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TINARIWEN, groupe rock Touareg,  sort EMMAAR, un nouvel album enregistré dans le désert californien  avec la bénédiction des plus grands du rock US…L’occasion d’un petit coup de projecteur sur ce groupe pas comme les autres!

TINARIWEN (ce qui signifie « gens du désert ») est en fait un collectif de chanteurs, auteurs-compositeurs et musiciens qui se produisent dans des combinaisons différentes selon les concerts, avec un « noyau dur » de 5 ou 6 musiciens et un chanteur charismatique, Abraybone.

Formé en 1979 avec des musiciens du nord-Mali, le groupe connaît des premières années très perturbées, dans un contexte de troubles et de luttes armées ( auxquels  d’ailleurs certains membres du groupe participent, aux côtés des rebelles touaregs ). A partir des années 90, leur popularité grandit, d’abord auprès des Touaregs, puis dans tout le Sahel et, dès les années 2000, en Occident ( Europe, Etats-Unis, Japon et Australie). La composition du groupe se renouvelle aussi, avec des membres plus jeunes,  moins  directement concernés par les premiers engagements politiques du  groupe. Ils participent dès lors à de nombreux Festivals et  reçoivent  plusieurs prix  prestigieux  ( dont le Grammy Awards « Musiques du Monde » en 2011).

Aujourd’hui, très nombreux sont les grands noms du rock  qui les apprécient et sollicitent leur collaboration musicale ( Robert Plant, Red Hot Chili Pepper etc…). Ils enchaînent donc les concerts un peu partout dans le monde, obligés pour le moment de rester éloignés du Mali.

On parle à leur sujet de « rock touareg », de « rock suave » et parfois de blues. Ils s’expriment autour de la guitare touareg (« Assouf »), de la flûte, du violon à une corde et du tambour tinde. Leurs influences sont multiples, de Led Zeppelin à Bob Dylan, en passant par les marocains Nass el Ghiwane et la musique algérienne. Ce qui est sûr, c’est qu’ils restent attachés à leurs traditions musicales d’origine , ce qui confère à leur musique une personnalité à part, un rock poétique et nostalgique, mélangé de mélopées poétiques… A écouter pour se faire une opinion!

 

Du 12 au 25 juin 2014, Essaouira accueillera le 17ème Festival Gnaoua et Musiques du Monde. Comme chaque annnée, l’ancienne Mogador se mettra en fête pour ce festival qui lui a un jour valu le surnom de « Woodstock marocain ».

Des nuits colorées et bruyantes, des rythmes endiablés dans un cadre unique, à la fois gigantesque et intimiste, voilà ce qu’offre la ville durant 4 jours en juin. A Essaouira, qu’ils soient gnaouas ou artistes venus du monde entier, les musiciens se surpassent en virtuosité, et dans cette générosité, tout devient magie. C’est que dès l’origine, le Festival gnaoua s’est construit autour d’une idée forte de la « fusion », une fusion des musiques bien sûr, mais qui symbolise aussi la fusion des âmes et des cultures.

Surtout, depuis 1998, le Festival d’Essaouira a permis de faire connaître, reconnaître et apprécier la musique gnaoua, et même de lui donner des lettres de noblesse en « réhabilitant  » une culture parfois méprisée et menacée de disparition. L’ inscription au patrimoine oral et immatériel de l’humanité sera-t-elle la prochaine victoire ?

A Essaouira, les Gnaouas mènent la danse, mais QUI SONT LES GNAOUAS ?

Héritiers des esclaves jadis venus d’Afrique, les Gnaouas forment une confrérie présente essentiellement au Maroc, dans une moindre mesure en Algérie et un peu en Tunisie. Leur culture associe au moins 3 apports majeurs: celui de l’Afrique noire, celui des traditions berbères et l’apport arabo-musulman. La référence aux esprits ne les empêche pas d’invoquer les saints et de prier Allah…

