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Par Pascale GUISLAIN                                                                                                   Photo hotelslittéraires.com

La définition des Hôtels Littéraires est simple: ils sont  » conçus par des amoureux des livres et de la littérature pour recréer l’univers d’écrivains célèbres dans une ambiance 4 étoiles ».

A  l’origine du concept, on trouve Jacques LETERTRE , un homme d’affaires cultivé, diplomé ( y compris de l’ENA)   et culturellement motivé! Bientôt rejoint par son fils Alban, Jacques LETERTRE précise et organise son idée de départ , celle de faire partager la passion d’un écrivain dans une ville ou un quartier où il a vécu… en suscitant une émotion directe chez le client-visiteur. A ce jour, 3 Hotels Littéraires ont été ouverts à Paris ( dédiés à Marcel PROUST , à Marcel AYME et à Arthur RIMBAUD, et situés dans des quartiers chers à ces auteurs), 1 Hôtel existe dans le coeur historique de  Rouen ( Gustave FLAUBERT) et 1 autre à Clermont-Ferrand  ( consacré à Alexandre Vialatte, auteur  « notoirement méconnu » ).

La décoration de l’hôtel doit évidemment rendre hommage à l’écrivain choisi et à son oeuvre, « coller » à l’univers de l’auteur…. Une architecte (Aude Bruguière) et des décoratrices sont en charge de cette étape essentielle..

Ensuite, chaque Hôtel Littéraire est doté d’un  » espace collections «  ( manuscrits, oeuvres d’art, objets d’époque etc..).

Une bibliothèque met , dans chaque établissement, de nombreux livres en plusieurs langues  à disposition des clients, qui peuvent emporter l’ouvrage dans leur chambre ( plus de 500 livres sont par exemple proposés « chez » Marcel Aymé.

Enfin, et ce n’est pas le moins intéressant,  des événements sont organisés en liaison avec le quartier ou la ville de l’Hôtel ( attributions de prix, signatures, spectacles …).

LE SITE   www.hotelslitteraires.fr    PRESENTE CHAQUE  ETABLISSEMENT ( choix de la localisation, taille de l’établissement, photos, tarifs , disponibilités et réservations), ainsi que des articles de presse sur le concept et les hôtels ouverts et en projet.

A noter qu’à Paris par exemple , on trouve d’autres établissements  affirmant eux aussi  une  personnalité             » littéraire ». Citons par exemple le Monte Cristo ( rive gauche), consacré à Alexandre DUMAS,  « l’Hôtel  » ( à St Germain des Prés), qui fut la dernière demeure d’Oscar Wilde,  le Pavillon des Lettres plutôt luxueux, et aussi une ancienne Librairie du Marais qui propose une chambre-suite familiale. 

 

Par  Pascale  GUISLAIN                                                                                                              Photo CRT Fès

 

Pour sa 25 ème édition ( 14-22 juin 2019), le FESTIVAL des MUSIQUES SACREES du MONDE  de FES a choisi de mettre en avant « la confluence des cultures » , et il est vrai que l’histoire de la ville , mais aussi celle du Festival , se sont particulièrement  nourries des échanges et du dialogue entre cultures .

Le ton devrait être donné dès la  SOIREE d’OUVERTURE une création, cette année encore mise en scène par Alain WEBER, qui est ambitieusement appelée « FES, MEMOIRE du FUTUR » .  Comme le ferait un livre de contes et grâce à de nombreux artistes arabes, andalous, amazigh, juifs et même sénégalais, elle évoquera la naissance de Fes, le rayonnement intellectuel de la ville au cours des siècles ( sans oublier le rôle des femmes) sa diversité culturelle historique et actuelle… avec une « scénographie nouvelle, pour pénétrer au coeur des ruelles de la Médina », ruelles dont l’enchevêtrement symbolise justement le foisonnement culturel. La découverte du spectacle sera évidemment une surprise, mais l’identité  des intervenants,  particulièrement de ceux chargés des Lumières et du Maping, à savoir  Christophe OLIVIER et « Allumeurs d’Images »,  est à lui seul une promesse de réussite esthétique!

