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Au commencement était une famille « normale » … Il y avait le père, qui menait une bonne petite carrière à la SNCF, le fils interne en médecine et son frère futur normalien, la fille de 17 ans qui voulait aller danser, un beau-frère bistrotier gaulliste et un autre beau-frère prêtre-ouvrier. Il y avait surtout la mère, certes un peu cantonnée à la cuisine (mais néanmoins « libérée par Moulinex « et « sublimée par Dim » !!) qui se supposait donc comblée-ou-presque.

Mais voilà, on était en Mai 68, et l’actualité devenait  tornade, même et surtout pour les familles normales… Les personnalités se révèlent, les conflits surgissent, bref, tout vole en éclat. L’intimité familiale épouse et répercute le contexte explosif. Possible et impossible se confondent…

Hervé HAMON en avait fait le thème d’un roman ( » Le Roman-feuilleton de Mai 68″) , Christophe MOYER ( Cie SENS ASCENSIONNELS à Lille ) en tire une pièce à la fois commémorative (50 ans, ça se marque!) et actuelle.

Le cocktail est très réussi: un brin de nostalgie ( qui rappelle comme le temps passe vite!) , pas mal d’humour, un peu-de-décalé-mais-pas-trop, de l’ironie, de la tendresse et du recul, un zeste de dérision…bref une sympathique plongée entre quotidien familial et contexte social.

La mise en scène est enlevée, vivante ( petite surprise au sein des spectateurs) et le thème intelligemment mené. A noter que, pour une fois, l’utilisation de la vidéo est un vrai « plus » et pas seulement une concession à la mode!

La pièce termine une tournée régionale ( La Virgule a fait le bon choix en la programmant dans sa saison entre Tourcoing et Mouscron en Belgique). L’accueil du public pourrait bien lui donner d’autres opportunités. A voir donc dès que possible … pourquoi pas au  Festival « off » d’Avignon en juillet prochain?

Demandons-l-impoible

Photo Le Figaro ( Remise de la médaille Nationale des Humanités en 2010)

 

2O18 est décidément un mauvais cru pour les écrivains de tous styles ! après Philip KERR, Peter MAYLE, Tom WOLFE, Stephen HAWKING, Françoise XENAKIS etc…, c’est au tour de Philip ROTH de quitter ce monde.

Celui qui vient de décéder à Manhattan à l’âge de 85 ans était considéré comme un auteur de tout  premier plan, et même selon de nombreux critiques, comme « THE » écrivain contemporain majeur. Il n’est qu’à relire les articles consacrés au  » scandale » du Prix Nobel de Littérature, jamais attribué à un Philip ROTH pourtant plusieurs fois pré-annoncé comme lauréat ( au passage, idem pour Milan KUNDERA!)… une aberration pour  beaucoup, même si Philip ROTH a reçu de nombreux prix et distinctions, en passant par le PULLITZER et la Légion d’Honneur et s’il était le seul écrivain vivant à être édité par la LIBRARY of AMERICA ( et  figurant à présent également parmi les auteurs de La Pléiade).

Issu de la classe moyenne juive ( qui sera d’ailleurs un des thèmes favoris de son oeuvre), ROTH démarre sa carrière d’écrivain en 1959 avec un recueil de nouvelles (  » Good Bye Colombus ») qui ne passe pas inaperçu et déjà suscite une certaine polémique. Mais il devient vraiment célèbre dix ans  plus tard, en publiant  » PORTNOY et son complexe », qui soulève la controverse mais est un best seller aux USA et bien au-delà. 