Les Gnaouas pratiquent le rite de la possession ( la derdeba)  lors de cérémonies appelées lilas. ces lilas sont rythmées par le gembri, un instrument à cordes dont le maâlem  joue pour « faire monter » les esprits, les mlouks. Le maâlem appelle donc les mlouks à l’aide de son gembri, par des devises chantées et en brûlant de l’encens ( du benjoin). Respectant scrupuleusement le rite, il les invite à se présenter dans l’aire réservée aux danses de possession, et il accompagne les transes des adeptes. La lila se déroule durant des heures, car plusieurs familles de mlouks sont successivement appelées, chaque famille étant symbolisée par une couleur…

Les pratiques rituelles, initiatiques et thérapeutiques des gnaouas sont conduites par les maître-musiciens ( les maâlems) et leurs troupes ( joueurs de crotales et de ganga, danseurs) et par des voyantes-thérapeutes. Le maâlem est respecté, voire vénéré, pour sa maîtrise du gembri ( instrument sacré pour les gnaouas) et pour sa connaissance des rites initiatiques et de possession.

Les lilas constituent la face sacrée des pratiques gnaouas. Lors de manifestations comme le Festival, c’est bien sûr la face profane qui est montrée, faite de musiques et de danses, mais sans derdeba…Le répertoire de musique gnaoua joué pour et avec le public est riche de la culture et des traditions gnaouas, mais il n’aborde pas le domaine « privé » des transes et de la possession.

Classé en « comédie dramatique », ce film de Wes ANDERSON,  qui s’inspire du « paradis perdu » de Stefan Sweig,  a déjà été récompensé à Berlin, et il est généralement salué par la critique depuis sa récente sortie sur les écrans français.

C’est un film original, au casting riche ( Adrian Brody, Jude Law, Bill Murray, Mathieu Amalric ou encore Léa Seydoux figurent à l’affiche ), qui joue sur le burlesque, le décalé et la nostalgie, sans jamais oublier l’esthétique ( images et décors sont superbes). Il retrace les aventures improbables de Gustave H., homme aux clefs d’or d’un célèbre hôtel d’Europe Centrale entre les 2 guerres, et de son protégé, le jeune garçon d’étage Zéro Mustafa...On savoure comme une surprise certains clins d’oeil , à James Bond par exemple ou même aux jeux vidéo ( la poursuite en ski vaut le détour!)…Surtout, durant 1h40, on change totalement de registre, d’époque, et de références, car le film est hors de notre temps et réussit bel et bien à nous embarquer dans son univers.

Mention spéciale pour les 2 acteurs principaux, Ralph Fiennes et Tony Revolori, impeccables…et petite réserve sur le sous-titrage un peu « agressif » sur la version originale !

paco de lucia2

La triste nouvelle est tombée aussi brutalement que sa mort…PACO  DE  LUCIA est décédé d’une crise cardiaque à l’âge de 66 ans, tandis qu’il jouait sur une  plage de Cancun avec ses enfants.

C’est une vraie légende qui disparaît, un talent unique et universellement reconnu…

Paco de Lucia , de son vrai nom Francisco Sanchez  Gomez , est né le 21 décembre 1947 à Algeciras près de Cadix. Formé dès son plus jeune âge au flamenco, il en est devenu au fil des ans la référence majeure, n’hésitant pas à le moderniser et à associer le classique et le jazz au flamenco. C’est ainsi qu’il a joué avec les plus grands ( avec Chick Corea , avec Al di Moela par exemple ), après avoir enregistré ses 9 premiers albums avec une autre légende, « la » voix du flamenco , Cameron de la Isla.

En 2004, le prestigieux prix « Prince des Asturies » saluait l’ apport de Paco de Lucia au rayonnement de la culture espagnole. De fait, les scènes du monde entier l’ont applaudi et vénéré. Ceux qui ont eu le bonheur de l’entendre en juin dernier au Festival des Musiques Sacrées du Monde à Fes n’oublieront jamais l’émotion de ce concert extraordinaire…

L’artiste vivait tantôt à Palma de Majorque, tantôt au Mexique où il est décédé. Sa ville natale a décrété un deuil de 3 jours en son honneur

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Le  TOURCOING  JAZZ  FESTIVAL s’est aujourd’hui fait un nom et un renom ( la 28ème édition se déroulera du 11 au 18 octobre 2014) ….Moins connu sans doute est son « petit frère »né en 2009, le TOURCOING  JAZZ  CLUB , et pourtant….

