la programmation est cette année placée sous le signe du « voyage des cultures » et qui rendra hommage à Nelson Mandela lors du Forum de Fes ( conférences-débats durant 5 matinées du Festival).

Vendredi soir, c’est l’oeuvre poétique  « La Conférence des oiseaux »  qui sera le thème du spectacle d’ouverture, annoncé comme une création audacieuse associant musique, danses, arts du cirque etc.. et qui devrait se dérouler en présence de la Princesse Royale Lalla Salma…  Roberto Alagna, Johnny Clegg et Youssou N’dour (tous deux réunis pour évoquer Mandela), Rokia Traoré,  Buddy Guy et bien d’autres  animeront ensuite les grands soirs de Bab Makina… Bien sûr, les délicieux jardins du Musée Batha accueilleront comme toujours les concerts de l’après midi, plus intimes et très prisés du public ( on y découvrira par exemple l’ensemble Atlan, Jordi Savall, les chants sacrés des gitans etc…), et les palais de la médina s’ouvriront pour les concerts des « nuits de la Médina » et pour la musique Soufie.

Personnalités ou simples quidams, les très nombreux habitués du festival en attendent beaucoup, ne doutant pas que , cette année encore, l‘ »esprit de Fes » soufflera sa brise très particulière, empreinte de tolérance, d’ouverture…et aussi  de découvertes et de surprises inattendues…

De tout cela bien sûr, culture-et-plus vous  rendra compte!

Une vraie chance et un coup de coeur: le passage au Tourcoing Jazz Club des Cash Box Kings… et c’est un soir à Chicago, au Buddy Guy’s ou au Rosa’s lounge! Un plaisir qui se prolonge bien sûr en écoutant leurs CD, et en particulier « Black Toppin’  »   qui a reçu l’Award du meilleur album de blues traditionnel pour 2013.

Originaires  de la « windy city », les Cash Box Kings  sont fidèles au blues des années 50 , mais ils y apportent un souffle d’enthousiasme et de jeunesse, une dose de « blues-a-billy », une escapade dans les années 70,  et ça donne un show détonnant… Le chanteur ( Oscar Wilson) comme les musiciens ( Joe Nosek , Joel Paterson, Pascal Delmas et Fred Jouglas  lors de ce concert ) sont excellents sur scène, avec une mention spéciale pour le guitariste  Joel Paterson … A découvrir ou à re-découvrir!

Les auditeurs lève-tôt de France Culture ( « Les Racines du Ciel » le dimanche à 7h05) connaissent bien Leili ANVAR, les lecteurs du Monde des Religions ou les téléspectateurs des Chemins de la Foi (« Islam ») aussi, et bien sûr , les habitués du Festival des Musiques Sacrées du Monde de Fes, car elle y est très présente depuis plusieurs années. Elle y sera plus active encore en juin prochain, puisque la 20ème édition du Festival  a choisi pour thème « le Cantique des Oiseaux » ( souvent appelé « Conférence des oiseaux » ), une oeuvre du 12ème siècle  dont elle est la récente traductrice et que nul ne connaît mieux qu’elle.

Née à Téhéran en 1967, Leili Anvar maîtrise et enseigne la langue et la littérature persanes ( à l’INALCO). Mais au-delà de ces fonctions, elle est considérée comme une spécialiste incontournable du monde iranien et indien. Elle s’est aussi beaucoup intéressée à la littérature mystique et amoureuse, ce qui l’a plongée dans la poésie…et l’a par ailleurs amenée à étudier la place des femmes dans l’art, la religion ou la mystique. Ce qui est intéressant, c’est que pour elle, littérature ou poésie ne sont pas des mondes clos, enfermés dans le passé, elle en fait au contraire un point d’appui pour comprendre et éclairer des chemins contemporains. De ce fait, elle donne une grande modernité aux oeuvres qu’elle traduit , étudie et commente. C’est , en plus d’un vrai charme personnel, ce qui la rend passionnante pour ses lecteurs et auditeurs….

