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      (Photos du site www.fesfestival.com)

  »MAPPING »?…. »technologie multimédia qui projette lumières ou vidéos sur des volumes ( monuments par ex.), pouvant ainsi recréer des univers à 360° »…

Mais, plus joli, on peut aussi parler de « fresque lumineuse » ou, mieux encore, comme les Québecquois, de « projection illusionniste« …. et on se situe alors davantage du côté du spectateur et de l’esthétique!

Le mapping a fait d’énormes progrès ces dernières décennies: on est passé des diapositives ( ou presque) à une véritable scénographie, à un art des lumières , avec une projection millimétrée…Du coup, voici le MAPPING  capable de magnifier des lieux et devenant partie intégrante d’un spectacle, d’un concert etc…Il souligne la création et le déroulé du thème. Sa place ne cesse d’ailleurs de croître depuis une dizaine d’années, les spectateurs du Puy du Fou peuvent en témoigner, tout comme les visiteurs de « Chartres en Lumières », voire de Disney World…

Le dernier Festival des Musiques Sacrées de Fès a donné un rôle majeur au mapping ( mise en lumière de C. Olivier,  mapping  de « Spectaculaires »- »Allumeurs d’Images » ). L’an dernier déjà, la majestueuse porte BAB MAKINA qui sert de scène aux grands concerts et spectacles s’était métamorphosée sous les projections, devenant dunes, marché, ville ou fontaine… Cette année, le mapping était plus abouti encore, plus présent au sein des créations, plus subtil et plus évolutif…Il a ainsi tenu un rôle essentiel dans le spectacle d’ouverture ( inspiré des Mille et Une Nuits), a accompagné en beauté la Soirée Indienne, puis la création « Fes-Istanbul », et a donné de somptueux décors aux concerts suivants…Le seul risque est finalement que le spectateur ne s’habitue à cette excellence des décors et ne devienne de plus en plus exigeant!!

Evidemment, cette scénographie de lumières s’apprécie in situ, mais voici quelques photos pour s’en faire une petite idée … et pour retrouver la magie d’un soir pour ceux qui y étaient!

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Les parapluies fleurissent lors de la soirée d’ouverture…(Photo site fesfestival.com)

 

Pour la 22ème édition du Festival des Musiques Sacrées du Monde qui vient de se tenir à FES, on avait annoncé plusieurs innovations: nouveaux lieux ( le grand jardin Jnan Sbil remplaçant le mythique jardin Batha), nouvelle organisation pour le Forum, mise en vedette d’un pays (l’Inde en l’occurrence cette année) etc…Mais il n’était pas programmé qu’une nouvelle donne météorologique régnerait en plus sur la semaine! Or la pluie s’est bel et bien invitée , et même incrustée,  sur  la presque totalité du Festival. Avec son lot de conséquences désagréables: un « grand concert » annulé au dernier moment ( ironie du sort, celui de Oumou Sangaré, dont un concert prévu l’an dernier à Fes avait déjà été annulé pour orage!!), de longues attentes ( sous la pluie évidemment) avant de savoir si tel concert était maintenu ou non, des vedettes chantant sous les averses ( mention spéciale pour la réunionnaise Christine SALEM et son guitariste, dont la bonne humeur et la bonne volonté ont forcé l’admiration!), une nuée de parapluies bouchant toute la vue ( heureusement brièvement!) lors du concert d’ouverture, des concerts délocalisés, des spectateurs mouillés et/ou se plaignant d’avoir froid….bref, un contexte propre à susciter le mécontentement des festivaliers et le stress des organisateurs!