Le  TOURCOING  JAZZ  CLUB est un rendez-vous mensuel , à ne manquer sous aucun prétexte si on aime le jazz, si on veut découvrir ou revoir des talents ( qui ont parfois déjà participé au Jazz Festival) et  si on apprécie les concerts intimistes ( la salle compte une centaine de places environ)… La qualité est toujours au rendez-vous, avec beaucoup de diversité dans la programmation, et de nombreux très bons  moments.

Les concerts ont lieu dans la salle de spectacle de la Maison Folie de l’Hospice d’Havré, 100 rue de Tournai à Tourcoing ( entrée du public  rue d’Havré pour les concerts). Le tarif normal est de 15 euros (… à quand un abonnement?).

Le site internet fournit les renseignements sur la programmation, la billetterie etc..
http://www.tourcoing-jazz-festival.com

A bientôt pour commenter les prochains concerts! et rendez-vous le 12 mars avec SYLVAIN  BEUF electric quartet

Depuis mai 2013, le musée Granet ( Aix en Provence) est dotée d’une extension particulièrement réussie, baptisée « Granet XXème » et qui occupe l’ancienne Chapelle des Pénitents de la Place Jean-Boyer. Ce joyau architectural du XVIIème siècle a été entièrement rénové pour servir d’écrin aux chefs-d’oeuvre rassemblés par le collectionneur Jean PLANQUE . Sur plus de 700m²  repensés avec beaucoup d’intelligence et de goût, on peut ainsi admirer plus de 130 oeuvres, souvent exceptionnelles, déposées au Musée Granet pour 15 ans par la Fondation Planque (300 oeuvres au total). L’occasion de (re)découvrir les artistes majeurs du xxème siècle,  car BONNARD, PICASSO, BRAQUE, DUFY, LEGER, KLEE, BISSIERE, de STAEL ou DUBUFFET  sont ici parfaitement mis en valeur et en lumière. Le plaisir des oeuvres se double du plaisir des lieux, ce qui signe une vraie réussite.

http://www.museegranet-aixenprovence.fr/www/page1.phchapelle des pénitents-granet xx

Le 20ème Festival des Musiques Sacrées du Monde  se déroulera à FES du 13 au 21 juin 2014, sur le thème « la Conférence des Oiseaux… » ( allégorie poétique du persan Farid Al-Din Attar écrite au 12ème siècle)… » ou lorsque les cultures voyagent »… La programmation est en cours de finalisation. Parmi les artistes annoncés, on trouve Roberto ALAGNA, YOUSSOU N’DOUR, Rokia TRAORE, Jordi SAVALL , Buddy Guy ou encore Johnny Clegg. Quant au Forum de FES, il devrait faire référence à Nelson MANDELA…  

A bientôt pour le programme définitif!

Entre grands concerts du soir à Bab Makina et concerts plus intimes  l’après-midi dans les jardins Batha, les plaisirs musicaux n’ont pas boudé la 19ème édition des Musiques Sacrées du Monde à Fes. Alors que se prépare la 20ème édition, pourquoi ne pas revenir sur quelques moments forts de juin 2013, ne serait-ce que pour le plaisir de revivre des instants de découverte et d’émotion…

 

Une rencontre inattendue: les voix nomades Sardaigne/Mongolie

…L’occasion de découvrir le chant diphonique khöömii et de retrouver les polyphonies des Tenores. Mais surtout, l’émerveillement d’entendre une fusion-évidence, car non seulement l’accord était musicalement beau, mais sardes et mongols contaient la même histoire…et nous la comprenions!…des instants magiques qui gomment les frontières, comment mieux illustrer l’ « esprit de Fes » !?

 

 

La perfection : Paco De Lucia

La légende vivante du flamenco a littéralement envouté le public de Bab Makina. Quand le professionnalisme aiguise l’émotion, on touche au génie et à la perfection. Et ce fut le cas tout au long du concert. Connaisseur ou non du flamenco, chacun a eu conscience de partager un moment d’exception. Les chanteurs et les musiciens de Paco De Lucia étaient sur le même registre d’excellence…et que dire du danseur Farruco ? Il a subjugué chaque spectateur et a fait un triomphe !

