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Si FES, longtemps capitale politique et intellectuelle du Maroc, reste aujourd’hui  un pôle de rencontre et d’échange des cultures et des savoirs, c’est en partie grâce au FESTIVAL  des MUSIQUES SACREES du MONDE ( né en 1994) et à son Forum ( instauré en 2001). En 2001 d’ailleurs, l’ ONU qualifiait officiellement cette manifestation d’ « événement marquant, contribuant au dialogue des civilisations ».     

Depuis plus de 20 ans, le FESTIVAL de FES  a rallié des artistes de notoriété internationale qui, dans leur diversité ( Joan Baez, Paco de Lucia, Patty Smith, Jordi Savall, Barbara Hendricks etc….), partagent une certaine quête du Sacré. Outre ces artistes renommés sont présentés des talents encore méconnus, des projets artistiques audacieux et aussi, depuis quelques années et grâce au directeur artistique Alain WEBER, de grandes créations pluridisciplinaires en particulier lors de la soirée d’ouverture ( traditionnellement présidée par la Princesse Royale, épouse du Roi du Maroc et native de Fes)

Si, en plus de la beauté et de l’attrait de la ville de FES en elle-même, on ajoute que les concerts sont donnés dans des lieux grandioses ( BAB MAKINA pour les grands concerts du soir), délicieux ( les Jardins JNAN SBIL pour les concerts d’après-midi), ou à l’architecture historique et magnifique ( dars et palais de la Médina pour des concerts nocturnes et les nuits soufies) … on se donne une raison supplémentaire pour découvrir un Festival où se retrouvent par ailleurs de très nombreux habitués… lesquels habitués doivent cette année s’adapter à des dates inédites ( 22-30 juin), soit nettement plus tard en saison, Ramadan oblige!

Accordons enfin un bon point aux organisateurs qui cette fois, n’ont pas tardé à dévoiler le thème du Festival et l’essentiel du programme ( même l’organisation du Forum est précise! ). Le thème retenu pour la 24ème édition du Festival , « SAVOIRS  ANCESTRAUX », apparaît de surcroît en parfaite cohérence avec la ville de FES, dont l’architecture et le savoir-faire des artisans sont  renommés depuis des siècles!

Les arguments pour participer au FESTIVAL des MUSIQUES  SACREES du MONDE  sont donc légion… Pour se renseigner sur la programmation , le site officiel du Festival (bien qu’encore incomplet) est facile à consulter 

  ( www.fesfestival.com )              

Photo  culture box

Incontournable en ce début d’année, Paul AUSTER a les honneurs de presque tous les magazines et des émissions culturelles. Il engrange les étoiles des critiques, ce qui n’est pas si banal pour un roman qui avoisine les 1000 pages!

Le romancier, américain et francophile ( il fut traducteur de poètes français), est reconnu comme écrivain majeur depuis les années 90 (« MOON PALACE » et « LEVIATHAN »), après des débuts assez difficiles et un peu cahotiques. Généralement classé dans le mouvement post-moderniste, Paul AUSTER est un écrivain du quotidien et du hasard, à l’écriture à la fois dépouillée et travaillée et dont les romans sont solidement architecturés. On retrouve chez lui des thèmes récurrents: la perte, l’identité, le rapport à l’argent, mais aussi le sport ( il est grand connaisseur du base ball), sa ville de New York, l’histoire et l’actualité des Etats-Unis…

Publié en France chez Actes Sud, « 4,3,2,1″ est donc le dernier roman de Paul AUSTER. On y retrouve son obsession du hasard et du fortuit, poussée à son comble, car il imagine pour son personnage principal, FERGUSON, non pas 1, mais 4 destins différents et parfois divergents…4 scénarios possibles pour son héros, et au final un portrait profond, avec en toile de fond l’histoire contemporaine de l’Amérique.

« Le vrai problème », dit Paul AUSTER,  » c’est qu’on ne peut se trouver qu’à un endroit à la fois. Sauf par la magie de la fiction, il est impossible d’emprunter 4 chemins simultanément; il faut en choisir un et un seul, celui qui deviendra l’histoire de votre vie »….

Alors au lecteur d’explorer les 4 vies de FERGUSON, au fil d’un roman monumental et dense, pas toujours facile mais très riche et vivant.