Parmi les ouvrages publiés par Leili ANVAR, citons « RUMI » ( Jalad ad-din Rûmi) , « Orient, 1000 ans de poésie et de peinture » , une biographie de la poétesse kurdo persane Malek Jân Nehmati :   »La vie n’est pas courte mais le temps est compté »,  et bien sûr, la magnifique traduction du « Cantique des Oiseaux », en collaboration avec Michael Barry pour les illustrations et édité par Diane de Sellers. La soirée d’ouverture du Festival de Fes s’inspirera directement de cette épopée poétique du poète Farid-ud-Din ‘Attâr pour un spectacle annoncé comme   » réunissant l’art de la mise en scène, la musique et les danses traditionnelles, les vidéo projections et les arts du cirque », spectacle  qui devrait ensuite voyager dans le monde entier… alors, rendez-vous bientôt sur  » culture-et-plus » pour évoquer cette mythique Conférence des Oiseaux!

Le Brésil est à la mode cette année, football oblige, mais promis-juré, les quatre amies n’y avaient pas pensé, et leur projet est né il y a longtemps déjà….En tout cas, en ce mois de mai, c’est bien la musique brésilienne qui réunit Natalie DESSAY , Agnès JAOUI, Hélèna NOGUERRA et Liat COHEN dans l’album « RIO-PARIS ».

Une chanteuse lyrique ( mais Natalie DESSAY a décidé de prendre ses distances avec l’opéra), une comédienne ( mais Agnès JAOUI avait déjà sorti avec succès l’album « Canta » en 2006), une actrice-chanteuse belgo-portugaise ( qui n’est donc pas que la soeur de Lio…), une guitariste (très) reconnue , bref  un quatuor de copines talentueuses qui avaient envie de faire de la musique ensemble et nous proposent un album aux sonorités métissées , qui invite aux vacances et à la danse…

Voisin du Cap Frehel ( et à 40 kms environ de St Malo), le Fort La Latte impose sa silhouette de grès rose, dominant la mer depuis ses rochers escarpés…Le site est somptueux, on ne sait qui magnifie l’autre, de la mer ou du Fort…en plus  l’intérêt historique n’est pas en reste ! Un coup de coeur partagé par de nombreux visiteurs….

L‘origine de la forteresse remonte à 1350, quand Etienne Goyon, sire de Matignon, ordonne la construction d’un chateau- fort . Le chateau connait ensuite une vie mouvementée: il résiste à de nombreux assauts ( il est d’ailleurs assiégé par Du Guesclin en 1379), son architecture est modifiée à plusieurs reprises,puis il est  ravagé, incendié , et laissé en ruine.

Sa  deuxième vie  commence réellement sous  Louis XIV, lorsqu’il est transformé en Fort de défense côtière par  Garengau   ( ingénieur du Génie de Vauban). Le Chateau de La Roche-Goyon devient donc Chateau de La Latte, puis Fort La Latte. Il résiste à la Révolution française et à un dernier assaut en 1815, puis est à nouveau laissé à l’abandon durant un siècle. Devenu Monument historique en 1925, il a aujourd’hui retrouvé une nouvelle splendeur et peut séduire les touristes car une restauration et un entretien soignés montrent à la fois la partie « chateau- fort » et la partie « fort de défense » (les propriétaires du Fort s’investissent beaucoup)…au final, une  visite à ne pas manquer, appréciable par petits et grands!

Renseignements pratiques: Tél : 02 96 41 57 11                     www.castlelalatte.com

Ouvert tous les jours (10h30-18h) du 1er avril au 30 septembre  et jusqu’à 19h du 7 juillet au 27 août

« Ni pop,  ni jazz,  ni classique »  ou encore   » quelque chose de très contemporain interprété par des instruments traditionnels »...voilà comment Rokia TRAORE définit sa gageure artistique personnelle . Et elle s’emploie à le démontrer sur scène actuellement, puisque ces prochaines semaines, elle se produit en France, en Belgique et en Russie, avant de participer au Musiques Sacrées du Monde à FES le 16 juin .

