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 Par Pascale GUISLAIN                                                                                                                                                   Photo LAM

 

Dites « GIACOMETTI » et presque invariablement, on vous répondra « L’Homme qui marche »… réponse exacte, mais réductrice, voire caricaturale par rapport à l’oeuvre du sculpteur et peintre suisse.

 Pour découvrir et mieux connaître Alberto GIACOMETTI ( 1901-1966), le LAM de Villeneuve d’Ascq ( HAUTS de FRANCE) consacre une grande rétrospective à un artiste déjà mythique de son vivant ( GIACOMETTI a reçu de nombreux prix et distinctions … et son portrait figure même sur un billet de 100 francs suisses)

Avec  » Alberto GIACOMETTI, Une Aventure Moderne » ( 13 Mars – 11 Juin 2019), le LAM, qui s’adresse aussi aux visiteurs belges et néerlandais, propose une exposition à la fois ambitieuse ( 150 pièces présentées, dont des chefs d’oeuvre rarement montrés) et originale, car c’est tout le Musée qui se met au diapason de GIACOMETTI.

Ainsi, dans le prolongement des oeuvres de Giacometti, le visiteur sera convié à jeter un autre regard sur des oeuvres des collections permanentes, signées de compagnons de route de l’artiste ( PICASSO, Henri LAURENS…)

Au sein de tous les espaces du musée sont également proposés des « CONTREPOINTS » qui dévoilent différentes facettes de Giacometti et mettent en évidence son influence sur d’autres artistes et sur l’art brut.

Les sculptures longilignes et fragiles ( réalisées à partir de 1946-47) sont bien sûr exposées, mais aussi d’autres familles de sculptures et compositions, des peintures, gravures etc…

En fait, c’est vraiment tout le parcours d’Alberto GIACOMETTI qui est retracé, d’abord ses débuts en Suisse marqués par l’influence cubiste, puis sa découverte de l’art égyptien ( vers 1920), qui marquera toute sa création, son arrivée à Paris en 1922, sa découverte de l’art africain et océanien ( essentielle dans sa quête de la simplification), l’ installation dans la célèbre « caverne-atelier » rue Hippolyte Maindron qu’il ne délaissera jamais, en passant par la période surréaliste de l’artiste (1929-35)… Des oeuvres majeures illustrent et jalonnent ce parcours : de magnifiques « têtes plates », « la Femme Egorgée » etc… On comprend et situe mieux l’obsession de la ressemblance dans les Portraits réalisés par Giacometti, ou encore ses interrogations sur la dimension et la perception de la distance ( les « minuscules ») . 

En marge des oeuvres de GIACOMETTI, une réalisation d’Annette MESSAGER est présentée, assemblage hétéroclite de faux Giacometti de sa composition (« SANS  LEGENDE » 2011-2012).

 INFORMATIONS  PRATIQUES sur le site du LAM www.musee-lam.fr

( D’autre part, de nombreux articles , facilement accessibles sur internet retracent la vie et l’oeuvre de GIACOMETTI, avec de multiples photos de l’artiste et de ses créations)

 

 

 

Par Françoise VERNAY

 

L’artiste plasticien Victor VASARELY ( 1906-1997 ),  hongrois naturalisé français, était partout dans les années 60-80 : façade RTL, logo RENAULT, pochette de disque de David BOWIE, mobilier urbain, posters de chambres d’étudiants… Il inspirait les papiers peints et un mobilier aujourd’hui vintage, tout comme les décors d’émissions télé. Il était à lui seul représentatif de cette époque rythmée et colorée . Puis il y  eut une sorte d’indigestion et ses illusions d’optique et ses créations géométriques  devinrent insensiblement moins tendance, puis très « datées », puis presque ringardes … Même la FONDATION  VASARELY d’Aix en Provence, ouverte en 1973, prenait ( littéralement )l’eau!….

Et voici qu’on  re découvre VASARELY et qu’on porte un regard renouvelé sur ses réalisations. 

