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Photo Le Parisien

Quel est le point commun entre Johnny Hallyday, Marine Le Pen, Salvador Dali, Emmanuel Macron, Kate Middleton, un paysan catalan et des centaines d’autres? Ils sont tous connus? … plus ou moins vrai, mais insuffisant! Ajoutons une lapalissade étonnante:  tous sont bien obligés de répondre à des besoins naturels (comme disent les enfants… »ils font caca »!!!), et donc, plus inattendu encore, tous pourront se retrouver sous forme de santon dans votre crèche de Noël ( du moins si vous êtes catalan)… Et ce n’est pas une nouveauté de mauvais goût, mais directement lié à une tradition catalane surprenante mais très ancienne… qui a certes quelque peu évolué, voire dérivé, ces dernières décennies!

Depuis le 18ème siècle, les catalans déposent un santon très particulier dans leur crèche: une petite figurine en terre cuite, appelée « caganer », et qui représente un paysan en train de déféquer. A cette époque, non par dérision ou irrespect, mais parce que cela symbolisait la fertilisation de la terre, donc la prospérité, voire la chance. Inversement, ne pas mettre de caganer au milieu de la Sainte Famille, des bergers et des Rois Mages risquait de porter malheur … et même l’Eglise tolérait la coutume.

La tradition s’est perpétuée, mais la famille des caganers a beaucoup, beaucoup évolué… à côté du traditionnel paysan catalan, on trouve aujourd’hui mille personnalités du monde politique, du show bizz, de la vie culturelle…dont le seul point commun est la position accroupie, caractéristique du « santon-chieur ». Chaque Noël enrichit la troupe des caganers, en fonction de l’actualité : Donald TRUMP a ainsi rejoint Nicolas SARKOSY, Marine LE PEN  avoisine  Emmanuel MACRON ( pas très très ressemblant), Jean-Luc MELANCHON ou OBAMA…Personne n’y échappe, ni les Papes, ni la reine d’Angleterre, ni les grands sportifs … évidemment, non sans une nuance clairement satirique!

(Pour être précis, on trouve le même genre de tradition à Valence, Murcie, à Naples et au Portugal)

Les boutiques de caganers sont essentiellement à Barcelone….mais le site www.caganer.com présente et commercialise les figurines ( 16 euros environ)….à visiter en ligne pour sourire, et plus si affinités!

Photo L’Indépendant

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Photo Les Inrocks

« Le premier KING » (l’autre étant bien sûr Elvis Presley!), « le pionnier du Rock’N'Roll » ( et du Boogie Woogie, et du soul etc…), « la Légende du Rock »… titres, surnoms et superlatifs n’ont pas manqué ce 24 Octobre 2017, pour saluer FATS DOMINO  décédé en Louisiane à 89 ans.

Dans la mémoire de chacun se dessinent une silhouette ( celle qui lui valut très jeune son surnom de « Fat ») , un sourire éclatant et presque enfantin, une coupe de cheveux bien bien plate sur le dessus ( même si son look deviendra plus tard plutôt « coupe afro ») et surtout, inévitablement, surgissent les notes de l’incontournable « BLUEBERRY HILL », enregistré en 1956 en reprise d’une chanson de 1940.

… La longue vie musicale de FATS DOMINO, pianiste, chanteur, compositeur et chef d’orchestre,  ne se résume évidemment pas à ce titre mythique. Né en Nouvelle-Orléans dans une famille nombreuse , créole et catholique, le jeune Antoine Domino Jr ne pense en fait qu’à la musique, en tout cas bien plus qu’à l’école et dès son plus jeune âge. D’abord entre un vieux gramophone et un piano rouillé ( qui lui permet quand même d’apprendre les accords de base), puis grâce aux juke boxes et, dès 14 ans, dans les « boites à chansons » qu’ils fréquente assiduement, et où il commence à jouer. Il se fait ainsi une petite réputation auprès d’amateurs, puis une grande … il reçoit son surnom de Fats Domino, et signe son premier contrat en 1949.

Il enregistre alors  » THE FAT MAN » , qui est considéré comme le premier morceau « rock », grâce à sa cadence chaloupée ( le « big beat » comme il disait).

Dans les années 50, les succès s’enchaînent : « GOIN’HOME » en 1952, « BLUEBERRY HILL » en 1956 après « AIN’T THAT A SHAME » en 1955… Seul ELVIS ( par ailleurs très admiratif de Fats Domino) le détrônera aux Hits-parade.