Petit conseil: avant de commencer le roman, lire ( sur internet) l’article  » 4,3,2,1, pourquoi le roman de Paul AUSTER est exceptionnel » par Laurence HOUOT sur Culture box. On y trouve quelques clés et repères qui stimulent et facilitent la plongée dans le roman!

Photo l’Expres

Le grand Chef Paul BOCUSE est décédé ce 20 janvier 2018 à COLLONGES-au-MONT d’OR, là même où il était né il y a 92 ans et où il a presque toujours vécu. Célèbre dans le monde entier, il était connu de tous les français comme le Maître de la cuisine traditionnelle et de la Grande Cuisine, mais aussi comme un précurseur de la « Nouvelle cuisine ».

Issu d’une très longue lignée de cuisiniers, il fut apprenti chez la célèbre Mère BRAZIER, avant de travailler au LUCAS CARTON ( où il se lia d’amitié avec les frères TROISGROS) et surtout avec Fernand POINT, dont il disait qu’il fut son vrai mentor.

Au fil du temps, BOCUSE s’est imposé comme le premier des très grands Chefs, qui tous sans exception lui rendent aujourd’hui hommage. Récompenses et reconnaissances ont jalonné sa vie et son parcours.

Il obtint sa première Etoile Michelin ( à COLLONGES) en 1958, la seconde Etoile en 1962 ( après le titre de Meilleur Ouvrier de France en 1961), et la troisième ( jamais perdue!) en 1965.

Depuis, il fut aussi désigné « Cuisinier du Siècle » par Gault et Millaut, « Pape de la Gastronomie », « Chef du Siècle » par les américains etc…..

En 1970, il fonde la Société de la Grande Cuisine Française avec d’autres Chefs, puis s’ouvre à l’international en travaillant aux USA, au Japon etc…En 1987, il fonde les « BOCUSE d’OR » et en 2004 la FONDATION  BOCUSE afin de transmettre et faire vivre son savoir et son expérience.

Plusieurs des créations de Paul BOCUSE sont devenues mythiques: la célèbre Soupe aux truffes VGE par exemple.

soupe-aux-truffes-academiedugout

Affaibli par la maladie de Parkinson, Paul BOCUSE était moins présent ces derniers temps, sans aucunement tomber dans l’oubli. Il reste de lui de nombreux livres de cuisine , souvent abordables pour le grand public, et une biographie (« Paul BOCUSE, le Feu Sacré »)…

« MONSIEUR  PAUL » est le premier des Grands Chefs à avoir concilié talent en cuisine et ouverture sur le monde et les médias, star de la Grande Cuisine avant même que la télévision ne crée la « mode des Chefs »…

Photo Le Parisien

Quel est le point commun entre Johnny Hallyday, Marine Le Pen, Salvador Dali, Emmanuel Macron, Kate Middleton, un paysan catalan et des centaines d’autres? Ils sont tous connus? … plus ou moins vrai, mais insuffisant! Ajoutons une lapalissade étonnante:  tous sont bien obligés de répondre à des besoins naturels (comme disent les enfants… »ils font caca »!!!), et donc, plus inattendu encore, tous pourront se retrouver sous forme de santon dans votre crèche de Noël ( du moins si vous êtes catalan)… Et ce n’est pas une nouveauté de mauvais goût, mais directement lié à une tradition catalane surprenante mais très ancienne… qui a certes quelque peu évolué, voire dérivé, ces dernières décennies!

Depuis le 18ème siècle, les catalans déposent un santon très particulier dans leur crèche: une petite figurine en terre cuite, appelée « caganer », et qui représente un paysan en train de déféquer. A cette époque, non par dérision ou irrespect, mais parce que cela symbolisait la fertilisation de la terre, donc la prospérité, voire la chance. Inversement, ne pas mettre de caganer au milieu de la Sainte Famille, des bergers et des Rois Mages risquait de porter malheur … et même l’Eglise tolérait la coutume.

La tradition s’est perpétuée, mais la famille des caganers a beaucoup, beaucoup évolué… à côté du traditionnel paysan catalan, on trouve aujourd’hui mille personnalités du monde politique, du show bizz, de la vie culturelle…dont le seul point commun est la position accroupie, caractéristique du « santon-chieur ». Chaque Noël enrichit la troupe des caganers, en fonction de l’actualité : Donald TRUMP a ainsi rejoint Nicolas SARKOSY, Marine LE PEN  avoisine  Emmanuel MACRON ( pas très très ressemblant), Jean-Luc MELANCHON ou OBAMA…Personne n’y échappe, ni les Papes, ni la reine d’Angleterre, ni les grands sportifs … évidemment, non sans une nuance clairement satirique!