A partir de là, l’oeuvre de Philip ROTH sera particulièrement prolifique et diverse   D’abord influencé par les auteurs réalistes du 19ème ( dont Gustave FLAUBERT), les romanciers juifs américains et même les humoristes, il se tourne rapidement vers la satire politique, la parodie kafkaïenne et ce qu’on a appelé la  » fable post-moderniste », avec un alliage parfois ambigu entre la biographie et la fiction. De ce fait, Philip ROTH est considéré comme le maître de l’autofiction contemporaine  ( » Complot contre l’Amérique » en 2004)

De très nombreux succès de librairie jalonnent son parcours, particulièrement les cycles autour de personnages marquants ( David KEPESH, Nathan ZUCKERMAN sont  ainsi devenus mythiques). Dans l’oeuvre de ROTH, on retrouve régulièrement le fantasme des américains pour leur pays, les engagements en politique, la vie dans les familles juives, mais aussi la luxure ou  les excès des corps, le tout sans s’éloigner d’un humour assez sombre…

Quels romans retenir particulièrement dans l’oeuvre de Philip ROTH ? France Culture distingue 3 oeuvres incontournables : « Portnoy et son complexe » (satire de l’éducation juive) , « La Pastorale Américaine » ( 1997, roman qui lui fait quitter l’auto fiction et lui valut le Pullitzer) et « La tâche », « subtil et brutal »,  ( en 2000, roman sur l’Affaire Lewinski et  » révélateur de l’état de la nation américaine « .

Enfin, sur internet, les articles commentant la vie et l’oeuvre de Philip ROTH sont nombreux et souvent très documentés… de quoi gagner l’envie de retrouver ou d’aborder un auteur particulièrement significatif de son époque,  et se donner quelques clés pour mieux le cerner….

Photo  culture box

Incontournable en ce début d’année, Paul AUSTER a les honneurs de presque tous les magazines et des émissions culturelles. Il engrange les étoiles des critiques, ce qui n’est pas si banal pour un roman qui avoisine les 1000 pages!

Le romancier, américain et francophile ( il fut traducteur de poètes français), est reconnu comme écrivain majeur depuis les années 90 (« MOON PALACE » et « LEVIATHAN »), après des débuts assez difficiles et un peu cahotiques. Généralement classé dans le mouvement post-moderniste, Paul AUSTER est un écrivain du quotidien et du hasard, à l’écriture à la fois dépouillée et travaillée et dont les romans sont solidement architecturés. On retrouve chez lui des thèmes récurrents: la perte, l’identité, le rapport à l’argent, mais aussi le sport ( il est grand connaisseur du base ball), sa ville de New York, l’histoire et l’actualité des Etats-Unis…

Publié en France chez Actes Sud, « 4,3,2,1″ est donc le dernier roman de Paul AUSTER. On y retrouve son obsession du hasard et du fortuit, poussée à son comble, car il imagine pour son personnage principal, FERGUSON, non pas 1, mais 4 destins différents et parfois divergents…4 scénarios possibles pour son héros, et au final un portrait profond, avec en toile de fond l’histoire contemporaine de l’Amérique.

« Le vrai problème », dit Paul AUSTER,  » c’est qu’on ne peut se trouver qu’à un endroit à la fois. Sauf par la magie de la fiction, il est impossible d’emprunter 4 chemins simultanément; il faut en choisir un et un seul, celui qui deviendra l’histoire de votre vie »….

Alors au lecteur d’explorer les 4 vies de FERGUSON, au fil d’un roman monumental et dense, pas toujours facile mais très riche et vivant.

Petit conseil: avant de commencer le roman, lire ( sur internet) l’article  » 4,3,2,1, pourquoi le roman de Paul AUSTER est exceptionnel » par Laurence HOUOT sur Culture box. On y trouve quelques clés et repères qui stimulent et facilitent la plongée dans le roman!

Photo La Virgule

On savait Jean-Marc CHOTTEAU ( LA VIRGULE, compagnie théâtrale transfrontalière née à Tourcoing ) admirateur fasciné de FLAUBERT… la preuve: sa création « BOUVARD et PECUCHET » en 2016 ( adaptation, mise en scène et jeu). Il récidive cette année avec « VOTRE GUSTAVE » ( c’est ainsi que Flaubert signait souvent ses lettres), nouvelle création d’après la correspondance de Gustave Flaubert, rassemblée et éditée après la mort du romancier  par sa nièce Caroline.

