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Né à Beyrouth en 1980 dans une famille d’intellectuels et d’artistes ( fils de musiciens, neveu de l’écrivain Amin Maalouf), Ibrahim Maalouf est un musicien ( pianiste et trompettiste), compositeur ( particulièrement de musiques de films…dont le récent « Yves Saint-Laurent »), arrangeur et professeur. C ‘est le seul trompettiste au monde à jouer de la musique arabe avec une  trompette à quarts de ton (inventée par son père en 1960).

Aujourd’hui connu et reconnu, il a remporté de nombreux concours de musique classique et de jazz . Les Victoires du jazz l’ont récompensé en 2013, tandis que l‘Unesco lui avait décerné le titre de « jeune artiste oeuvrant pour le dialogue interculturel entre les mondes arabe et occidental »…

Toujours en recherche d’ouverture et de novation, il n’hésite pas à s’ouvrir à des sonorités plus actuelles, électro, jazz-funk et fusions.

Les Victoires de la Musique viennent de distinguer  Ibrahim MAALOUF  pour son album « ILLUSIONS » dans la catégorie « album de musiques traditionnelles ou de musiques du monde.

 

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mahjoub ben Bella 2013 

 EXPOSITION   « LA COULEUR  INCANTATOIRE »  à  l’ HOSPICE  COMTESSE

Exposé un peu partout en France et dans le monde, choisi par Alger pour inaugurer magistralement le Musée d’Art moderne, Mahjoub Ben Bella n’avait jamais eu d’exposition « officielle » dans la capitale de sa région de vie et de cœur. C’est enfin chose faite : l’Hospice Comtesse de Lille accueille depuis le 17 octobre et jusqu’au 12 janvier « la couleur incantatoire » de l’artiste, proposant bien sûr de nombreuses grandes toiles (pour la plupart récentes et encore jamais exposées) mais aussi des œuvres graphiques ( dessins, aquarelles, gravures, céramiques…) plus confidentielles car plus rarement montrées. On serait presque tenté de dire que Lille a bien fait de tarder pour monter une telle exposition, tant y sont mis en valeur le travail et la personnalité de Mahjoub Ben Bella. Plus maître que jamais de son art, il explose de talent dans chaque toile présentée. Le voici assez lucide et inspiré aujourd’hui pour rendre hommage à Picasso, à Goya, à Delacroix ou à Van Gogh en s’imprégnant magnifiquement de ces génies tout en restant absolument lui-même . Avec ses œuvres récentes, Mahjoub Ben Bella confirme, surprend, interpelle et séduit. Surtout, il prouve avec éclat qu’il est vraiment un très grand artiste. Ceux qui l’aiment et suivent son œuvre depuis des années le savaient, mais ils seront fiers et heureux que le talent du peintre éclate ainsi aux yeux de tous, d’autant que l’homme reste toujours aussi simple, sensible et chaleureux !

(32 rue de la monnaie à lillle – fermé le mardi et le lundi matin)

 

 

Par ailleurs, jusqu’au 12 décembre, la ville de RONCQ accueille une exposition « volumes éclectiques » de Mahjoub Ben Bella

Les Anciennes Ecuries proposent des œuvres sur cageot, pavé, caillou ou clous….une autre facette de l’oeuvre de Mahjoub Ben Bella, particulièrement intéressante à découvrir ou redécouvrir en parallèle à l’exposition de l’Hospice Comtesse.

(attention l’exposition n’est visible que le dimanche de 15h à 19h)

 LES « MUSIQUES  SACREES  DU  MONDE » DE FES

C’est un fait, les Festivals sont à la mode. Ils s’affichent du nord au sud, d’est en ouest, dans les grandes villes ou dans les trous perdus…chaque région veut le sien, chaque thème est bon à prendre…Difficile de les dénombrer et de s’y repérer. On trouve aujourd’hui le meilleur et le pire : festivals de musique classique, ou baroque, ou celtique…de rock , de jazz, d’art lyrique, du roman américain… festivals connus et reconnus, festivals confidentiels, ou improbables, ou éphémères…Quelques belles têtes d’affiches, un zeste d’imagination et de talent, une dose de snobisme parfois, rien n’est gagné d’avance, la concurrence est internationale , surtout l’été!

Et puis il y a le Festival Musiques Sacrées du Monde de Fes, et il occupe une place à part. Depuis près de 20 ans ( 19ème édition cette année, sur le thème de « Fes l’Andalouse »), il attire dans la magnifique médina un public international, nombreux et souvent fidèle . Rares sont ceux qu’il laisse indifférents et on y rencontre beaucoup plus d’inconditionnels que de déçus…Pour le public comme pour les artistes, ce Festival est devenu une référence, un incontournable.

Mais pourquoi ?

D’abord , bien sûr, parce que Fes est un écrin incomparable. Mais aussi peut-être parce qu’on ne vient pas aux Musiques sacrées uniquement pour voir et entendre de beaux spectacles ou de grands noms de la scène ( même si…). Dès l’origine, les fondateurs du Festival ont mis en avant un «  esprit de Fes », et, finalement 20 ans plus tard, l’esprit souffle toujours ! En plus des concerts, les festivaliers sont invités à participer au «  Forum de Fes », pour discuter du monde tel qu’il va ou ne va pas, tel qu’il change, inquiète ou enthousiasme. Des personnalités animent ces échanges, philosophes, poètes, écrivains, gens de la politique ou des médias…ils donnent leur regard, expriment leurs doutes et leurs espoirs, le tout dans un climat d’ouverture et de tolérance ( et, ce qui ne gâte rien, dans le cadre délicieux des jardins du musée Batha !). Parmi les thèmes abordés ces deux dernières années citons «  le poète et la cité », « après le printemps arabe quel avenir ? », « la finance peut-elle être solidaire ? », « les nouveaux enjeux de la diversité »…à chaque fois l’occasion d’une rencontre entre la culture et la réflexion, entre l’actualité et la spiritualité.

Bien sûr, la musique reste au coeur du Festival. De très grands artistes du monde entier se produisent sur la grande scène de Bab Makina. Certaines soirées ont fait date : Paco de Lucia (l’un des plus extraordinaires concerts), mais aussi Joan Baez, Björk, Patti Smith ( comme on le voit, « musiques sacrées » serait plutôt à prendre au sens de « musiques engagées » !), Archie Shepp et bien d’autres encore…

A nouveau dans les jardins Batha, en union avec l’esprit de Fes et souvent en écho au thème annuel du Festival, les fins d’après- midi proposent des concerts plus intimes, et sont souvent l’occasion de belles découvertes, voire d’instants magiques ( nul n’oubliera les voix mongoles se mêlant aux voix sardes…).

Les « nuits de la médina » ouvrent d’autres lieux à des musiques et à des chants ou danses venus du monde entier, et la musique soufi n’est pas oubliée…

Enfin, un « Festival dans la ville » est présent, avec plusieurs grands concerts gratuits en plein air , des expositions, des animations…

Le Festival dure une huitaine de jours…et les journées sont denses !

Bien sûr, en prenant de l’âge, le Festival de Fes s’est professionnalisé. La notoriété l’a sans doute rendu moins proche, moins spontané. Mais il a su garder sa personnalité et valoriser ses différences, gagner en qualité sans oublier l’ « esprit de Fes ». Indéniablement, on rencontre aux «  Musiques Sacrées » un supplément d’âme qui vaut d’y venir…et incite à revenir !

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