(Pour être précis, on trouve le même genre de tradition à Valence, Murcie, à Naples et au Portugal)

Les boutiques de caganers sont essentiellement à Barcelone….mais le site www.caganer.com présente et commercialise les figurines ( 16 euros environ)….à visiter en ligne pour sourire, et plus si affinités!

Photo L’Indépendant

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Photo Les Inrocks

« Le premier KING » (l’autre étant bien sûr Elvis Presley!), « le pionnier du Rock’N'Roll » ( et du Boogie Woogie, et du soul etc…), « la Légende du Rock »… titres, surnoms et superlatifs n’ont pas manqué ce 24 Octobre 2017, pour saluer FATS DOMINO  décédé en Louisiane à 89 ans.

Dans la mémoire de chacun se dessinent une silhouette ( celle qui lui valut très jeune son surnom de « Fat ») , un sourire éclatant et presque enfantin, une coupe de cheveux bien bien plate sur le dessus ( même si son look deviendra plus tard plutôt « coupe afro ») et surtout, inévitablement, surgissent les notes de l’incontournable « BLUEBERRY HILL », enregistré en 1956 en reprise d’une chanson de 1940.

… La longue vie musicale de FATS DOMINO, pianiste, chanteur, compositeur et chef d’orchestre,  ne se résume évidemment pas à ce titre mythique. Né en Nouvelle-Orléans dans une famille nombreuse , créole et catholique, le jeune Antoine Domino Jr ne pense en fait qu’à la musique, en tout cas bien plus qu’à l’école et dès son plus jeune âge. D’abord entre un vieux gramophone et un piano rouillé ( qui lui permet quand même d’apprendre les accords de base), puis grâce aux juke boxes et, dès 14 ans, dans les « boites à chansons » qu’ils fréquente assiduement, et où il commence à jouer. Il se fait ainsi une petite réputation auprès d’amateurs, puis une grande … il reçoit son surnom de Fats Domino, et signe son premier contrat en 1949.

Il enregistre alors  » THE FAT MAN » , qui est considéré comme le premier morceau « rock », grâce à sa cadence chaloupée ( le « big beat » comme il disait).

Dans les années 50, les succès s’enchaînent : « GOIN’HOME » en 1952, « BLUEBERRY HILL » en 1956 après « AIN’T THAT A SHAME » en 1955… Seul ELVIS ( par ailleurs très admiratif de Fats Domino) le détrônera aux Hits-parade.

Le plus étonnant est peut-être que , dans une période de ségrégation très marquée aux Etats-Unis, Fats Domino ait pu être reconnu et apprécié de beaucoup, noirs comme blancs. Ses biographes expliquent cela par son côté « ni trop clivant, ni pas assez », « ni trop sexy, ni trop guimauve ». Une sorte d’anti- Elvis », qui rassurait aussi les parents des adolescents!

Mêlant jazz traditionnel, rythmes carabéiens et latins, blues et boogie-woogie ( un rythm and blue sensuel d’origine créole) , Fats Domino séduit un public d’horizons très variés. Il influence Elvis PRESLEY et les BEATLES pour ne citer qu’eux…et devient une grande référence musicale dans le monde entier, bien qu’il ait connu par la suite des périodes plus « commerciales » et se soit parfois fourvoyé dans certaines modes musicales moins heureuses pour lui.

Par ailleurs, si la vie privée de FATS DOMINO n’était pas exemplaire ( ce qu’il a lui-même évoqué dans quelques chansons plus récentes), il a néanmoins  assez peu défrayé la chronique, ce qui a sans doute contribué à son capital sympathie…

Mais comment mieux évoquer FATS  DOMINO qu’en l’écoutant?!

Voici donc le mythique BLUEBERRY HILL….puis AIN’T THAT A SHAME (1955)

 

Photo La Virgule

On savait Jean-Marc CHOTTEAU ( LA VIRGULE, compagnie théâtrale transfrontalière née à Tourcoing ) admirateur fasciné de FLAUBERT… la preuve: sa création « BOUVARD et PECUCHET » en 2016 ( adaptation, mise en scène et jeu). Il récidive cette année avec « VOTRE GUSTAVE » ( c’est ainsi que Flaubert signait souvent ses lettres), nouvelle création d’après la correspondance de Gustave Flaubert, rassemblée et éditée après la mort du romancier  par sa nièce Caroline.