 

Une déception : Assala Nasri

Le concert devait être particulièrement « chaud »,eu égard à la popularité et à la personnalité de la chanteuse syrienne, mais le rendez-vous a été manqué. Le public n’a pas adhéré au choix des morceaux chantés par Assala Nasri ( son dernier album), et la vedette n’a pas apprécié les remous des spectateurs…A-t-elle eu peur comme on l’a dit?a-t-elle été vexée par les réactions ? Toujours est-il qu’elle a quitté prématurément (pour ne pas dire précipitamment) la scène, laissant une impression assez négative sur son concert. C’est la déception de cette programmation…

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La séduction : Ana Moura

Ana Moura revisite le Fado, qu’elle dynamise et dynamite. Elle le fait avec charme et talent, alliant douceur et énergie. Elle a totalement séduit le public de Batha…et c’était justifié !

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Un succès … populaire : El gusto

…ils ne sont pas jeunes ( Robert Castel est un des piliers de la formation), ils ne sont pas beaux, leur humour « date » un peu, ils ne sont pas tous bons musiciens ou chanteurs…et pourtant le public a fait un vrai triomphe à cet ensemble jovial , né dans la casbah d’Alger et qui mêle le châabi algérois et la musique arabo-andalouse et judéo-arabe dans un esprit de fête et de convivialité…alors pourquoi faire la fine bouche, ce fut une soirée appréciée !

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Un mythe bien vivant : Patti Smith

Certains s’interrogeaient sur la concordance Patti Smith/Musiques sacrées, beaucoup se demandaient comment l’icône punk-rock avait vieilli…eh bien la réponse était dans le concert. Patti Smith a assuré dans tous les sens du terme. Sa voix n’a rien perdu, son énergie est intacte, et, manifestement, elle aime toujours autant la scène. Le public n’a donc pas boudé son bonheur, même le spectateur  Edgar Morin a retrouvé ses 20 ans et n’a pu s’empêcher de danser!Un concert mythique qui gommait les années ! 

mahjoub ben Bella 2013 

 EXPOSITION   « LA COULEUR  INCANTATOIRE »  à  l’ HOSPICE  COMTESSE

Exposé un peu partout en France et dans le monde, choisi par Alger pour inaugurer magistralement le Musée d’Art moderne, Mahjoub Ben Bella n’avait jamais eu d’exposition « officielle » dans la capitale de sa région de vie et de cœur. C’est enfin chose faite : l’Hospice Comtesse de Lille accueille depuis le 17 octobre et jusqu’au 12 janvier « la couleur incantatoire » de l’artiste, proposant bien sûr de nombreuses grandes toiles (pour la plupart récentes et encore jamais exposées) mais aussi des œuvres graphiques ( dessins, aquarelles, gravures, céramiques…) plus confidentielles car plus rarement montrées. On serait presque tenté de dire que Lille a bien fait de tarder pour monter une telle exposition, tant y sont mis en valeur le travail et la personnalité de Mahjoub Ben Bella. Plus maître que jamais de son art, il explose de talent dans chaque toile présentée. Le voici assez lucide et inspiré aujourd’hui pour rendre hommage à Picasso, à Goya, à Delacroix ou à Van Gogh en s’imprégnant magnifiquement de ces génies tout en restant absolument lui-même . Avec ses œuvres récentes, Mahjoub Ben Bella confirme, surprend, interpelle et séduit. Surtout, il prouve avec éclat qu’il est vraiment un très grand artiste. Ceux qui l’aiment et suivent son œuvre depuis des années le savaient, mais ils seront fiers et heureux que le talent du peintre éclate ainsi aux yeux de tous, d’autant que l’homme reste toujours aussi simple, sensible et chaleureux !

(32 rue de la monnaie à lillle – fermé le mardi et le lundi matin)

 

 

Par ailleurs, jusqu’au 12 décembre, la ville de RONCQ accueille une exposition « volumes éclectiques » de Mahjoub Ben Bella

Les Anciennes Ecuries proposent des œuvres sur cageot, pavé, caillou ou clous….une autre facette de l’oeuvre de Mahjoub Ben Bella, particulièrement intéressante à découvrir ou redécouvrir en parallèle à l’exposition de l’Hospice Comtesse.