A vrai dire,la pluie n’a pas été une surprise, car dix jours avant le début du Festival, les prévisions météorologiques concordaient déjà pour annoncer une semaine de pluie , de nuages et de fraîcheur…Du coup, certains festivaliers se sont montrés assez sévères envers les organisateurs,  regrettant des hésitations , un manque d’équipements de protection, voire  l’absence de « plans B » automatiques pour gérer sans délai  cet aléa météorologique. Car,  même si la solution « miracle » n’était évidemment pas facile à trouver, la parade a pu sembler un peu longue à se mettre en place, et surtout, la communication a quelque peu bégayé au départ… D’où un certain  agacement parmi un public déjà déçu par le temps!  Parions qu’à  l’avenir  les organisateurs  tiendront  compte de cet épisode pour mieux  anticiper  les contraintes de dernière minute, y compris climatiques,  et , ce qui semble plus facile,  pour améliorer la communication…

Par ailleurs, heureusement, cette 22ème édition proposait une programmation de qualité ( merci à Alain WEBER, directeur artistique!)…et des moments exceptionnels ont malgré tout jalonné la semaine ( voir les articles à venir sur culture-et-plus!)

La 22ème édition du Festival « Musiques Sacrées du Monde » s’ouvrira le 6 Mai prochain à FES. Durant 9 jours, les concerts s’enchaîneront: « grands » concerts du soir à Bab Makina ( généralement un soir au moins en présence de la Princesse Royale Lalla Salma), concerts d’après-midi dans les jardins Jnan Sbil   ( et non plus dans les jardins Batha comme les années précédentes), concerts et spectacles plus intimistes dans de multiples lieux et riads de la Médina, sans oublier bien sûr les populaires concerts gratuits de la Place Boujloud.

 Pour cette édition, les organisateurs ont choisi de rendre hommage à l’INDE millénaire, à travers ses traditions culturelles et musicales…une option qui doit particulièrement réjouir Alain WEBER, directeur artistique du Festival, fin connaisseur et admirateur de la culture indienne ( ce qui, au passage, est plutôt un gage de qualité dans la programmation, tout comme  dans la création ). L’un des points forts de cet  hommage au génie créatif indien  sera le  spectacle   »DURBAR » , le samedi 7 Mai. Cette création 2016 ( une première mondiale) mettra en scène une joute musicale dans les anciens palais de l’Inde (15 solistes et percussionnistes classiques se disputeront la scène avec de fougueux chanteurs du Rajasthan et d’hypnotiques danseurs de kathak) . Un ciné-concert original (« KING of  GHOSTS ») associera Inde et Maroc le lundi 9 Mai et bien sûr, de nombreux concerts plus intimistes sont programmés tout au long du Festival pour faire connaitre et apprécier les talents musicaux indiens.

( Pour découvrir l’ensemble de la programmation, très dense, le mieux est de consulter le site du Festival  www.fesfestival.com)

Par ailleurs les festivaliers n’auront pas que la distraction au programme. Comme toujours (durant les 3 premières journées du Festival), le FORUM de FES  leur  proposera de réfléchir et d’échanger sur de grands sujets de société, à partir de tables rondes.La thématique du Forum 2016 est celle mise en avant sur les affiches du Festival: LES FEMMES FONDATRICES. Si la communication du nom des conférenciers du Forum tarde à venir, on sait néanmoins que la première matinée sera une « journée de Fes », menée en collaboration avec l’OBS-le MONDE  (« Sans les Femmes rien ne serait possible »…) , et que le philosophe  Yves MICHAUD aura, avec Mohamed METALSI,  la responsabilité des 2 matinées suivantes (« Regards, expériences et réflexions »…). Tout un programme! , dont l’intérêt dépendra bien sûr des participant(e)s aux tables rondes…

Le spectacle d’ouverture (« UN CIEL PLEIN d’ETOILES ») a , lui aussi, été conçu comme un hommage exceptionnel aux femmes mythiques de l’Orient et du Maroc. Shéhérazade contera leur histoire, dans une création appuyée sur le mapping, des projections audiovisuelles et un grand orchestre….une promesse de grand spectacle, dans la lignée des soirées d’ouverture du Festival, qui ont séduit les spectateurs ces dernières années?