La FONDATION d’Aix-en-Provence a ainsi retrouvé beauté et grandeur grâce à une rénovation radicale. Hebdomadaires et chaines de télévision consacrent ces temps-ci de nombreux articles et sujets au père fondateur du POP  ART  ( Art Optique). 

Surtout, le CENTRE  POMPIDOU  propose ( 6 fév – 6 mai 2019)  « LE  PARTAGE  des  FORMES », première grande exposition rétrospective des oeuvres de VASARELY depuis 1963. Les visiteurs peuvent y découvrir ou y retrouver environ 300 oeuvres emblématiques d’un artiste prolifique et éclectique. L’exposition dévoile les grandes étapes de la vie de Vasarely, depuis sa formation dans les traces du BAUHAUS  jusqu’à ses dernières innovations autour de la 4ème dimension ,en passant  par les années 30 où Victor VASARELY travaillait à Paris comme graphiste dans la publicité.

Bien sûr,  on peut voir des oeuvres de VASARELY ailleurs qu’à Paris ou Aix-en-Provence… Il est ainsi exposé en particulier à BUDAPEST ou  à GORDES….

 

 

 

   Par Pascale GUISLAIN                                                                                                                          Photo L’Express

 

C’est sans aucun doute la poupée la plus connue au monde, la plus vendue aussi, et sa longévité est purement ahurissante quand     on sait qu’en moyenne un jouet « tient » de 3 à 5 ans. Car BARBIE, elle, côtoie les petites filles ( et pas que!) depuis bientôt 3 générations, 60 ans exactement!… 60 ans et pas une ride, mais quand même énormément de transformations et d’évolutions! Très vite cataloguée stéréotype d’une fille superficielle, voilà que BARBIE serait en passe de devenir  le symbole d’une société en pleine mutation, multiculturelle et fière de ses différences!

BARBIE est née à New-York le 9 mars 1959. Elle a pour parents Elliot et Ruth HANDLER, qui l’ont ainsi baptisée en référence à leur fille Barbara. C’est alors une petite révolution dans le monde du jouet: avec Barbie, les petites filles passent du poupon ou de la poupée classique à la « poupée mannequin ». Du coup, elles peuvent se projeter elles-mêmes dans leurs jeux, et plus seulement en « jouant à la petite maman ». Succès immédiat! La première Barbie est brune, elle ne sourit pas ( il faudra attendre 1971 pour ça!) et regarde un peu en coin. Elle est vendue en maillot de bain, mais on peut/doit acheter habits et accessoires ( chers!) à part.

Quant à ses mensurations, on connaît la polémique: elles sont absolument irréalistes et une femme qui serait ainsi faite serait en état de mort imminente! Il n’empêche, Barbie part à la conquête du monde, commercialisée par MATTEL. Et très vite en fait, BARBIE évolue ou en tout cas, se diversifie. Classiquement, elle devient blonde, coquette ( au moins  70 grands noms de la mode participeront à une garde-robe exceptionnelle!), de plus en plus active ( elle fera bientôt de l’équitation, partira en vacances en camping-car ( rose bien sûr et très encombrant!), n’oubliera pas de faire la cuisine etc… etc…BARBIE entre inexorablement dans le schéma d’une parfaite petite américaine gâtée. Pourtant, dès 1965, BARBIE est aussi astronaute, on l’a oublié!

Longtemps, son univers reste incroyablement machiste. Quand BARBIE se met à parler, c’est une caricature de bêtise qui fait hurler les féministes ( quand elle ne dit pas « c’est dur les maths », elle sort fadaise sur fadaise). Même BARBIE- Ingénieur Informatique est stupide, et doit demander de l’aide à ses collègues masculins pour coder!!!!…et on est pourtant en 2014! MATTEL  doit s’excuser et  retirer des produits de la vente ( devenus collectors aujourd’hui, bien sûr!).

