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Arras Filmfestival repart pour un tour…15ème édition du 7 au 16 Novembre…

Fort de son succès (35000 spectateurs en 2013), le Festival arrageois est parti pour une 15ème édition: du 7 au 16 Novembre, la ville vivra donc au rythme des films et des rencontres cinématographiques . Ce festival, qui se veut « festival de tous les cinémas » proposera à la fois de grands classiques et de nombreux films inédits (40 inédits et avant-premières , souvent en présence des équipes). Neuf longs métrages européens inédits en France seront en compétition, un hommage sera rendu aux grands noms du cinéma, et enfin, deux thèmes sont proposés cette année en rétrospective: La Grande Guerre au cinéma et Italian-américan.

L’occasion de revoir des oeuvres cultes et de découvrir des films nouveaux, parfois déconcertants ou sortant des sentiers battus, mais offrant souvent un regard personnel et pertinent sur la société d’aujourd’hui….

Pour en savoir plus et connaître le programme : www.arrasfilmfestival.com

Depuis 1944, année de la création de « HUIS CLOS » à Paris, on sait que « l’enfer, c’est les autres »… (même si Jean-Paul SARTRE contestait que cette réplique devenue slogan soit conçue au premier degré). Soixante-dix ans plus tard, la pièce,  reprise par La VIRGULE en ouverture de la saison 2014-2015, n’a rien perdu de sa force et de sa modernité. 

Dans un décor très dépouillé ( le « minimum requis » pour la pièce: trois fauteuils, un bronze de Barbedienne et un coupe-papier), la mise en scène d’Agathe Alexis et Alain Alexis Barsacq vise l’essentiel et valorise  la force des mots. C’est bien le texte qui est au centre de la mise en scène, servi par le jeu impeccable ( et implacable!) d’Agathe Alexis, impressionnante de présence , de maîtrise et d’acuité dans le rôle d’Ines…Valérie Dablemont, elle, incarne une Estelle sensible, vibrante et attachante…Du coup, bien que les interprètes de Joseph Garcin  et du garçon d’étage soient plus en retrait, on assiste à une excellente version de « HUIS  CLOS », à la fois fidèle à l’écriture de Sartre et parfaitement actuelle.

En pratique: jusqu’au 18 octobre à La Virgule, au Salon de Théâtre, Bd Gambetta à Tourcoing ( 03 20 27 13 63 )

Pour la fin de cette ( excellente) saison 2013/2014, La Virgule et Jean-Marc Chotteau ont invité le Collectif Mensuel de Liège à présenter leur création « L’Homme qui valait 35 milliards »… une pièce très actuelle, tirée du roman de Nicolas ANCION,  et dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle décoiffe! 

Le sujet? … un vrai/faux thriller politico-social. Rien moins que l’enlèvement de Lakshmi MITTAL par une bande de pieds nickelés emmenés par un artiste raté en mal de reconnaissance et un ouvrier sidérurgique déstabilisé. Le tout dans la ville de Liège , qui est en fait un vrai « personnage »   dans cette  pièce.

La forme?… des dialogues bien sûr (par ailleurs fort bien écrits et interprétés), de la vidéo ( pour une fois bien amenée et bien projetée) et de la musique en live ( un peu trop présente et bruyante parfois). Bref, une (re)présentation moderne et polymorphe, soutenue par des acteurs tout à fait à la hauteur de la gageure…

Le résultat?…eh bien un spectacle percutant, peu orthodoxe, parfois dérangeant, qui implique la mise en scène, les acteurs, les spectateurs, sans oublier les questions de société et l’actualité. Ici chacun en prend pour son grade à un moment ou à un autre: les patrons-voyous, les journalistes, les artistes et les intermittents du spectacle, les spectateurs, les bourgeois, les syndicalistes…et Liège!

Bien sûr , cela pose la question du rôle du théâtre. Peut-il, doit-il s’engager sur les problèmes de société? Ou doit-il rester une oeuvre de pur divertissement? Toutes les thématiques lui sont-elles ouvertes? A lui seul,   »L’Homme qui valait 35 milliards » ne solutionnera  pas l’interrogation. Mais il soulève le débat et il y répond à sa manière, c’est à dire sans négliger l’écriture et le jeu et sans oublier l’humour. Du coup, on se trouve face à une pièce  » engagée », qui peut faire réfléchir  mais n’est  jamais ennuyeuse ou moralisatrice, et qui reste donc un vrai spectacle…

en pratique:

 La VIRGULE   Centre Transfrontalier de Création Théâtrale   www.lavirgule.com

Le COLLECTIF MENSUEL de Liège   www.collectifmensuel.be

« L’Homme qui valait 35 milliards »  roman  de Nicolas ANCION  aux éditions Luc Pire-Le Grand Miroir