Photo ohmyindia.com

Ce n’est pas la première fois que Les Musiques Sacrées de Fes invoquent et  bousculent la géographie! Ainsi, en 2013, FES était « ANDALOUSE » ( ce qui, historiquement, n’était pas si faux!)…L’an dernier, elle se déclarait fièrement AFRICAINE , rappelant alors une double vérité, géographique et historique, car FES fut longtemps à l’origine de riches échanges commerciaux, intellectuels et spirituels avec les grandes capitales africaines.

Et voici que ce printemps ( du 6 au 14 Mai), c’est en INDE que s’immergeront les participants à la 22ème édition du Festival , car les organisateurs ont décidé de rendre hommage à la culture et à la spiritualité indiennes. Durant toute une semaine, de nombreux spectacles ( concerts intimes ou grandes créations) mettront donc à l’honneur des artistes indiens  représentant les traditions, l’histoire , et le génie créatif de leurs différentes régions.

Rien de très étonnant lorsqu’on sait que Alain WEBER, le Directeur Artistique des Musiques Sacrées, est un connaisseur pointu et qualifié de la culture indienne, en particulier musicale. Il ne fait aucun doute qu’il apportera beaucoup de pertinence et d’exigence tant pour le choix de la programmation qu’au respect dans le dialogue des cultures et des traditions, puisque c’est sa raison d’être et de faire depuis des années! Le fameux « Esprit de Fes » qui se veut   »porte ouverte sur la connaissance  , l’échange et la tolérance » et « fenêtre sur le monde » se donne là un cadre séduisant, annonciateur de riches découvertes et de belles soirées…..

A  NOTER    L’ensemble du programme du Festival de Fès est consultable sur le site officiel www.fesfestival.com , qui permet également l’achat des places en ligne ( certaines informations données sur le site ne sont pas encore définitives ou complètes)

Cette 22ème édition a une seconde  thématique, bien présente sur son affiche: celle des « Femmes Fondatrices », qui sera particulièrement évoquée lors du FORUM de FES ( 4 matinées)

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Les Musiques Sacrées de Fes se dérouleront du 6 au 14 Mai 2016…Ce sera la 22ème édition pour ce Festival renommé, mais la seconde seulement pour l’équipe qui a succédé en 2015 à celle de Faouzi Skali pour l’organisation de l’événement.

Dès l’an dernier des changements étaient perceptibles: un nouvel organigramme ( mais il est important de noter que Alain WEBER  était resté , et sera à nouveau cette année, Directeur Artistique du Festival, ce qui est un gage de qualité pour la programmation et pour les créations!), des intervenants renouvelés pour les tables rondes du Forum, une programmation plus « resserrée » autour du thème retenu, avec des artistes talentueux mais moins souvent issus des scènes internationales occidentales…

Cette année, comme on pouvait s’y attendre, les changements sont plus nombreux et plus profonds. On peut même s’interroger sur un possible changement de de style, voire de cap, du Festival… D’abord, et ce n’est pas un détail, les habitués vont faire connaissance avec des cadres différents. Fini les matinées-forum et les concerts d’après-midi dans les jardins BATHA, ils auront lieu dans le grand jardin JNAN SBIL, moins intime mais plus ouvert sur la ville et destiné à créer un nouvel axe reliant la Medina, Bab Makina et la Place Boujloud…Si Bab Makina restera le lieu des « grandes soirées » ( spectacle d’ouverture, créations  etc…), certains concerts sont prévus dans la salle de la Préfecture Batha et dans différents riads en Medina . Les organisateurs souhaitent d’ailleurs une symbiose plus marquée entre le Festival et la ville de Fes et ses richesses architecturales et humaines…