Durant ces 6 décennies, l’histoire personnelle de BARBIE continue à s’étoffer. Elle aura peu à peu une grande famille: 5 soeurs ( les plus connues sont SKIPPER et TRACY), 1 frère qui passe un peu inaperçu, 21 chiens et toute une ménagerie… et puis un amoureux, le fameux KEN . Comme sa chérie, KEN verra son physique et son look évoluer… En revanche, quand BARBIE quittera Ken pour un surfer nommé SLOANE, le public n’adhérera pas!

BARBIE suit son époque, elle exercera tour à tour la plupart des professions, y compris les plus inattendues, elle adoptera mille looks, et se transformera en voyageant de part le monde. Barbie noire est vendue dès 1968, elle sera suivie de nombreux « clones » de tous les continents. Simultanément, ses mensurations évoluent aussi, d’abord lentement, puis radicalement: on trouve maintenant des BARBIE rondes, ou petites, ou avec une « culotte de cheval » ( et même de l’acné ).

MATTEL le souligne: BARBIE fait vivre les différences!! On rencontre aujourd’hui une BARBIE chauve ( destinée aux enfants suivant un traitement anti-cancéreux) , une BARBIE voilée, une BARBIE handicapée ( avec une prothèse)  … et le catalogue semble inépuisable! On y trouve par exemple aussi des BARBIE à l’effigie de « femmes d’exception », de part leur engagement ou leur réussite professionnelle ( l’une des plus réussies étant la BARBIE-FRIDA KAHLO)

Evidemment tout cela suscite la passion de nombreux collectionneurs parfois prêts à débourser une petite fortune pour certains modèles! Pourtant, BARBIE semblait sur une mauvaise pente: la concurrence d’ELSA et ANNA ( poupées Reine des Neiges) avait fait chuter ses ventes de 21%…

Quid de la suite? Entre modernité et nostalgie,  BARBIE a-t-elle encore de beaux jours devant elle? Ou pas?? A voir dans 10 ans     ( y aura-t-il un jour une « BARBIE  entre à l’EHPAD »??).

ALLEZ!… BON  ANNIVERSAIRE  BARBIE!

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Photo France Info

 Par Pascale GUISLAIN                                                                                                                     Photo TelQuel.ma

 

Dix ans qu’on en parle! … mais cette fois l’affaire semble bien engagée, voire sur le point d’aboutir. La demande de l’inscription de la culture gnaoua au Patrimoine Mondial de l’humanité a bien été entérinée par l’UNESCO…. avec une décision finale en Décembre 2019!

L’ entrée officielle   au Patrimoine immatériel de l’Humanité comblerait bien sûr les attentes des initiateurs  du Festival Gnaoua d’Essaouira  et de tous ceux qui y ont participé depuis plus de 20 ans. Avec l’Association Yerma Gnaoua, le Festival s’attache depuis 1998 à faire connaître, respecter et apprécier l’art et la musique gnaoua au Maroc et au-delà. Et ce n’était pas chose gagnée au départ. Il y avait même pour les Gnaouas un risque de tomber peu à peu dans l’oubli, leur culture étant alors assez souvent méconnue et parfois méprisée. Ce premier pari est aujourd’hui gagné. On peut même dire que les Gnaouas ont gagné leurs lettres de noblesse, auprès du public comme parmi les nombreux artistes (souvent venus d’autres horizons musicaux) ayant partagé la scène d’Essaouira avec Mâalems et musiciens gnaouas. Même si le volet « commercial » d’un festival est regretté ou critiqué par certains puristes qui redoutent que la tradition gnaoua n’y perde de son âme, force est de reconnaître que les grands Mâalems sont aujourd’hui celébrés et bien considérés …

Plus largement, beaucoup verraient dans une inscription au Patrimoine immatériel de l’Unesco une reconnaissance de la part africaine de la culture Maghrébine … Pour rappel, les GNAOUAS rejoindraient dans la liste prestigieuse l’Espace culturel de la Place Jamaâ el Fna de Marrakech, le Moussem de Tan Tan, la diète méditerranéenne, la fauconnerie, le Festival des Cerises de Sefrou, les Arganiers marocains et la danse Taskiwin du Haut-Atlas).