(attention l’exposition n’est visible que le dimanche de 15h à 19h)

 LES « MUSIQUES  SACREES  DU  MONDE » DE FES

C’est un fait, les Festivals sont à la mode. Ils s’affichent du nord au sud, d’est en ouest, dans les grandes villes ou dans les trous perdus…chaque région veut le sien, chaque thème est bon à prendre…Difficile de les dénombrer et de s’y repérer. On trouve aujourd’hui le meilleur et le pire : festivals de musique classique, ou baroque, ou celtique…de rock , de jazz, d’art lyrique, du roman américain… festivals connus et reconnus, festivals confidentiels, ou improbables, ou éphémères…Quelques belles têtes d’affiches, un zeste d’imagination et de talent, une dose de snobisme parfois, rien n’est gagné d’avance, la concurrence est internationale , surtout l’été!

Et puis il y a le Festival Musiques Sacrées du Monde de Fes, et il occupe une place à part. Depuis près de 20 ans ( 19ème édition cette année, sur le thème de « Fes l’Andalouse »), il attire dans la magnifique médina un public international, nombreux et souvent fidèle . Rares sont ceux qu’il laisse indifférents et on y rencontre beaucoup plus d’inconditionnels que de déçus…Pour le public comme pour les artistes, ce Festival est devenu une référence, un incontournable.

Mais pourquoi ?

D’abord , bien sûr, parce que Fes est un écrin incomparable. Mais aussi peut-être parce qu’on ne vient pas aux Musiques sacrées uniquement pour voir et entendre de beaux spectacles ou de grands noms de la scène ( même si…). Dès l’origine, les fondateurs du Festival ont mis en avant un «  esprit de Fes », et, finalement 20 ans plus tard, l’esprit souffle toujours ! En plus des concerts, les festivaliers sont invités à participer au «  Forum de Fes », pour discuter du monde tel qu’il va ou ne va pas, tel qu’il change, inquiète ou enthousiasme. Des personnalités animent ces échanges, philosophes, poètes, écrivains, gens de la politique ou des médias…ils donnent leur regard, expriment leurs doutes et leurs espoirs, le tout dans un climat d’ouverture et de tolérance ( et, ce qui ne gâte rien, dans le cadre délicieux des jardins du musée Batha !). Parmi les thèmes abordés ces deux dernières années citons «  le poète et la cité », « après le printemps arabe quel avenir ? », « la finance peut-elle être solidaire ? », « les nouveaux enjeux de la diversité »…à chaque fois l’occasion d’une rencontre entre la culture et la réflexion, entre l’actualité et la spiritualité.

Bien sûr, la musique reste au coeur du Festival. De très grands artistes du monde entier se produisent sur la grande scène de Bab Makina. Certaines soirées ont fait date : Paco de Lucia (l’un des plus extraordinaires concerts), mais aussi Joan Baez, Björk, Patti Smith ( comme on le voit, « musiques sacrées » serait plutôt à prendre au sens de « musiques engagées » !), Archie Shepp et bien d’autres encore…

A nouveau dans les jardins Batha, en union avec l’esprit de Fes et souvent en écho au thème annuel du Festival, les fins d’après- midi proposent des concerts plus intimes, et sont souvent l’occasion de belles découvertes, voire d’instants magiques ( nul n’oubliera les voix mongoles se mêlant aux voix sardes…).

Les « nuits de la médina » ouvrent d’autres lieux à des musiques et à des chants ou danses venus du monde entier, et la musique soufi n’est pas oubliée…

Enfin, un « Festival dans la ville » est présent, avec plusieurs grands concerts gratuits en plein air , des expositions, des animations…

Le Festival dure une huitaine de jours…et les journées sont denses !

Bien sûr, en prenant de l’âge, le Festival de Fes s’est professionnalisé. La notoriété l’a sans doute rendu moins proche, moins spontané. Mais il a su garder sa personnalité et valoriser ses différences, gagner en qualité sans oublier l’ « esprit de Fes ». Indéniablement, on rencontre aux «  Musiques Sacrées » un supplément d’âme qui vaut d’y venir…et incite à revenir !

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