Ensuite, dorénavant, chaque édition mettra à l’honneur un pays, et c’est l’INDE qui sera en vedette cette année, donnant ainsi l’occasion de découvrir la richesses de ses traditions musicales et artistiques et son génie créatif. Et on peut compter sur Alain WEBER, fin connaisseur et amoureux de l’Inde, pour en mettre en valeur les qualités esthétiques , musicales et spirituelles! Le choix de l’Inde pourrait bien aussi  correspondre à un accent mis sur le « sacré » , d’autant que beaucoup, ces dernières années s’interrogeaient un peu sur la pertinence du terme « musiques sacrées » face à certains choix de programmation …

Le thème retenu pour l’ édition 2016 est « Femmes fondatrices », ce qui permettra de rendre hommage aux femmes mythiques de l’Orient et du Maroc, et ceci dès le très attendu spectacle d’ouverture.

Peu d’informations sont données à ce jour sur le Forum. On sait simplement qu’il sera marqué par une nouveauté, avec l’organisation des « journées de Fes » en collaboration avec l’OBS  et le groupe LE MONDE….

Plus d’informations sont et seront données sur le site officiel du Festival, www.fesfestival.com  …et bien sûr, dans les semaines à venir , sur ce site www.culture-et-plus.com

L’émission « ISLAM » du 20 septembre ( » Les chemins de la Foi » le dimanche sur France 2 à 8h45) a diffusé un film magnifique sur FES, ville la plus spirituelle ( et pour beaucoup, la plus belle) du Maroc.

Les images parcourent les ruelles de la Medina, s’attardent sur les habitants, sur des fleurs et des jardins, et surtout, ouvrent les portes de zaouias, medersas et lieux de prière chargés d’histoire et empreints de spiritualité et de beauté. Et, comme toujours, Fes y est sublime !

En parallèle, des personnalités , artistes et religieux, évoquent leur relation à Fes et leur amour pour cette ville… ce qui conduit les réalisateurs à évoquer longuement le dernier Festival des Musiques Sacrées. Interviews, extraits de concerts (le spectacle d’ouverture, la soirée arabo-andalouse…), images du Forum, traduisent l’esprit très particulier de ce festival annuel et incontournable. De quoi raviver la mémoire de ceux qui y ont participé…et donner envie à beaucoup de connaître le programme de la 22ème édition au printemps 2016!

EMISSION à REVOIR EN REPLAY jusqu’au 27 septembre sur www.pluzz.fr/france2  émission ISLAM du 20 septembre 2015

(photo  francofolies)

Né à Saint-Louis du Sénégal en 1975,  FAADA FREDDY  a débuté dans la rap et le hip hop, et s’est d’abord fait connaître comme chanteur (et fondateur) du groupe DAARA J. FAMILY, groupe auquel il appartient d’ailleurs toujours…

Mais depuis quelques mois, FAADA FREDDY se lance aussi dans une carrière solo tournée vers le Gospel ( album GOSPEL JOURNEY sorti en mars 2015) . Il y chante essentiellement a capella, simplement soutenu par quelques choeurs et surtout par des « body percussions » . Il a assuré quelques premières parties remarquées (Zaz, Bernard Lavilliers, Tiken Jah Fakoly….) et plusieurs concerts personnels. C’est ainsi qu’ aux dernières « Musiques Sacrées » de Fès, le public a beaucoup apprécié l’élégance du chanteur, la qualité de sa prestation, et sa façon très novatrice de vivre et de faire vivre le rythme. Et il faut reconnaître que FAADA FREDDY fait preuve d’une énergie très  communicative et qu’il a vraiment le sens du show ! …