A travers un choix de lettres d’une grande force et d’une surprenante modernité, CHOTEAU nous invite ici à refaire le parcours de l’écrivain et à découvrir l’homme, dévoilant une personnalité sensible et excessive, passionnée mais empreinte de misanthropie et de mélancolie, un esprit viscéralement  » pourfendeur de la bêtise des gens et de la société » …. puis un écrivain tellement habité et obsédé par l’écriture de son « Bouvard et Pécuchet » que sa raison et sa vie mêmes en furent ébranlées.

Pour « VOTRE GUSTAVE », Chotteau incarne Flaubert, seul acteur en scène mais accompagné par la pianiste Françoise CHOVEAUX qui signe la création musicale originale du spectacle et qui figure Caroline, la nièce orpheline bien aimée , apportant de la hauteur et de la poésie à la lecture des lettres. Et c’est une voix « off » , celle de Claire Mirande, qui s’exprime au nom de Caroline…

La mise en scène choisie par J-M CHOTTEAU donne du rythme et de la vie aux lettres qu’il a choisies parmi les 4000 lettres éditées. Comme annoncé, on retrouve le parcours de l’écrivain FLAUBERT tout en découvrant l’homme GUSTAVE.

La performance d’acteur est indéniable… et on peut dire que la création est réussie car, même si la pièce peut sembler un peu longue ( du moins vers la fin, lorsque Flaubert est vampirisé par « Bouvard et Pécuchet » ), on en sort bel et bien avec l’envie de (re)lire Gustave Flaubert!

LA  VIRGULE  82  Bd Gambetta  59200 TOURCOING  0033(0)320271363

www.lavirgule.com pour tout renseignement sur la pièce et le programme de la saison 2017/18

Photo Overblog

27 Décembre 1974 au petit matin, la Fosse 3 (dite de Saint Amé) à Liévin reprend son activité après une brève trève de Noël…90 mineurs descendent y prendre leur poste … 42 d’entre eux, âgés de 25 à 54 ans, ne remonteront jamais. Car à 6h19 un bruit sourd secoue le quartier des Six Sillons à 710m de profondeur. La « catastrophe de Liévin » vient de se produire, la plus meurtrière depuis le drame de Courrières ( 1099 mineurs morts en 1906).

Les familles attendent des heures devant les grilles de la Fosse dans l’anxiété de savoir qui sont les victimes, les caméras et micros des journalistes harcèlent ceux qui remontent du fond. Très vite se pose la question du  POURQUOI de cette explosion. L’explication immédiatement avancée est celle d’un « coup de poussier » ( particules fines de carbone très inflammables). Mais l’autopsie de mineurs victimes marque la présence de grisou. La polémique démarre immédiatement. Pour la première fois dans l’histoire de la mine, l’habituel recours à « la FATALITE » n’est pas accepté. A l’émotion succède la mobilisation. Les syndicats sont sur le pont, des manquements à la sécurité pointés du doigt. La justice est saisie et le médiatique (et très bavard) juge Pascal chargé de l’instruction (il sera ultérieurement dessaisi du dossier). Un interminable feuilleton judiciaire commence. En 1975 , un ingénieur est inculpé puis envoyé devant la chambre correctionnelle en 1978. En 1981, un jugement conclut à « un manquement inexcusable des Houillères » , déclarées civilement responsables. En 1984, l’Appel revient sur ce jugement, et finalement, seul l’ingénieur sera condamné à une amende pour négligence sur la détection des gaz.