Le plus étonnant est peut-être que , dans une période de ségrégation très marquée aux Etats-Unis, Fats Domino ait pu être reconnu et apprécié de beaucoup, noirs comme blancs. Ses biographes expliquent cela par son côté « ni trop clivant, ni pas assez », « ni trop sexy, ni trop guimauve ». Une sorte d’anti- Elvis », qui rassurait aussi les parents des adolescents!

Mêlant jazz traditionnel, rythmes carabéiens et latins, blues et boogie-woogie ( un rythm and blue sensuel d’origine créole) , Fats Domino séduit un public d’horizons très variés. Il influence Elvis PRESLEY et les BEATLES pour ne citer qu’eux…et devient une grande référence musicale dans le monde entier, bien qu’il ait connu par la suite des périodes plus « commerciales » et se soit parfois fourvoyé dans certaines modes musicales moins heureuses pour lui.

Par ailleurs, si la vie privée de FATS DOMINO n’était pas exemplaire ( ce qu’il a lui-même évoqué dans quelques chansons plus récentes), il a néanmoins  assez peu défrayé la chronique, ce qui a sans doute contribué à son capital sympathie…

Mais comment mieux évoquer FATS  DOMINO qu’en l’écoutant?!

Voici donc le mythique BLUEBERRY HILL….puis AIN’T THAT A SHAME (1955)

 

Photo La Virgule

On savait Jean-Marc CHOTTEAU ( LA VIRGULE, compagnie théâtrale transfrontalière née à Tourcoing ) admirateur fasciné de FLAUBERT… la preuve: sa création « BOUVARD et PECUCHET » en 2016 ( adaptation, mise en scène et jeu). Il récidive cette année avec « VOTRE GUSTAVE » ( c’est ainsi que Flaubert signait souvent ses lettres), nouvelle création d’après la correspondance de Gustave Flaubert, rassemblée et éditée après la mort du romancier  par sa nièce Caroline.

A travers un choix de lettres d’une grande force et d’une surprenante modernité, CHOTEAU nous invite ici à refaire le parcours de l’écrivain et à découvrir l’homme, dévoilant une personnalité sensible et excessive, passionnée mais empreinte de misanthropie et de mélancolie, un esprit viscéralement  » pourfendeur de la bêtise des gens et de la société » …. puis un écrivain tellement habité et obsédé par l’écriture de son « Bouvard et Pécuchet » que sa raison et sa vie mêmes en furent ébranlées.

Pour « VOTRE GUSTAVE », Chotteau incarne Flaubert, seul acteur en scène mais accompagné par la pianiste Françoise CHOVEAUX qui signe la création musicale originale du spectacle et qui figure Caroline, la nièce orpheline bien aimée , apportant de la hauteur et de la poésie à la lecture des lettres. Et c’est une voix « off » , celle de Claire Mirande, qui s’exprime au nom de Caroline…

La mise en scène choisie par J-M CHOTTEAU donne du rythme et de la vie aux lettres qu’il a choisies parmi les 4000 lettres éditées. Comme annoncé, on retrouve le parcours de l’écrivain FLAUBERT tout en découvrant l’homme GUSTAVE.

La performance d’acteur est indéniable… et on peut dire que la création est réussie car, même si la pièce peut sembler un peu longue ( du moins vers la fin, lorsque Flaubert est vampirisé par « Bouvard et Pécuchet » ), on en sort bel et bien avec l’envie de (re)lire Gustave Flaubert!

LA  VIRGULE  82  Bd Gambetta  59200 TOURCOING  0033(0)320271363

www.lavirgule.com pour tout renseignement sur la pièce et le programme de la saison 2017/18

Photo Overblog

27 Décembre 1974 au petit matin, la Fosse 3 (dite de Saint Amé) à Liévin reprend son activité après une brève trève de Noël…90 mineurs descendent y prendre leur poste … 42 d’entre eux, âgés de 25 à 54 ans, ne remonteront jamais. Car à 6h19 un bruit sourd secoue le quartier des Six Sillons à 710m de profondeur. La « catastrophe de Liévin » vient de se produire, la plus meurtrière depuis le drame de Courrières ( 1099 mineurs morts en 1906).