Qui se souvient vraiment des « TEMPTATIONS » ?…Ce fut pourtant un groupe vocal majeur de la soul music et du rythm and blues , né au début des années 60 ( à Détroit dans le Michigan). Sous le label Motown, LES TEMPTATIONS ont vendu des millions d’albums dans le monde entier et squatté des mois durant les premières places  des hit parades les plus prestigieux. Ils ont multiplié les tournées triomphales, chanté avec « LES SUPREMES » et Diana ROSS, et créé des succès devenus des classiques, comme « My Girl » ,   »Papa was a rolling stone » ou « You’r my dream come true »… Le public adorait le soin apporté par LES TEMPTATIONS à leurs costumes de scène ( particulièrement colorés, mode de l’époque oblige!) et aux chorégraphies associées aux morceaux…et il ne boudait ni les concerts ni les albums…

La vie du groupe ne fut cependant pas un long fleuve tranquille, on peut même parler de carrière musicale particulièrement tumultueuse. Entre disputes, problèmes d’alcool ou d’overdose,  départ des uns ou des autres, voire décès, la formation ( constituée au départ autour de Paul Williams, Melvin Franklin et Al Bryant) s’est à de multiples reprises défaite, dissoute, modifiée…. L’arrivée du DISCO entraîna aussi une mauvaise passe pour LES TEMPTATIONS….Et pourtant , cinquante ans après ses débuts, le groupe n’a toujours pas disparu ( actuellement composé de Terry Weeks, Ron Tyson, Joe Herndon, Bruce Williamson et Otis Williams) et les organisateurs des Musiques Sacrées de FES s’en sont souvenus en programmant « The Temptation Review Featuring Dennis Edwards » pour un grand concert à Bab MAKINA

Curiosité et, il faut bien l’avouer, un peu de scepticisme avant la soirée….d’autant que cela commençait mal: la météo, orageuse depuis 2 jours, faisait un dernier caprice, et la pluie arrosait copieusement les premiers morceaux… Par ailleurs, les costumes de scène du groupe étaient restés bloqués en douane ou en transit, et les jeans et Tshirts noirs de remplacement enlevaient beaucoup au look des chorégraphies des sixties!!! Mais finalement, LES TEMPTATIONS version  2015 s’en sont bien sortis, entre nostalgie et énergie, avec beaucoup de dynamisme et un bon contact avec le public….Sans doute pas un concert d’anthologie, mais quand même un bon moment vocal et musical!

Et l’occasion de ré écouter quelques morceaux mythiques qu’on n’avait peut-être pas tout à fait oubliés!!

(photo Le Monde des Religions)

La 21ème édition des MUSIQUES SACREES de FES vient de se dérouler « au miroir de l’Afrique »…et c’est bien ce continent à la fois si riche et si chahuté qui a donné la tonalité des 9 jours du Festival….

Certes le thème était vaste, mais à défaut de résumer l’AFRIQUE, on peut l’évoquer, la célébrer, la chanter, la questionner…Comme on peut reconnaître et fêter les racines africaines de Fes ( et sans doute de l’humanité!) tout en s’interrogeant sur ses problèmes et son avenir. Sur tous ces points, FORUM et CONCERTS se sont parfaitement donné la réplique.

Ainsi, chaque matin , les jardins de BATHA ont été le cadre de tables rondes évoquant l’histoire ( les liens commerciaux et culturels entre Fes  et son sud africain visité et décrit par Léon l’Africain), mais aussi le pluralisme linguistique des nations africaines, et bien sûr les innombrables défis à affronter ( éducation, santé, information, accès à l’eau…pour n’en citer que quelques uns) . Plus de questions que de solutions sans doute, mais des « fragments de miroir » qui n’ont pas manqué d’intéresser et de faire réagir le public présent.

La programmation musicale jouait évidemment sur un registre plus festif.

La création « FES à la quête de l’Afrique », spectacle d’ouverture grandiose, a mis d’emblée  la barre très haut et restera dans les annales du Festival de Fes. Car jamais BAB MAKINA n’avait été aussi belle que sous le jeu du mapping et des lumières mises en scène par Alain WEBER (et Christophe Olivier). Un magnifique écrin pour la fresque musicale évoquant l’âme de l’Afrique et ses héritages multiples, et servie par de grandes voix africaines .