Rappelons en quelques lignes  QUI  SONT  LES  GNAOUAS, présents essentiellement au Maghreb et plus sporadiquement dans quelques autres pays ( l’Egypte par ex).

Si on hésite parfois sur l’étymologie de leur nom ( « gnaoua »  vient peut-être de « Guinée » ? ou de « Ghana » ?  et  pourrait signifier « homme noir ») , on s’accorde à dire que les Gnaouas actuels descendent des esclaves  passés au Mali puis au Maroc depuis l’Afrique sub saharienne . Ils sont arrivés avec leurs croyances ( imprégnées d’animisme et régies par les djinns) , leurs cultes et leurs traditions musicales, et les sont ensuite imprégnées d’Islam ( ainsi que de certains éléments des religions juive ou chrétienne ). Les Gnaouas sont réunis en confréries mystiques, qui pratiquent une musique de transe. Le rituel gnaoua s’articule ainsi autour du mâalem (qui est à la fois maître-musicien et thérapeute) , des musiciens , des voyantes -thérapeutes, des médiums et de simples adeptes. Les instruments de musique essentiels , qui sont le  guembri  ( sorte de luth à 3 cordes particulièrement sacré pour les gnaouas ) les crotales et le tambour , vont rythmer le rite de possession qui se déroule lors de la « lila de derdeba ». Durant toute la nuit, le mâalem mènera musiciens et assistance à travers les étapes rituelles de la possession  symbolisées par les couleurs vert, noir, rouge, blanc et bleu et  marquées par des danses , des gestuelles et les transes.

Il faut bien préciser que l’art et la musique gnaoua ( ou « tagnaouite » en berbère) ne se réduisent pas à ce qui s’est diffusé via le Festival et les différentes fusions. La culture gnaoua a  gardé sa part de mystère et de confidentialité , ce qui signifie concrètement que les « lilas » et les séances thérapeutiques ne sont pas publiques, et ne sont jamais présentées  sur scènes. Inversement, on peut dire que les acrobates etc… qui accompagnent les musiciens gnaouas ( place Jamâa el Fna par ex) relèvent d’ une version plus « commerciale »,  ni traditionnelle ni rituelle.

Pour le définir, disons enfin que le genre musical gnaoua appartient au genre mystico-religieux, rythmé par des invocations et litanies , sur une polyrythmique binaire et ternaire.

On trouve évidemment sur INTERNET ( youtube par ex) des concerts ou extraits d’albums de mucisiens gnaouas              ( mâalem Hamid el Kasri, Bakbou, Alikane etc…)

Plusieurs ouvrages traitent aussi de la culture gnaoua de façon claire et abordable . Par exemple « Le Tourbillon des Génies » de Bertrand Hell chez Flammarion, ou encore « Les GNAOUA du MAROC » d’Abdelhafid CHLYEH

Enfin, l’art GNAOUA s’exprime aussi dans la peinture. Mohamed TABAL ( dont le nom signifie précisément « tambour ») en est le représentant le plus célèbre.

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Par Pascale GUISLAIN                                                            Photo tirée du film ROMA ( La presse.ca)

Le film américano- mexicain « ROMA », réalisé par Alfonso CUARON  était absent, car refusé par les organisateurs, au dernier Festival de Cannes. Le motif : il a été produit par NETFLIX, et diffusé sur cette plate-forme de streaming sans être sorti en salles. Cela avait suscité débats et commentaires… et n’a pas fini de faire question, d’autant que depuis Cannes, ROMA a été maintes fois primé et qu’il est nommé  ( voire favori) aux OSCARS. Il a par exemple reçu Le Lion d’Or à la Nostra de Venise, est lauréat des Golden Globes, des Goyas espagnols, du Syndicat des Réalisateurs etc…

Partout, Alfonso CUARON voit son film encensé par la critique, tant sur le fond que sur la forme. Il signe effectivement un très beau film intimiste ( inspiré de son enfance dans le quartier résidentiel ROMA à Mexico), assez lent ( sans être ennuyeux), et qui finalement parle simplement de sujets sérieux, y compris la fatalité sociale ( le personnage central du film est Chloé, la domestique indigène de la famille), la séparation des parents ou encore les manifestations étudiantes qui tournent au massacre     ( celles de 1971 au Mexique). 