Les familles attendent des heures devant les grilles de la Fosse dans l’anxiété de savoir qui sont les victimes, les caméras et micros des journalistes harcèlent ceux qui remontent du fond. Très vite se pose la question du  POURQUOI de cette explosion. L’explication immédiatement avancée est celle d’un « coup de poussier » ( particules fines de carbone très inflammables). Mais l’autopsie de mineurs victimes marque la présence de grisou. La polémique démarre immédiatement. Pour la première fois dans l’histoire de la mine, l’habituel recours à « la FATALITE » n’est pas accepté. A l’émotion succède la mobilisation. Les syndicats sont sur le pont, des manquements à la sécurité pointés du doigt. La justice est saisie et le médiatique (et très bavard) juge Pascal chargé de l’instruction (il sera ultérieurement dessaisi du dossier). Un interminable feuilleton judiciaire commence. En 1975 , un ingénieur est inculpé puis envoyé devant la chambre correctionnelle en 1978. En 1981, un jugement conclut à « un manquement inexcusable des Houillères » , déclarées civilement responsables. En 1984, l’Appel revient sur ce jugement, et finalement, seul l’ingénieur sera condamné à une amende pour négligence sur la détection des gaz.

Le drame de Lièvin a profondément marqué les esprits et les coeurs des mineurs et de leurs familles…apparemment nettement moins au-delà de la région, peut-être parce que dans la tête de beaucoup, la mine « c’était déjà fini »…

En cette rentrée littéraire est sorti chez Grasset « Le Jour d’Avant » de Sorj CHALANDON… L’auteur , habité par le drame qui l’avait ému en 1974 ( il était alors journaliste à Libération), se ré approprie la douleur et la révolte alors ressentie, à travers un personnage , « inventant » une 43 ème victime…

Mais la fiction n’empêche pas un réalisme local et historique très fort ( Sorj CHALANDON n’est certes pas « un enfant du pays », pourtant il en a étudié et compris la vie et la mentalité) . Le talent de l’écrivain se conjugue donc ici avec la rigueur du travail journalistique. L’écriture est claire et vivante, le récit très fort et néanmoins parfois empreint de poésie. Le public et les critiques ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, car « Le Jour d’Avant » semble parti pour être un succès de librairie….

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Les bonnes nouvelles de l’automne sont au rendez-vous, prêtes à être notées sur les agendas !

Le « ARRAS FILM FESTIVAL » en est une, qui se tiendra du 3 au 12 Novembre, écrin festif et qualitatif au « cinéma de France et d’Europe » attendu par un public sans aucun doute très nombreux. 

Comme chaque année ( c’est la 18ème édition), la Grand Place d’Arras accueillera l’essentiel de la manifestation, entre cinéma Movida et Village du Festival, même si des projections et rencontres se font aussi en d’autres lieux ( Casino, Théâtre d’Arras, Hotel de Guines etc…).

Les organisateurs publieront le programme le 5 Octobre, mais on peut bien sûr compter sur des avant-premières, des rétrospectives et des hommages, des découvertes, le Festival des Enfants etc….et sur des invités de choix , sans oublier l’attribution de l’Atlas d’ Or ( récompensant des longs métrages européens)

Le thème de cette édition 2017 sera « Révolutions russes, mythes et réalités »… illustré par une douzaine de films ( l’occasion de voir ou revoir des chefs d’oeuvre de TCHOUKRAI, EISENSTEIN, LEAN….).

Une adresse internet pour se tenir informé de la programmation et du calendrier: www.arrasfilmfestival.com , avec des informations régulièrement publiées sur la page facebook du Festival.

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Le 25 Octobre sortira en salle le film « Au revoir là-haut », réalisé par Albert DUPONTEL , avec Laurent LAFITTE, Niels ARESTRUP, Mélanie THIERRY , Emilie DEQUENNE etc… Cette comédie dramatique est une adaptation du roman de Pierre LEMAITRE, sorti chez Albin Michel et Prix Goncourt en 2013.

Roman et donc film narrent l’épopée de deux anciens poilus au sortir de la Première Guerre Mondiale. L’un est devenu paranoïaque, l’autre est une gueule cassée et tous deux peinent à retrouver place dans la société. Amers et laissés pour compte, ils se vengent de l’ingratitude de l’Etat en montant une vaste escroquerie autour du patriotisme, négociant des Monuments aux Morts fictifs…tandis qu’un troisième personnage, le douteux lieutenant Pradelle organise un trafic de cercueils et de transport de cadavres (ce qui est, pour le coup, une triste réalité historique!).