A travers un choix de lettres d’une grande force et d’une surprenante modernité, CHOTEAU nous invite ici à refaire le parcours de l’écrivain et à découvrir l’homme, dévoilant une personnalité sensible et excessive, passionnée mais empreinte de misanthropie et de mélancolie, un esprit viscéralement  » pourfendeur de la bêtise des gens et de la société » …. puis un écrivain tellement habité et obsédé par l’écriture de son « Bouvard et Pécuchet » que sa raison et sa vie mêmes en furent ébranlées.

Pour « VOTRE GUSTAVE », Chotteau incarne Flaubert, seul acteur en scène mais accompagné par la pianiste Françoise CHOVEAUX qui signe la création musicale originale du spectacle et qui figure Caroline, la nièce orpheline bien aimée , apportant de la hauteur et de la poésie à la lecture des lettres. Et c’est une voix « off » , celle de Claire Mirande, qui s’exprime au nom de Caroline…

La mise en scène choisie par J-M CHOTTEAU donne du rythme et de la vie aux lettres qu’il a choisies parmi les 4000 lettres éditées. Comme annoncé, on retrouve le parcours de l’écrivain FLAUBERT tout en découvrant l’homme GUSTAVE.

La performance d’acteur est indéniable… et on peut dire que la création est réussie car, même si la pièce peut sembler un peu longue ( du moins vers la fin, lorsque Flaubert est vampirisé par « Bouvard et Pécuchet » ), on en sort bel et bien avec l’envie de (re)lire Gustave Flaubert!

LA  VIRGULE  82  Bd Gambetta  59200 TOURCOING  0033(0)320271363

www.lavirgule.com pour tout renseignement sur la pièce et le programme de la saison 2017/18

Photo RTL2

Le 25 Octobre sortira en salle le film « Au revoir là-haut », réalisé par Albert DUPONTEL , avec Laurent LAFITTE, Niels ARESTRUP, Mélanie THIERRY , Emilie DEQUENNE etc… Cette comédie dramatique est une adaptation du roman de Pierre LEMAITRE, sorti chez Albin Michel et Prix Goncourt en 2013.

Roman et donc film narrent l’épopée de deux anciens poilus au sortir de la Première Guerre Mondiale. L’un est devenu paranoïaque, l’autre est une gueule cassée et tous deux peinent à retrouver place dans la société. Amers et laissés pour compte, ils se vengent de l’ingratitude de l’Etat en montant une vaste escroquerie autour du patriotisme, négociant des Monuments aux Morts fictifs…tandis qu’un troisième personnage, le douteux lieutenant Pradelle organise un trafic de cercueils et de transport de cadavres (ce qui est, pour le coup, une triste réalité historique!).

Le roman de Pierre LEMAITRE a connu un très grand succès critique et commercial…Il devrait en être de même pour le film, quand on connaît le talent associé à  un humour noir et décalé d’Albert DUPONTEL et si l’on en juge par les bandes annonces et teaser publiés jusqu’ici. On peut en tout cas miser sur une reconstitution historique soignée et un vrai parti pris esthétique.

Et si on mettait à profit le temps qu’il reste jusqu’à la sortie du film pour lire ou relire ce Goncourt lucide et grinçant, pas toujours « politiquement correct »?

Photo bdnet.com

Qui ne connait MARTINE ? Pour rappel, la petite fille est née en Belgique ( Collection Farendole chez Casterman) en 1954, sous la plume de Gilbert DELAHAYE et le crayon de Marcel MARLIER. Dans son premier album ( il y en a 60 en tout), Martine est « A la ferme ». Ensuite, au fil d’aventures simples et presque toujours liées au quotidien, elle ira au cirque, au zoo, à l’école, en avion, déménagera, aura un petit frère, sera hospitalisée etc…etc… et ceci dans 30 pays différents (selon les pays Martine change de prénom, devenant par exemple « Tiny »ou « Anita » ) et au rythme d’un album par an environ. En 1997 , à la mort de Gilbert DELAHAYE, c’est Jean-Louis MARLIER qui prendra le relais, mais la collection s’arrête en 2011, avec le décès de son dessinateur.