Les images ( en noir et blanc) sont de toute beauté, empreintes de poésie, de nostalgie et de tendresse, voire d’amour , sans que jamais les symboles ne soient lourds ou imposés au spectateur.

En résumé…. un film à voir sans attendre si on a accès à NETFLIX! Netflix qui pourrait bien reitérer l’expérience en sortant de nouveaux films ( uniquement sur sa plate-forme ou avec également une diffusion en salles?)

 

PHOTO  PARIS MATCH

Michel LEGRAND vient de s’éteindre à Paris à l’âge de 86 ans et après une carrière si riche et multiple qu’elle est presque impossible à résumer.

En fait ce « touche à tout génial et féru de jazz » fut une star de 20 à 86 ans. Il a conquis d’innombrables domaines, que ce soit comme compositeur-arrangeur ( il a travaillé avec les plus grands et dans le monde entier), dans les musiques de films ( qui lui ont valu 3 Oscars), dans la comédie musicale ( qui a oublié « Les Parapluies de Cherbourg » , les « Demoiselles de Rochefort » ou « Peau d’Ane » ?!). Il a tout essayé et tout réussi, du jazz à la variété, au cinéma ou à la direction d’orchestre .

Son agenda était encore plein de projets: outre qu’il a pu savourer le succès actuel de la nouvelle comédie musicale « Peau d’Ane »  ( sur laquelle il a travaillé), une comédie musicale est parait-il prête, un film avec X. Bauvois était en préparation… et 2 concerts avec des amis programmés en avril au Grand Rex à Paris. De quoi occuper et remplir de musique la vie de ce passionné exigeant, parfois intransigeant et même colérique ( certains journalistes se souviennent en avoir fait les frais!).

Tous les hommages l’ont souligné: les mélodies de Michel LEGRAND étaient devenues comme une BO de nos vies, en tout cas les mélodies  de toute une époque… Les micro-trottoirs de ces derniers jours le montrent: pratiquement chacun peut les fredonner!

Même la vie privée de Michel LEGRAND ressemble à un film: après 2 mariages, 2 divorces et 4 enfants , le voici qui , à plus de 80 ans, épousait Macha MERYL…. dont il était éperdument amoureux depuis un baiser échangé au Brésil… 50 ans auparavant!

Photo Via France

 

« L’ INCROYABLE  HISTOIRE  DU  FACTEUR  CHEVAL », film co-écrit et réalisé par Nils TAVERNIER, avec Jacques GAMBLIN et Laeticia CASTA dans les rôles principaux vient de sortir sur les écrans. Il retrace la vie hors norme d’un petit facteur de la Drôme, habité d’un projet fou et aujourd’hui considéré comme un génie…ce qui fut loin d’être le cas de son vivant!

Rien ne prédestinait Joseph Ferdinand CHEVAL , né dans la Drôme en 1836 à sortir du rang et à faire parler de lui, ni de son vivant ni un siècle plus tard. Après une scolarité courte, il devient  apprenti boulanger et se marie une première fois, avec une lingère dont il aura 2 enfants. A la mort de son fils aîné, il quitte la boulangerie et se fait embaucher comme ouvrier agricole. Mais, guetté par la misère, Joseph-Ferdinand saisit l’opportunité de devenir facteur et sera bientôt affecté à HAUTERIVES , sur une tournée de 33kms. Parallèlement , il devient veuf et se remarie avec   Philomène, qui lui apporte une petite dot et lui permet ainsi d’acheter un lopin de terre à Hauterives , où il passera le reste de sa vie et sera enterré.