L’ artiste malienne, née à Bamako en 1974, à la fois chanteuse, auteur-compositeur, interprète et guitariste,  n’est bien sûr pas une inconnue pour le public. De nombreux succès ont jalonné sa carrière, en particulier une  Victoire de la Musique en 2009 pour son album Tchamantché. En 2005, elle avait participé à « Billie and me », et en 2010, elle a composé et chanté pour le DESDEMONA de P. Sellers et T. Morrisson, avant d’entamer (2011-2012) une tournée assez triomphale, « ROOTS »….A chaque fois, son style artistique mêle la tradition malienne ( musique mandingue) et le modernisme occidental. Le fait d’avoir suivi un père diplomate dans des affectations successives n’est sans doute pas étranger à cette ouverture ( Rokia  Traore a par ailleurs fait des études à Bruxelles). Si ses musiciens utilisent des instruments traditionnels  (balafon, djembe…), sa voix, elle, reste libre de s’évader hors des frontières. Depuis quelques années, elle a également intégré guitare électrique, basse et batterie en accompagnement de son répertoire.

Rokia TRAORE refuse « d’entrer dans des cases » et ce mélange de calme intérieur et d’indéfectible détermination lui a valu le qualificatif de « guerrière tranquille » ( par Métronews). Son album   »BEAUTIFUL AFRICA » (2013) marque un virage « rock », en même temps qu’un engagement politique plus marqué. Rokia TRAORE, qui s’autodéfinit comme « afroprogressiste » a aujourd’hui fait du monde entier sa scène….

« Une référence », « un mythe », « une légende vivante »….les superlatifs ne sont pas assez nombreux pour qualifier BUDDY GUY… ce musicien de blues -rock que les plus grands vénèrent ( les Rolling Stones par exemple sont des admirateurs inconditionnels). Un artiste rare, mais qui nous donne une chance de l’applaudir cet été, car il a 2 concerts programmés en France en juillet ( à l’Olympia le 3 juillet  et au Festival Jazz de Vienne le 4 juillet), et par ailleurs, il assurera la clôture  du 20ème Festival des Musiques Sacrées de Fes le 21 juin prochain….

BUDDY GUY est né en Louisiane en 1936. C’est là qu’il découvre la musique, très modestement d’abord, sur une guitare qu’il a lui-même fabriquée. En 1957, il part pour Chicago, travaillant comme guitariste de studio, jouant aussi en solo et se produisant dans des bars etc… Il se fait peu à peu remarquer, le vrai succès arrivant dans le milieu des années 1960, il enregistre alors avec Eric CLAPTON et multiplie les tournées mondiales ( en 1970, il fait la première partie de la tournée française des Rolling Stones). Comme les autres  bluesmen , il connaît  une éclipse dans les années 70 et  80, mais un renouveau en 1989  lorsqu’il ouvre son  fameux  club  » LEGEND  »  à  Chicago  puis  sort   l’album    » damn right, I’ve got the blues »(1991),  qui relance sa carrière. Son nom appartient  aujourd’hui  à la même légende  que ceux  de John Lee HOOKER ou de BB KING, et  il fait incontestablement partie des très grands du blues rock.

Citons 2 autres albums de sa discographie: « Sweet Tea » en 2001 ( album très lancinant, qui s’apparente plus au « blues hypnotique »)  et le plus récent,   »Rythm and Blues » en 2013

Le pianiste Jacky Terrasson sera en concert au Tourcoing Jazz Club le 10 Avril prochain…une bonne nouvelle, car le cadre intimiste de la Maison Folie de l’Hospice d’Havré parait  idéal pour (re)découvrir cet artiste talentueux, ouvert sur le monde et au répertoire varié.

C’est aussi l’occasion de rappeler l’essentiel de son parcours… Première chance pour Jacky Terrasson, il naît ( en 1965) d’un père français et d’une mère américaine, ce qui lui ouvrira  2 cultures musicales, qu’ il aura le don d’ associer sans rien perdre de chacune d’elles. Sa formation se fera donc des deux côtés de l’Atlantique ( tout comme sa vie , aujourd’hui encore!) … Il commence  par des études de  piano classique, puis il aborde le jazz … et les expériences s’enchaînent alors très vite  pour le jeune Jacky Terrasson : il étudie à Boston, joue à Chicago puis à New York… et, au passage, de retour en Europe, il accompagne  Dee Dee Bridgewater…

C’est  à partir des années 90 que Jacky Terrasson voit son talent  régulièrement récompensé:

En 1993 il remporte le Prix International de piano jazz  Thélonius Monk, avant d’accompagner Betty Carter en tournée mondiale

En 1995  le Prix Boris Vian lui est attribué , en 2003 , ce sont  les Victoires du Jazz, puis  le Djangodor etc..