Les 9 jours du Festival proposeront au total 32 spectacles et 2 matinées-Forum ( le programme détaillé du Forum et le nom des conférenciers-intervenants viennent d’être publiés sur le site officiel du Festival ). Des artistes venus du monde entier, représentatifs de leur culture et de leurs racines et souvent réputés pour leur engagement et/ou leur dimension spirituelle, se produiront soit sur la grande scène de BAB MAKINA ( pour les grands concerts du soir), soit dans les jardins de JNAN SBIL pour les concerts d’après-midi, soit certains soirs, dans des riads en medina pour des moments musicaux plus intimistes. Quoique célèbres dans leur pays ou sur leur continent, ils sont souvent inconnus ( ou mal connus) par une grande partie des festivaliers… et les entendre  est presque toujours une excellente surprise et une découverte très positive !

Le public pourra par exemple découvrir et applaudir ANUNA, ensemble vocal de Dublin, qui présente des chants sacrés irlandais… des chants sacrés de Perse et d’Arménie … des artistes venus d’Azerbaïjan…  mais aussi du Canada ( » Voix Humaines du Quebec), de France (« Canticum Novum »), de Colombie ( Harpe colombienne), d’Espagne , de Cuba, d’Allemagne , d’Oman ou d’Inde…

Parmi les concerts très attendus, on peut citer celui de SAMI  YUSUF ( venu du Royaume Uni et surnommé « Islam’s biggest rockstar » par Time Magazine !), celui de YOUSSOU N’DOUR ( déjà venu à Fes il y a quelques années ), ou encore le libanais Marcel KHALIFE  ( maître du oud et artiste salué par l’Unesco) , le  WORLD YOUTH  BAROQUE  ENSEMBLE…  etc… sans parler d’une « NUIT du FLAMENCO » et d’une soirée « MUWASHA  d’ALEP à  FES » avec Mohamed BRIOUEL, particulièrement aimé du public fassi.

Quelques inconnues aussi, qui se révèleront peut-être de bonnes surprise? Par exemple: que donnera un « opéra slam baroque »?   ou le spectacle   » Distance soleil/terre »  ( présenté dans l’ancien palais du Glaoui… c’est une première!)  ? …

En résumé, une programmation riche et éclectique, à découvrir sans modération si on a la chance d’être sur place ( le PASS donnant accès à l’ensemble des spectacles et au forum est vendu 350 euros).

Le site fesfestival.com  détaille la programmation au jour le jour et présente  les artistes invités de façon assez complète. On peut également y acheteren ligne  pass et billets.

 

Par Françoise VERNAY                                                                                          Photo iAfrica.com

 

Sur les scènes du monde entier, sur les ondes, dans les magazines spécialisés, la soprano Sud-Africaine PRETTY YENDE est devenue la nouvelle reine du Bel Canto… son talent, son tempérament, son histoire, font d’elle une diva charismatique, humaine et séduisante, qui réussit  à conjuguer une désarmante simplicité et une grande sophistication…

C’est en 1985 que PRETTY YENDE voit le jour, dans le Transvaal Sud-Africain encore régi par l’Apartheid. Son premier « choc » pour l’opéra est presque anecdotique: la musique illustrant …. un spot publicitaire ( le Duo des Fleurs) la séduit au point de lui révéler sa vocation! A 16 ans, la jeune soprano remporte un concours de chant qui lui ouvre la porte du Collège de Musique géré par l’Université du Cap. En 2009, elle est récompensée dans des concours internationaux et part en tournée au Royaume Uni avec l’Opéra du Cap. En 2010 elle obtient le 1er prix au concours international Bel Canto Bellini , et elle est la première artiste à remporter le 1er prix en Opéra ET en Opérette du concours Belvedere de Vienne.

A partir de là, PRETTY YENDE , qui étudie 3 ans à l’Académie Lyrique de La Scala ( y abordant La Bohême, Rossini, Donizetti etc….), continue à faire valoir son talent aux plus hauts niveaux:

En 2011, elle remporte le concours Operalia Placido Domingo, ainsi que le prix Siola d’Oro.

2013 voit ses débuts au Metropolitan Opera de New-York ( tandis qu’elle reçoit la Médaille de l’Ordre de IKHAMANGA en Afrique du Sud)

Dès lors, les scènes du monde entier vont l’applaudir dans des rôles de plus en plus difficiles et prestigieux. Elle incarne en particulier Lucia de Lammermoor, Rosina ( Barbier de Séville) etc… appréciée et reconnue de Los Angeles à Hambourg, en passant par Milan, Oslo, Genève ou New-York…

Le public de l’Opéra de Paris lui a ainsi réservé un véritable triomphe dès 2016, lui offrant des standing ovations pratiquement à chaque représentation…. En 2018, Pretty YENDE  avait confié son affection grandissante pour les oeuvres du répertoire en langue française… En tout cas, après DON  PASQUALE  il y a quelques semaines, on la retrouvera à Paris dès septembre 2019 dans la Traviata.