Le roman de Pierre LEMAITRE a connu un très grand succès critique et commercial…Il devrait en être de même pour le film, quand on connaît le talent associé à  un humour noir et décalé d’Albert DUPONTEL et si l’on en juge par les bandes annonces et teaser publiés jusqu’ici. On peut en tout cas miser sur une reconstitution historique soignée et un vrai parti pris esthétique.

Et si on mettait à profit le temps qu’il reste jusqu’à la sortie du film pour lire ou relire ce Goncourt lucide et grinçant, pas toujours « politiquement correct »?

PHOTO  ça c’est culte

 

TOURCOING , qui s’affiche comme la ville jazz des Hauts de France, propose pour la 31ème année un Festival de jazz toujours aussi prometteur et attractif…Le public est donc convié du 14 au 21 0ctobre à vibrer, applaudir, découvrir, re- découvrir, se laisser convaincre et enchanter…

Le programme complet est  disponible en ligne ( www.tourcoing-jazz-festival.com) , sur la page facebook du Festival et au 1OO Rue de Tournai à Tourcoing      (la billetterie est ouverte depuis plusieurs semaines ) … Quelques noms d’artistes pour prouver   ( s’il le fallait !) le niveau de la manifestation ? : Richard GALLIANO, Archie SHEPP, Sylvain RIFFLET, Youn SUN NAH, Kesiah JONES, PONTY-LAGRENE-EASTWOOD….et bien d’autres!

De quoi se régaler!

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Les albums « reprise » sont à la mode ces temps-ci : autour de BARBARA, autour de JOHNNY HALLIDAY… les sorties s’enchainent. Mais « tendance » peut aussi rimer avec « qualité « … C’est en tout cas ce que laisse espérer le très prochain projet d’IBRAHIM  MAALOUF. 

Le 17 Novembre, le trompettiste-compositeur-arrangeur sort un album rendant hommage à DALIDA , pour les 30 ans de sa disparition ( sous le label Barclay, qui est par ailleurs celui de la chanteuse).

Inattendu ?! IBRAHIM MAALOUF a souvent affirmé qu’il voulait varier les projets et mixer les genres. Et surtout, il s’est dit étonné et séduit par Dalida  » femme multiculturelle, à la fois orientale et européenne, latine, passionnée et timide, secrète, capable de faire danser et groover comme de faire pleurer et rêver »… Si l’album à venir est prometteur, c’est qu’outre son propre talent, Ibrahim MAALOUF s’est entouré de vraies « pointures ». Alain SOUCHON reprendra « Bambino », MIKA donnera sa version de « Salma ya Salama »…. On entendra aussi ARNO, Rokia TRAORE, Thomas DUTRONC, IZIA, BEN l’ONCLE  SOUL, Matthieu CHEDID et…Monica BELLUCCI! Les premiers extraits diffusés semblent très réussis ( en particulier celui de Mélodie GARDOT associée à Ibrahim MAALOUF sur « J’Attendrai »).

VOILA  QUI  DONNE ENVIE!  alors rendez-vous en Novembre..

Photo Fesfestival

En 2015 et 2016 , les Musiques Sacrées de Fes avaient beaucoup souffert de la pluie et des orages…Est-ce parce que les organisateurs avaient mis l’eau à l’honneur ( le thème de cette année était  » l’Eau et le Sacré ») ? ?…toujours est-il que cette 23ème édition n’a pas vu un seul nuage obscurcir son ciel! Aucun concert annulé, et des festivaliers  appréciant  une météo chaude et ensoleillée. …

Les conditions étaient donc idéales pour découvrir la programmation proposée par Alain WEBER, Directeur artistique du Festival. Comme toujours, le choix était dense, entre « grands concerts » le soir à Bab Makina, concerts de l’après-midi dans les jardins, soirées-concerts au sein de la Médina, grands concerts populaires (gratuits) place Boujloud, projections cinématographiques etc…Comme toujours aussi, les 9 jours de Festival ont apporté de grands moments, de belles découvertes et de jolies surprises…et quelques déceptions, forcément!

La Soirée d’ouverture est toujours un moment très attendu ( et pas seulement parce que la Princesse Royale y est traditionnellement présente). La création « Spirit on Water » a bien respecté la tradition d’un voyage musical, visuel et poétique, inaugurant à la fois du thème de la semaine et des artistes à venir, même si son scénario a pu sembler moins « fouillé » que les années précédentes…Plus moyennement séduit par l’Opéra WU du ZHEJIANG , ancêtre de l’Opéra de Pékin  ( exécuté à la perfection, mais peut-être un peu  » long » pour un public non asiatique et non initié?), le public a beaucoup applaudi « SHONGAI », magnifique rencontre entre le flamenco et la dextérité de Toumani DIABATE à la kora …. Accompagné de l’Orchestre symphonique Harmonium, le guitariste Vicente AMIGO a fait l’unanimité … Le chant des femmes du Maroc, IZLAN, a parfaitement trouvé sa place dans la programmation…..et bien sûr, la diva libanaise Magida El Roumi a comblé le public marocain lors de la soirée de clôture!