Qui se souvient de l’ « Affaire Dussaert », un scandale politico-culturel jailli en 1991?…personne apparemment! d’ailleurs, cette année-là, la guerre du Golfe accaparait les médias et les esprits… Personne? Si! Jacques MOUGENOT, qui en a fait le sujet d’une conférence-théâtre, créée en 2002, et qui  rencontre toujours un vif succès auprès de la critique comme du public . La pièce a depuis été jouée dans différents théâtres parisiens, au Festival d’Avignon, et elle tourne actuellement ( à Tourcoing jusqu’au 19  avril) avant de retrouver le  prochain Festival d’Avignon.  Il faut dire que cette comédie (très) satirique est à la fois originale, drôle, intelligente et remarquablement écrite. Seul en scène, Jacques Mougenot évoque avec un humour décapant  les arcanes et les dérives de l’art contemporain, n’hésitant pas à en balayer les excès ou les snobismes, sans pourtant dénigrer les artistes…Culturellement incorrect, mais diablement efficace! Le spectateur est captivé, complice, et…un peu abasourdi par la fin de la représentation…Plaisir garanti!

Jusqu’au 19 Avril à LA VIRGULE  à TOURCOING

Au Théâtre  TROIS SOLEILS  d’AVIGNON en juillet 2014

www.jacquesmougenot.com

Comme chaque début avril, le Parc PAIRI DAIZA ( Belgique) rouvre ses portes jusqu’en Novembre. Mais l’événement fait cette année la une de tous les quotidiens et journaux télévisés!  C’est que deux nouvelles  stars y sont visibles pour la première fois: les pandas roux Hao Hao et Xing Hui…de véritables vedettes, traitées comme des ambassadeurs. Il faut dire que leur arrivée n’a pas été une mince affaire, entre des mois de négociation  ( ils sont prêtés par la Chine pour 15 ans), le mécontentement des  zoos non retenus par la  Chine ( finalement, Pairi Daiza prêtera un des pandas au zoo d’Anvers, sauvant ainsi l’équilibre entre les communautés belges!), la préparation de l’environnement (plantation et importation de bambous, de pieds de thé, installation de brumisateurs et de vidéo surveillance…sans parler des 5 personnes recrutées pour s’occuper des nouveaux venus), l’organisation du voyage ( très) officiel, l’acclimatation des gentils pensionnaires….et, bien sûr, la mise au point de tous les à-côtés, produits dérivés , photos, mugs etc… Au final, un énorme plus pour Pairi Daiza.

Ceci dit, le Parc ( situé à Brugelette près d’Ath en Belgique, à une heure environ de Lille) était déjà connu et reconnu bien avant l’arrivée des pandas. Désigné  » meilleur zoo de Belgique et Pays Bas » en 2013, »meilleur parc à thème de Belgique  » la même année, il séduit ses très nombreux visiteurs par la qualité de son aménagement, et par la variété de ce qu’il propose. Les cinq continents sont évoqués sur les 55 ha du parc : architecture, artisanat, faune et flore sont magnifiquement mis en scène, pour un dépaysement total. On se promène dans un « vrai » jardin chinois, on flâne dans un village africain, on est en Inde pour assister au bain des éléphants…on découvre des fleurs somptueuses, on s’émerveille de mille poissons….bref, la journée est trop courte pour tout voir et tout savourer! même la plaine de jeux pour les enfants est bien conçue...Pas d’équivalent chez les autres zoos ou parcs à thème, une vraie « parenthèse-plaisir » pour tous , ce qui permet d’oublier que le prix des entrées est à la hauteur du lieu ( compter 27 euros par adulte, 22 pour les enfants de plus de 3 ans et 7 euros de parking ). 

Beaucoup de monde bien sûr  , surtout les week- ends de beau temps ( attention, si la capacité du parc est atteinte, les entrées sont arrêtées, une vérification sur le site internet est donc utile avant de se déplacer!). Heureusement, le parc est assez grand pour que les visiteurs ne se bousculent pas ( sauf devant l’enclos des pandas, probablement!!)…. Il est impératif d’arriver tôt ( ouverture à 10 heures), vu la quantité de choses à voir!

Le site internet du Parc   www.pairidaiza.eu    donne toutes les indications et renseignements

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Sans surprise, c’est le film  » coup de poing »  de S. Mac Queen (réalisateur noir anglais), produit par Brad Pitt, qui a remporté cette semaine l’Oscar du meilleur film ( ainsi que l’Oscar du meilleur second rôle pour l’actrice kenyane Lupita Nyong’o  et l’Oscar du meilleur scénario adapté). 

