Home Tags Posts taggé avec "cinema"

cinema

Par Pascale GUISLAIN                                                            Photo tirée du film ROMA ( La presse.ca)

Le film américano- mexicain « ROMA », réalisé par Alfonso CUARON  était absent, car refusé par les organisateurs, au dernier Festival de Cannes. Le motif : il a été produit par NETFLIX, et diffusé sur cette plate-forme de streaming sans être sorti en salles. Cela avait suscité débats et commentaires… et n’a pas fini de faire question, d’autant que depuis Cannes, ROMA a été maintes fois primé et qu’il est nommé  ( voire favori) aux OSCARS. Il a par exemple reçu Le Lion d’Or à la Nostra de Venise, est lauréat des Golden Globes, des Goyas espagnols, du Syndicat des Réalisateurs etc…

Partout, Alfonso CUARON voit son film encensé par la critique, tant sur le fond que sur la forme. Il signe effectivement un très beau film intimiste ( inspiré de son enfance dans le quartier résidentiel ROMA à Mexico), assez lent ( sans être ennuyeux), et qui finalement parle simplement de sujets sérieux, y compris la fatalité sociale ( le personnage central du film est Chloé, la domestique indigène de la famille), la séparation des parents ou encore les manifestations étudiantes qui tournent au massacre     ( celles de 1971 au Mexique). 

Les images ( en noir et blanc) sont de toute beauté, empreintes de poésie, de nostalgie et de tendresse, voire d’amour , sans que jamais les symboles ne soient lourds ou imposés au spectateur.

En résumé…. un film à voir sans attendre si on a accès à NETFLIX! Netflix qui pourrait bien reitérer l’expérience en sortant de nouveaux films ( uniquement sur sa plate-forme ou avec également une diffusion en salles?)

 

(photo site cultureaupoing.com)

Petit Festival est devenu grand: ARRAS FILM FESTIVAL s’apprête à vivre sa 16ème édition!

Durant 10 jours à partir du 6 Novembre, 120 longs métrages seront projetés (dont 52 avant-premières)…de quoi séduire les quelque 40000 spectateurs attendus cette année et dont 40% environ ne viennent pas de la Communauté Urbaine d’Arras.

La bonne surprise de cette édition, c’est l’ouverture d’une nouvelle salle de 920 places dans le Casino ( plus une salle de 280 places en sous sol), ce qui complétera les 5 salles du Cinemovida, le tout en centre ville.

Côté programmation, la diversité est toujours de mise, avec des réalisations allant du film d’auteur au blockbbuster. L’accent est mis sur l’Irlande ( et donc le conflit irlandais), avec le réalisateur Jim SHERIDAN parmi les invités vedettes. Une rétrospective « Braquages en tous genres » est également proposée ( l’occasion de revoir Steve Mac Queen dans « l’Affaire Thomas Crown », de rire avec De Funès dans « Faites sauter la banque » ou de penser nostalgie avec « Mélodie en sous-sol »!). Le cinéma européen garde une grande place dans le festival ( 9 films européens en compétition), et les enfants auront leur « Festival des Enfants ».

Enfin, plusieurs invités dits « de prestige » seront présents (et actifs!): de l’invitée d’honneur Michèle MERCIER à Jean-Pierre BACRI ou Nicolas DEVAUCHELLE en passant par…Julie GAYET.

RENSEIGNEMENTS       www.arrasfilmfestival.com (et 0321506285)

 Billetterie en ligne          www.cinemovida.com/arras (à partir du 4 Nov)

0 722

Sans surprise, c’est le film  » coup de poing »  de S. Mac Queen (réalisateur noir anglais), produit par Brad Pitt, qui a remporté cette semaine l’Oscar du meilleur film ( ainsi que l’Oscar du meilleur second rôle pour l’actrice kenyane Lupita Nyong’o  et l’Oscar du meilleur scénario adapté). 

Cette fresque violente et forte reprend l’histoire vraie de Solomon Northup , escroqué, enlevé et vendu comme esclave dans l’Amérique d’avant la Guerre de sécession. En même temps que la liberté, il perd jusqu’à son identité, et c’est sous le nom de « Platt » qu’il va se battre pour rester en vie et conserver sa dignité. Brimé, battu et méprisé pendant 12 ans, jusqu’à ce qu’il croise un jeune abolitionniste canadien et puisse échapper à son sort.

Ce n’est bien sûr pas le premier film sur l’esclavage, et d’aucuns  ont reproché à Mac Queen un traitement somme toute assez classique du sujet. Mais c’est oublier la force des images . Certaines scènes sont tellement à la limite du réalisme et  de l’insoutenable ( la scène du  fouet particulièrement, voire même l’intensité de certains regards), que le spectateur est personnellement impliqué et « sommé » de réagir, ne fût-ce qu’en détournant le regard… C’est vrai, ce n’est pas la première fois que l’esclavage est dénoncé au cinéma, mais c’est fait ici de façon impeccable et implacable….et une « piqûre de rappel » ne saurait nuire!

RESTEZ CONNECTE