Parmi les meilleures rencontres musicales dans les jardins Jnan Sbil, citons le pianiste Marc VELLA , Eric BIBB (« à l’origine du Blues ») et  les Violons Barbares...tandis que la Brésilienne Marlui MIRANDA et le groupe irlandais LANKUM  semblaient un peu en-deçà des attentes. On ne s’attardera pas sur la prestation de Michael LONSDALE, préférant se souvenir d’autres performances  de cet acteur si attachant .

Une mention particulière aussi pour TAZIRI , projet musical proposé par Titi ROBIN et le jeune Mehdi NASSOULI, moment de complicité musicale et de talent très apprécié par un nombreux public à  Dar ADIYEL.

Les concerts de la Place Boujloud ont fait le plein et réuni d’innombrables fassis, souvent venus en famille ( d’autant que les soirées étaient particulièrement sécurisées cette année), donnant une ambiance de fête populaire aux rues de la ville..

Le FORUM de Fes , consacré à la problématique de l’eau, réunissait des spécialistes « pointus », face à un public intéressé et concerné…mais il s’agissait plus cette année d’un colloque que d’un « forum » tel que nous le connaissions jusqu’ici…

A bientôt sur Culture-et-plus , pour présenter plus en détail certains des artistes présents au Festival de FES!

Photo VOGUE

La voix est douce, les gestes délicats, les expressions timides et nuancées…mais qu’on ne s’y trompe pas, Bouchra JARRAR est aussi ( d’abord?) un concentré d’énergie, de volonté et de lucidité! Sinon, bien sûr, elle ne serait pas devenue Directrice artistique « Femme » chez LANVIN.

Son parcours est éloquent: née en 1970 à Cannes, Bouchra est la 6ème et avant-dernière enfant d’une famille originaire de Fès  et elle  dit devoir beaucoup à une ambiance familiale à la fois aimante et rigoureuse.

Un documentaire sur Yves Saint-Laurent donne un déclic à son orientation. Après des études d’histoire de l’Art, la voici qui « monte » à Paris et s’inscrit à l’Ecole DUPERRE, dont elle sort diplômée 3 ans plus tard. Elle se forme alors chez Capucine PUERARI ( lingerie), puis chez Jean-Paul GAULTIER ( bijoux). En 1996 Bouchra entre chez BALENCIAGA où elle restera 10 ans, travaillant avec Nicolas GHESQUIERE. Suivra un bref passage chez SCHERRER, avant de rejoindre LACROIX pour les dernières collections de la Maison.

En 2010, elle décide de vivre une grande expérience, et fonde sa propre maison de Couture. Le challenge est fort, mais la jeune créatrice est talentueuse et bien conseillée, et elle le relève haut la main. La reconnaissance ne tarde pas. En 2012 , Bouchra JARRAR est décorée des Arts et Lettres, en 2013, elle devient « membre permanent de la Haute Couture ». Son style se précise et s’affirme, tant en haute couture qu’en prêt à porter. Chaque collection prouve que Bouchra ne s’adresse pas à une « femme fantasmée », mais à des femmes bien réelles, ancrées dans la vie, et qui veulent « un vestiaire fonctionnel et portable ». Les vêtements sont « nets », les coupes impeccables, les matières belles, voire luxueuses….

Mais en 2016, quand LANVIN ( maintenant dirigé par Madame WANG) spropose à Bouchra JARRAR de succcéder à Alber ELBAZ comme Directrice Artistique des collections femme, elle n’hésite pas beaucoup. L’histoire de la Maison LANVIN lui plait, l’image de Jeanne LANVIN lui parle, elle sait trouver dans les ateliers Lanvin la qualité et l’excellence qu’elle recherche…elle accepte « avec joie et fierté ».

Nouvelle page, nouveau défi, nouvelles exigences pour Bouchra JARRAR, nouvelles attentes aussi, que tous les amoureux de beau et de Haute Couture ne manqueront pas de suivre!

Photo Les Echos

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