Cette fresque violente et forte reprend l’histoire vraie de Solomon Northup , escroqué, enlevé et vendu comme esclave dans l’Amérique d’avant la Guerre de sécession. En même temps que la liberté, il perd jusqu’à son identité, et c’est sous le nom de « Platt » qu’il va se battre pour rester en vie et conserver sa dignité. Brimé, battu et méprisé pendant 12 ans, jusqu’à ce qu’il croise un jeune abolitionniste canadien et puisse échapper à son sort.

Ce n’est bien sûr pas le premier film sur l’esclavage, et d’aucuns  ont reproché à Mac Queen un traitement somme toute assez classique du sujet. Mais c’est oublier la force des images . Certaines scènes sont tellement à la limite du réalisme et  de l’insoutenable ( la scène du  fouet particulièrement, voire même l’intensité de certains regards), que le spectateur est personnellement impliqué et « sommé » de réagir, ne fût-ce qu’en détournant le regard… C’est vrai, ce n’est pas la première fois que l’esclavage est dénoncé au cinéma, mais c’est fait ici de façon impeccable et implacable….et une « piqûre de rappel » ne saurait nuire!

Classé en « comédie dramatique », ce film de Wes ANDERSON,  qui s’inspire du « paradis perdu » de Stefan Sweig,  a déjà été récompensé à Berlin, et il est généralement salué par la critique depuis sa récente sortie sur les écrans français.

C’est un film original, au casting riche ( Adrian Brody, Jude Law, Bill Murray, Mathieu Amalric ou encore Léa Seydoux figurent à l’affiche ), qui joue sur le burlesque, le décalé et la nostalgie, sans jamais oublier l’esthétique ( images et décors sont superbes). Il retrace les aventures improbables de Gustave H., homme aux clefs d’or d’un célèbre hôtel d’Europe Centrale entre les 2 guerres, et de son protégé, le jeune garçon d’étage Zéro Mustafa...On savoure comme une surprise certains clins d’oeil , à James Bond par exemple ou même aux jeux vidéo ( la poursuite en ski vaut le détour!)…Surtout, durant 1h40, on change totalement de registre, d’époque, et de références, car le film est hors de notre temps et réussit bel et bien à nous embarquer dans son univers.

Mention spéciale pour les 2 acteurs principaux, Ralph Fiennes et Tony Revolori, impeccables…et petite réserve sur le sous-titrage un peu « agressif » sur la version originale !

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Quelle année pour Florent Ladeyn! La finale de « Top Chef », l’ouverture d’un second restaurant, le titre de « nordiste de l’année » décerné par les lecteurs de La Voix du Nord, un nouveau bébé...et depuis quelques heures, une étoile au Michelin !

Tous ceux qui sont venus chez lui au Vert Mont ( à Boeschèpe) n’en seront pas surpris et se réjouiront que le talent du sympathique jeune chef soit ainsi reconnu. Aucun « tape à l’oeil chez lui, mais une cuisine simple, authentique et raffinée, élaborée autour de produits irréprochables. Quand le « terroir » s’allie ainsi à la créativité, le plaisir est vraiment dans l’assiette. L’ambiance de l’établissement est résolument décontractée, avec un service à la fois naturel et professionnel…le tout pour un prix raisonnable (et Florent Ladeyn assure qu’il n’augmentera pas ses tarifs pour cause d’étoile!)

Bien sûr, le restaurant affiche complet, et il faut réserver bien à l’avance…mais la patience est récompensée…

                                        Auberge du Vert Mont  1318 rue du Mont Noir 59299 Boeschepe   réservations  par tel.  au 0328494126

                                       (  et    Le Bloempot (cantine flamande)  22 rue des Bouchers  59800 Lille  )

Le  TOURCOING  JAZZ  FESTIVAL s’est aujourd’hui fait un nom et un renom ( la 28ème édition se déroulera du 11 au 18 octobre 2014) ….Moins connu sans doute est son « petit frère »né en 2009, le TOURCOING  JAZZ  CLUB , et pourtant….

Le  TOURCOING  JAZZ  CLUB est un rendez-vous mensuel , à ne manquer sous aucun prétexte si on aime le jazz, si on veut découvrir ou revoir des talents ( qui ont parfois déjà participé au Jazz Festival) et  si on apprécie les concerts intimistes ( la salle compte une centaine de places environ)… La qualité est toujours au rendez-vous, avec beaucoup de diversité dans la programmation, et de nombreux très bons  moments.

Les concerts ont lieu dans la salle de spectacle de la Maison Folie de l’Hospice d’Havré, 100 rue de Tournai à Tourcoing ( entrée du public  rue d’Havré pour les concerts). Le tarif normal est de 15 euros (… à quand un abonnement?).

Le site internet fournit les renseignements sur la programmation, la billetterie etc..
http://www.tourcoing-jazz-festival.com

A bientôt pour commenter les prochains concerts! et rendez-vous le 12 mars avec SYLVAIN  BEUF electric quartet

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