Le drame de Lièvin a profondément marqué les esprits et les coeurs des mineurs et de leurs familles…apparemment nettement moins au-delà de la région, peut-être parce que dans la tête de beaucoup, la mine « c’était déjà fini »…

En cette rentrée littéraire est sorti chez Grasset « Le Jour d’Avant » de Sorj CHALANDON… L’auteur , habité par le drame qui l’avait ému en 1974 ( il était alors journaliste à Libération), se ré approprie la douleur et la révolte alors ressentie, à travers un personnage , « inventant » une 43 ème victime…

Mais la fiction n’empêche pas un réalisme local et historique très fort ( Sorj CHALANDON n’est certes pas « un enfant du pays », pourtant il en a étudié et compris la vie et la mentalité) . Le talent de l’écrivain se conjugue donc ici avec la rigueur du travail journalistique. L’écriture est claire et vivante, le récit très fort et néanmoins parfois empreint de poésie. Le public et les critiques ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, car « Le Jour d’Avant » semble parti pour être un succès de librairie….

chalandon-photoyoutube

Les bonnes nouvelles de l’automne sont au rendez-vous, prêtes à être notées sur les agendas !

Le « ARRAS FILM FESTIVAL » en est une, qui se tiendra du 3 au 12 Novembre, écrin festif et qualitatif au « cinéma de France et d’Europe » attendu par un public sans aucun doute très nombreux. 

Comme chaque année ( c’est la 18ème édition), la Grand Place d’Arras accueillera l’essentiel de la manifestation, entre cinéma Movida et Village du Festival, même si des projections et rencontres se font aussi en d’autres lieux ( Casino, Théâtre d’Arras, Hotel de Guines etc…).

Les organisateurs publieront le programme le 5 Octobre, mais on peut bien sûr compter sur des avant-premières, des rétrospectives et des hommages, des découvertes, le Festival des Enfants etc….et sur des invités de choix , sans oublier l’attribution de l’Atlas d’ Or ( récompensant des longs métrages européens)

Le thème de cette édition 2017 sera « Révolutions russes, mythes et réalités »… illustré par une douzaine de films ( l’occasion de voir ou revoir des chefs d’oeuvre de TCHOUKRAI, EISENSTEIN, LEAN….).

Une adresse internet pour se tenir informé de la programmation et du calendrier: www.arrasfilmfestival.com , avec des informations régulièrement publiées sur la page facebook du Festival.

Photo RTL2

Le 25 Octobre sortira en salle le film « Au revoir là-haut », réalisé par Albert DUPONTEL , avec Laurent LAFITTE, Niels ARESTRUP, Mélanie THIERRY , Emilie DEQUENNE etc… Cette comédie dramatique est une adaptation du roman de Pierre LEMAITRE, sorti chez Albin Michel et Prix Goncourt en 2013.

Roman et donc film narrent l’épopée de deux anciens poilus au sortir de la Première Guerre Mondiale. L’un est devenu paranoïaque, l’autre est une gueule cassée et tous deux peinent à retrouver place dans la société. Amers et laissés pour compte, ils se vengent de l’ingratitude de l’Etat en montant une vaste escroquerie autour du patriotisme, négociant des Monuments aux Morts fictifs…tandis qu’un troisième personnage, le douteux lieutenant Pradelle organise un trafic de cercueils et de transport de cadavres (ce qui est, pour le coup, une triste réalité historique!).

Le roman de Pierre LEMAITRE a connu un très grand succès critique et commercial…Il devrait en être de même pour le film, quand on connaît le talent associé à  un humour noir et décalé d’Albert DUPONTEL et si l’on en juge par les bandes annonces et teaser publiés jusqu’ici. On peut en tout cas miser sur une reconstitution historique soignée et un vrai parti pris esthétique.

Et si on mettait à profit le temps qu’il reste jusqu’à la sortie du film pour lire ou relire ce Goncourt lucide et grinçant, pas toujours « politiquement correct »?

PHOTO  ça c’est culte

 

TOURCOING , qui s’affiche comme la ville jazz des Hauts de France, propose pour la 31ème année un Festival de jazz toujours aussi prometteur et attractif…Le public est donc convié du 14 au 21 0ctobre à vibrer, applaudir, découvrir, re- découvrir, se laisser convaincre et enchanter…

Le programme complet est  disponible en ligne ( www.tourcoing-jazz-festival.com) , sur la page facebook du Festival et au 1OO Rue de Tournai à Tourcoing      (la billetterie est ouverte depuis plusieurs semaines ) … Quelques noms d’artistes pour prouver   ( s’il le fallait !) le niveau de la manifestation ? : Richard GALLIANO, Archie SHEPP, Sylvain RIFFLET, Youn SUN NAH, Kesiah JONES, PONTY-LAGRENE-EASTWOOD….et bien d’autres!

De quoi se régaler!

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