Les concerts proposés durant tout le Festival ( concerts dans la ville, « grands » concerts du soir à Bab Makina, concerts sous le chêne de Batha ou concerts plus intimistes en Médina….) ont joué la carte de la diversité: pure tradition africaine( Les Masques de la Lune, les Musiciens du Nil…), musique d’origine africaine mais « exportée » par l’histoire des peuples ( Gospels, reggae, rythmes afro-cubains …), vedettes nettement plus « commerciales » comme Hussain Al Jassmi (péninsule arabique) ou Saber Rebaï ( Tunisie), la traditionnelle ( mais indispensable!) soirée arabo-andalouse, et bien sûr, quelques belles  découvertes ( par exemple les kurdes de l’ensemble PAYIZ) . Dommage que les orages aient joué les trouble-fête et conduit à annuler  une soirée très attendue, réunissant Oumou SANGARE et Tiken Jah FAKOLY !

Au total, une  trentaine de concerts ou moments musicaux ….et qui, pour certains, seront très bientôt évoqués sur culture-et-plus ! 

 L’heure du premier bilan a donc sonné pour la nouvelle équipe en charge des « Musiques Sacrées de Fes« …. un peu moins de monde semble-t-il ( à confirmer), quelques problèmes d’organisation :  des progrès sont vraiment à faire pour accueillir et informer le public, pour gérer l’entrée ( parfois un peu houleuse!) aux concerts, pour anticiper les aléas météorologiques ( ne peut-on  protéger de pluies annoncées les instruments , musiciens et chanteurs!?) , voire pour améliorer le contact avec la presse … mais un challenge 2015 globalement relevé…A suivre!…. Alors vivement l’édition 2016!!

Il y a 2 ans, FES était Andalouse…l’an dernier s’y tenait La Conférence des Oiseaux…et cette année, c’est « Au Miroir de l’Afrique » que Le Festival des Musiques sacrées du Monde fera vibrer la ville impériale (du 22 au 30 mai)

Avec le choix de ce thème, les organisateurs du Festival (nouveau Président, nouveau Directeur, nouvelle équipe) veulent  célébrer  » la dimension culturelle africaine de FES », évoquant ainsi les  temps où FES , totalement impliquée dans la circulation transsaharienne,  représentait un acteur majeur dans la circulation des marchandises et plus encore peut-être, des idées, des connaissances et des cultures.Deux grands voyageurs mythiques ont été choisis pour guider le spectateur dans cette rétrospective: Hassan al WAZZAN , plus connu en occident sous le nom de Léon l’Africain  ( env.1490-env.1550 ) et  Si Ahmed Tijani (1737-1815), le maître Soufi enterré à Fes, dont l’influence s’est enracinée dans tout le Maghreb et en Afrique de l’Ouest à travers ses voyages et la fondation de  sa confrérie tijaniyya.

Le spectacle d’ouverture est annoncé comme une grande fresque musicale et poétique, à la scénographie innovante et recherchée, à même d’emmener le spectateur sur les traces de ces voyageurs illustres, à la rencontre des traditions, des architectures et des talents de l’Afrique. Des talents connus,  venus du Mali, du Burkina Faso, du Sénégal, du Maroc , de la Mauritanie , etc…, représentant la musique, le chant , la danse ou les contes, que l’on pourra applaudir  dans cette création (orchestrée par Alain WEBER), puis bien sûr  les jours suivants, lors des spectacles et des concerts ( programme sur www.fesfestival.com).

Les discussions du FORUM ( tables rondes le matin dans les jardins de BATHA) se feront elles aussi sur le thème de l’Afrique.

Entre traditions et innovation, FES se prépare donc à un Festival coloré et multiculturel, mais fidèle à l’idée que la musique, la danse ou la poésie sont un moyen idéal pour connaître, comprendre et échanger : et c’est le fondement même du fameux « esprit de Fes »….

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