Ces dernières années il a collaboré avec des artistes renommés ou prometteurs : citons simplement Ibrahim Maalouf ( pour Diachronism en 2009) ou encore Michel Portal, Stéphane Belmondo et Cécile Mac Lorin ( Album Gouache en 2012, année où il forme un nouveau groupe, avec le contrebassiste Burniss Earl Travis et le batteur Justin Pauwel)..

Le maître mot de Jacky Terrasson est de ne pas se laisser enfermer dans un style ou un savoir-faire. Il explore , il propose, sans jamais rester confiné dans un genre musical. On le connait pour le be-bop , mais aussi pour son admiration pour Monk ou Bud Powell qui l’ont beaucoup influencé. Le style de Jacky Terrasson est très percussif, avec une capacité assez unique à changer typiquement l’intensité sonore, passant instantanément du « piano » au « pianissimo » et créant ainsi un rapport particulier à l’auditeur…   Entre vélocité dans les tempos rapides et intimité dans les  balades, on savoure  chez lui une musicalité personnelle et colorée, tout à la fois forte et nuancée.

CONCERTS  (avec Earl Travis à la contrebasse et Lukmil Perez à la batterie)

                              le 10 Avril 2014  au  Tourcoing Jazz Club            tél  03 59 63 43 63  

                              le 11 Avril 2014  aux  Arcades  à  Faches-Thumesnil  

TINARIWEN, groupe rock Touareg,  sort EMMAAR, un nouvel album enregistré dans le désert californien  avec la bénédiction des plus grands du rock US…L’occasion d’un petit coup de projecteur sur ce groupe pas comme les autres!

TINARIWEN (ce qui signifie « gens du désert ») est en fait un collectif de chanteurs, auteurs-compositeurs et musiciens qui se produisent dans des combinaisons différentes selon les concerts, avec un « noyau dur » de 5 ou 6 musiciens et un chanteur charismatique, Abraybone.

Formé en 1979 avec des musiciens du nord-Mali, le groupe connaît des premières années très perturbées, dans un contexte de troubles et de luttes armées ( auxquels  d’ailleurs certains membres du groupe participent, aux côtés des rebelles touaregs ). A partir des années 90, leur popularité grandit, d’abord auprès des Touaregs, puis dans tout le Sahel et, dès les années 2000, en Occident ( Europe, Etats-Unis, Japon et Australie). La composition du groupe se renouvelle aussi, avec des membres plus jeunes,  moins  directement concernés par les premiers engagements politiques du  groupe. Ils participent dès lors à de nombreux Festivals et  reçoivent  plusieurs prix  prestigieux  ( dont le Grammy Awards « Musiques du Monde » en 2011).

Aujourd’hui, très nombreux sont les grands noms du rock  qui les apprécient et sollicitent leur collaboration musicale ( Robert Plant, Red Hot Chili Pepper etc…). Ils enchaînent donc les concerts un peu partout dans le monde, obligés pour le moment de rester éloignés du Mali.

On parle à leur sujet de « rock touareg », de « rock suave » et parfois de blues. Ils s’expriment autour de la guitare touareg (« Assouf »), de la flûte, du violon à une corde et du tambour tinde. Leurs influences sont multiples, de Led Zeppelin à Bob Dylan, en passant par les marocains Nass el Ghiwane et la musique algérienne. Ce qui est sûr, c’est qu’ils restent attachés à leurs traditions musicales d’origine , ce qui confère à leur musique une personnalité à part, un rock poétique et nostalgique, mélangé de mélopées poétiques… A écouter pour se faire une opinion!

 

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