Des histoires pleines de « bons sentiments », un dessin d’un réalisme plutôt naïf mais très précis et détaillé, les critiques n’ont pas manqué aux « Martine » : on leur a reproché une vision sexiste et bourgeoise de l’enfance…pourtant la collection reste un phénomène d’édition, nostalgie quand tu nous tiens! ( on soupçonne aussi  un peu les grand-mères d’y être pour quelque chose et d’en transmettre le goût à leurs petites filles).

Quelques concessions au progrès ont été faites: des films d’animation ( une centaine sur 2 saisons, programmés par M6), des enregistrements audio ( Chantal Goya), des produits dérivés … A signaler aussi, sur le net , un site satirique (fermé à l’amiable en 2007), puis des détournements de couverture ( pas du tout  pour les petites filles…Martine peut aller jusqu’à y « faire du hard »!!)…

Casterman ré édite les albums « Martine », et on les trouve assez souvent sur les brocantes…

La mode « années 50″ ne se limite pas à la déco ou aux vêtements vintage, elle touche aussi la littérature. Pour preuve, les rééditions de romans comme « PEYTON PLACE » ou « AMBRE » cartonnent…et c’est aussi le cas pour « LA VALLEE DES POUPEES » parue aux Presses de la Cité et maintenant disponible en 10/18 ( et bien sûr en version numérique ). Il fait partie des « bonnes ventes » de l’été.

Quand le roman de Jacqueline SUSANN paraît , en 1966, il est considéré comme sulfureux et fait scandale. Aujourd’hui, fort de ses 30 millions d’exemplaires vendus, il fait plutôt figure de livre-culte, représentatif de toute une époque.

C’est un monde impitoyable, cruel et ambigu que décrit J. Susann….si les « Poupées » évoquent de jolies jeunes femmes ( et  c’est ce que sont au départ Anne, Jennifer et Neely, les 3 héroines du roman), en argot, le mot désigne aussi les petites pilules avalées pour dormir, maigrir, rester jeunes ou s’évader…absorbées avec de l’alcool, et avec le sexe en fond de décor… On est donc loin du « rêve américain » qui miroitait au sortir de la Guerre ! Pour les 3 jeunes filles décidées à vivre leur vie et à la réussir mieux que leurs mères, le rêve virera clairement au cauchemar, même et surtout si l’action se déroule entre Broadway et Hollywood . On se rappelle alors que les années 45-60 étaient encore empreintes de préjugés et de stéréotypes, dans une société américaine figée et moralisatrice . Pas facile du tout pour une femme de s’y faire une vraie place et de gagner son indépendance en gardant sa dignité. Le monde du showbiz est particulièrement ciblé par la romancière, mais les mères ne sont pas en reste, et les hommes n’ont pas le beau rôle non plus… C’est en fait toute la société qui en prend pour son grade! Heureusement , l’écriture fluide et surtout l’humour de J. SUSANN lui permettent d’éviter à la fois le pamphlet  féministe et la bluette sordide. On est dans un roman réaliste, avec des personnages bien campés et finalement attachants.

Un film a été tiré du roman, réalisé en 1967 par Mark ROBSON , également titré « La vallée des Poupées », avec Sharon Tate dans l’un des rôles principaux.

…et les fans de Michel Sardou se souviennent sans doute de sa chanson « La Vallée des Poupées »?

(Photo Ouest France)

…et en plus , cette année, ils philosophent!! qu’est-ce que la Beauté, par exemple ? se demande Firmin au début du spectacle…

Mais les préoccupations beaucoup plus matérielles de ses acolytes vont évidemment tout faire foirer…Alors, la médiocrité individuelle rend-elle impossible l’élévation intellectuelle ?? A vrai dire, pour la suite du show, peu importe la réponse! Car place au joyeux bordel qui s’installe sur scène et dans la salle ( les Chiche Capon se déplacent , et vous pouvez tout à fait en retrouver un assis sur votre siège sans l’avoir vu venir!).