Les tournées du Facteur Cheval sont longues, il les occupe donc à rêver tout en marchant, sans jamais parler de ses rêves ni chercher à les concrétiser…. jusqu’au jour où, en 1879 il butte sur une pierre, qui est pour lui une révélation et un déclic. Subjugué par sa forme, il la ramasse, puis cherche et choisit d’autres pierres, toujours plus de pierres ( il les accumule la journée et revient les chercher le soir avec sa fidèle brouette). Le voisinage le tient bientôt pour fou, car le voici qui , sans relâche, se met à construire un incroyable monument, qui ne ressemble à rien d’existant, fruit d’une imagination et d’une obsession sans pareilles. Il mettra  33 ans à bâtir son »Palais Idéal », oeuvre de toute une vie, de 12m sur 26m, faite de pierres, de chaux, de mortier ( on y trouve même les premiers principes du béton armé!), agrémentée de sculptures, d’inscriptions, de symboles… et évoquant parfois des constructions exotiques ou antiques ( il semble  que le facteur Cheval ait été inspiré par les cartes postales qu’ils distribuait ainsi que des revues traitant d’architectures lointaines).

Le facteur Cheval projetait d’être enterré dans son Palais, mais l’idée, illégale,  lui est refusée. Alors, il passe 8 ans de plus à construire… son tombeau « du silence et du repos sans fin », avant de mourir en 1924, à 88ans, et toujours à Hauterives.

Finalement, l’oeuvre folle ne restera pas l’oeuvre d’un fou… Dès 1930 Picasso et Breton s’y intéressent et lui apportent leur soutien. Plus tard, dans les années 60, André MALRAUX décide, alors pratiquement contre l’avis de tous, de classer le Palais Idéal aux Monuments Historiques… Au fil des décennies, il est de plus en plus visité,connu et reconnu,  et est aujourd’hui considéré comme un chef d’oeuvre de l’Art Naif, qui ne laisse aucun visiteur indifférent.

En complément au film annoncé plus haut, on trouve sur internet de nombreux articles, films TV, commentaires et photos sur le Palais et le Tombeau du Facteur CHEVAL. En 1954 un court métrage lui avait été consacré et…. en 2010 un épisode de Louis la Brocante l’évoquait!!

 

 

 

 

Photo Metro

2019 sera une année particulière pour le « jeune » reporter TINTIN…Il a fêté ses 90 ans le 10 janvier (..dépassant ainsi allègrement le seuil de 77 ans originellement fixé pour ses lecteurs!!) et il est, et plus encore sera, sur tous les fronts, finalement plus tendance que jamais. Des exemples?

D’abord, France 3 et la Société Moulinsart se sont associées pour produire 3 épisodes documentaires « Sur les traces de Tintin ». On peut ainsi marcher dans les pas de l’ami Tintin au Pérou ( « Le Temple du Soleil »), en Ecosse (« L’Ile Noire ») puis en Chine ( « Le Lotus Bleu »).

Ensuite,  » Les Tribulations de Tintin au Congo » vient de paraître, dans lequel P. Coddin revient sur l’album le plus controversé, « Tintin au Congo »,  régulièrement soupçonné de relents colonialistes et contraire à la cause des animaux.

…. Après SPIELBERG, c’est Peter JACKSON qui prépare un film ( sortie prévue en 2021), « Le Temple du soleil ».

….Elon MUSK fait parler de lui et de Tintin quand il annonce son projet d’envoyer sur la lune l’engin SPACE X, directement inspiré de la fusée d’Objectif Lune.

…. Citons aussi les adaptations radio de France Culture et La Comédie Française , puisque « Le Temple du Soleil » devrait être diffusé en avril tandis que Les Cigares du Pharaon » et  » Les 7 Boules de Cristal » sont toujours disponibles à l’écoute.

N’oublions pas , bien sûr, les expositions « TINTIN » au Musée Hergé à Louvain-la-Neuve et à Cheverny...