Bref, on retrouve bien dans ce spectacle les 3 clowns de l’absurde que sont Frédéric Blin, Matthieu Pillard et Patrick de la Valette, toujours accompagnés de leur complice musicien ( un peu moins maboule, mais quand même largement décalé) Ricardo Lo Giudice. Comme dans leurs spectacles  » Le Oliver St John Gogerty » et « La 432″, ils portent le non-sens au paroxysme, montent en épingle le grand-n’importe-quoi, en un mot « ils osent tout, c’est leur ADN »….

On peut être réfractaire à ce style et n’y trouver aucun humour. Pourtant, en général et un peu partout ( à Paris, au Festival d’ Avignon, dans les tournées en province), le public se laisse emporter par leur folie et , séduit par la joyeuse pagaille, il rit. Beaucoup. Vraiment beaucoup.

Du coup, au sortir du spectacle, la phrase la plus prononcée est  » ah! ça vide la tête! »….

Agenda des Chiche Capon : consulter le site  www.caramba.fr    pour mieux connaitre le parcours des Chiche Capon et leurs projets de tournées.

(Photo Ouest- France)

Pour présenter   »LA 432″  des CHICHE-CAPON et dernière pièce de sa saison, La VIRGULE  parlait d’un « spectacle déjanté »… c’est un euphémisme!!

Car les 4 compères Chiche-Capon sont tout simplement fous, allumés, totalement et excessivement cinglés…Ils osent tout ( et n’importe quoi), ne se refusent rien, ne reculent devant aucun ridicule. C’est leur ADN.

Résultat: 1h30 d’évasion absolument burlesque au pays du non-sens et des clowns car, bien qu’un peu ahuri au départ, le public se laisse embarquer et marche à fond. Et même pas honte! c’est trop bon de rire…

L’énergie des Chiche-Capon fait le reste, car le moins qu’on puisse dire est qu’ils ne se ménagent pas!

La critique ( et même la critique parisienne) est d’accord avec le public, et salue le style et la performance de F. Blin, P. de Valette, R. Lo G. et M. Pillard avec une mise en scène de Karim Adda.

Les CHICHE-CAPON tournent actuellement avec  » LA 432″ . Ils seront par exemple à THONON, LYON et PARIS dans les prochaines semaines

Depuis 1944, année de la création de « HUIS CLOS » à Paris, on sait que « l’enfer, c’est les autres »… (même si Jean-Paul SARTRE contestait que cette réplique devenue slogan soit conçue au premier degré). Soixante-dix ans plus tard, la pièce,  reprise par La VIRGULE en ouverture de la saison 2014-2015, n’a rien perdu de sa force et de sa modernité. 

Dans un décor très dépouillé ( le « minimum requis » pour la pièce: trois fauteuils, un bronze de Barbedienne et un coupe-papier), la mise en scène d’Agathe Alexis et Alain Alexis Barsacq vise l’essentiel et valorise  la force des mots. C’est bien le texte qui est au centre de la mise en scène, servi par le jeu impeccable ( et implacable!) d’Agathe Alexis, impressionnante de présence , de maîtrise et d’acuité dans le rôle d’Ines…Valérie Dablemont, elle, incarne une Estelle sensible, vibrante et attachante…Du coup, bien que les interprètes de Joseph Garcin  et du garçon d’étage soient plus en retrait, on assiste à une excellente version de « HUIS  CLOS », à la fois fidèle à l’écriture de Sartre et parfaitement actuelle.

En pratique: jusqu’au 18 octobre à La Virgule, au Salon de Théâtre, Bd Gambetta à Tourcoing ( 03 20 27 13 63 )

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