…. et rappelons à l’occasion de cet anniversaire que « Les Aventures de Tintin reporter », ce sont entre autres:

24 Albums dont un inachevé ( édition en vue pour ce dernier, « Tintin et l’ALPH’ART »?)

230 millions d’exemplaires vendus

des traductions dans une 100aine de langues et dialectes

de multiples adaptations télé, ciné, théâtre…. des contributions fréquentes ( livres, essais, articles etc…) sur la psychologie d’Hergé, de Tintin et de ses acolytes, de nombreux produits dérivés et figurines ( très contrôlés)

Bref, une notoriété dans le monde entier pour Tintin, Milou et tous les personnages récurrents de la BD, une BD « ligne claire » et aux décors réalistes qui reste pour beaucoup un modèle du genre! 

 

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Une de mes « traductions » préférées:  « Les Bijoux de la Castafiore » en CHTI ( en Picard plus exactement!)

Photo Cinebel

Il était une fois un jeune comédien-auteur-metteur en scène de théâtre plutôt surdoué et quelque peu boulimique pour découvrir et entreprendre. De surcroît, Alexis MICHALIK, puisque c’est son nom, était fasciné par Edmond ROSTAND. C’est donc avec tout son talent et beaucoup d’enthousiasme que, fort de deux succès précédents ( « Le Porteur d’Histoires » et « Le Cercle des Illusionnistes », il créa   » EDMOND » au Palais Royal en 2016 . La pièce lui valut pas moins de 5 Molières, l’approbation des critiques et l’adhésion du public. Alexis MICHALIK n’en oublia pas pour autant son idée de départ : faire un film sur la naissance de CYRANO. Au contraire, ce qui avait été un temps impossible l’est devenu avec le succès de la pièce. Et c’est bien comme réalisateur de cinéma qu’il nous propose aujourd’hui son nouveau « EDMOND » ( sortie en salles le 9 janvier 2019).

La sortie du film bénéficie d’une forte couverture médiatique et de commentaires élogieux quant au soin apporté à la mise en scène, à l’esthétisme des images, à la vivacité, voire à la drôlerie des dialogues.  Seule la trame qui retrace la genèse de « Cyrano de Bergerac » est jugée un peu simpliste…. Le nombre des entrées en salles  devrait concrétiser cet accueil positif, et consacrer ainsi  la première réalisation cinématographique d’Alexis Michalik.

La distribution du film réunit autour d’Alexis Michalik ( Georges Feydeau),  Thomas Solivérès (Edmond Rostand), Clémentine Célarié (Sarah Bernhardt), Olivier Gourmet ( Constant Coquelin) et Mathilde Seigner ( Maria Legault).

Rien de tel qu’une bande annonce pour se donner envie, ou pas, de faire partie des premiers spectateurs!….

Photo Paris-Match

 

Comment un pull ringard, kitsch à souhait, parfois vulgaire, éventuellement mal tricoté, forcément de très mauvais goût , peut-il devenir tendance?  

Le fait est que depuis Bridget Jones et son journal, ce pull dont on avait honte et qu’on portait uniquement quelques heures pour ne pas peiner sa grand-mère ( qui l’avait tricoté avec amour!) a rejoint la mode , devenant tendance et presque tradition. En tout cas il a sa « JOURNEE DU  PULL MOCHE » et même son CHAMPIONNAT DU MONDE, le tout en décembre bien sûr ( le pull moche est majoritairement un pull de Noël). Les anglais et les américains ont été pionniers, mais désormais tous les pays s’y mettent.

On s’amuse à le tricoter ( tout est permis: pères Noël, rennes, bonhommes de neige, pingouins, pompons, guirlandes, sapins, flocons etc… le secret est dans l’excès….), ou bien on l’achète ( pas très cher), par exemple sur un site internet dédié aux pulls moches!

Un peu ridicule, mais sympathique et résolument inoffensif… y compris entre collègues!

Bonne journée du pull moche à tou(te)s!

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