Par ailleurs, PRETTY YENDE ne limite pas son talent et ses prestations à l’Opéra. Elle a ainsi proposé ( à Paris en particulier) des récitals de Musiques Sacrées, et a enregistré 2 albums ( « A Journey » et « Dreams »).

 

POUR MIEUX CONNAÎTRE PRETTY  YENDE, un extrait d’ARTE:

 

 Par Pascale GUISLAIN                                                                                                                                     Photo facebook

 

Impatiemment attendue, la programmation de la 25ème édition des MUSIQUES SACREES du MONDE  a enfin été dévoilée… Elle vient conforter une thématique choisie et connue depuis plusieurs mois : « FES  à la confluence des cultures ».

Certes plus explicite que poétique ou imaginative, cette formulation resitue à la fois le rôle historique de la ville de FES  et la philosophie du Festival des Musiques Sacrées. Le « Mot du Président » ( A. ZOUITENE)  et l’ »EDITO  » du Directeur artistique Alain WEBER insistent sur ces points. On rappelle au passage que l‘ONU  a  désigné le Festival de FES   ( et son Forum ) comme « l’un des événements contribuant significativement au dialogue des civilisations « (  et l’UNESCO  est l’un de ses partenaires). 

Quant à la ville de FES, Alain WEBER rappelle qu’elle fut ce  » carrefour des civilisations où se côtoyaient derviches ou soufis, rois ou mendiants, pèlerins ou prophètes, juifs, chrétiens ou musulmans, esclaves ou marchands, prisonniers ou guerriers… » et c’est ce que mettra en scène  la Création d’ouverture  » FES, Mémoire du Futur » .  De nombreux artistes y évoqueront la naissance de la ville, sa diversité, son rayonnement spirituel et intellectuel, tandis qu’une nouvelle scénographie fera pénétrer le spectateur au coeur des ruelles de la médina,  chargées d’histoire et de souvenirs …( par ailleurs, depuis plusieurs années, la scène de la soirée d’ouverture est magnifiée par des fresques lumineuses plus sublimes les unes que les autres!)

Durant 8 jours ensuite, de nombreux concerts s’enchaîneront, au Jardin JNAN  SBIL, essentiellement pour les concerts d’après-midi, sur le site grandiose de BAB AL MAKINA pour les « grands concerts »,  dans de belles demeures ou palais en Medina pour certains concerts en soirée ( on découvrira un nouveau lieu cette année : le Palais Glaoui ).

Les festivaliers pourront par exemple applaudir ( et parfois découvrir) SAMI YUSUF, ANUNA ( chants sacrés d’Irlande), le libanais Marcel KHALIFE, les VOIX HUMAINES du Canada, MICHELLE  DAVID and GOSPELS,  CANTICUM NOVUM  (France) , MEERA (Inde), le WORLD YOUTH BAROQUE  ENSEMBLE, KOl COLE (Allemagne),  OPERA SLAM BAROQUE, les MAITRES de la HARPE ( Amérique latine) et une GRANDE NUIT du FLAMENCO …. soit des artistes venus de plus de 30 pays!

Pour le FORUM, le thème retenu est le même, mais son programme précis , et surtout le nom des intervenants , ne sont pas encore publiés à ce jour….

POUR UNE PRESENTATION DETAILLEE, consulter le site officiel du festival ( fesfestival.com/2019)

 

Photo twitter

fresquesfes-phototwitter

 Par Pascale GUISLAIN                                                                                                                                                   Photo LAM

 

Dites « GIACOMETTI » et presque invariablement, on vous répondra « L’Homme qui marche »… réponse exacte, mais réductrice, voire caricaturale par rapport à l’oeuvre du sculpteur et peintre suisse.

 Pour découvrir et mieux connaître Alberto GIACOMETTI ( 1901-1966), le LAM de Villeneuve d’Ascq ( HAUTS de FRANCE) consacre une grande rétrospective à un artiste déjà mythique de son vivant ( GIACOMETTI a reçu de nombreux prix et distinctions … et son portrait figure même sur un billet de 100 francs suisses)

Avec  » Alberto GIACOMETTI, Une Aventure Moderne » ( 13 Mars – 11 Juin 2019), le LAM, qui s’adresse aussi aux visiteurs belges et néerlandais, propose une exposition à la fois ambitieuse ( 150 pièces présentées, dont des chefs d’oeuvre rarement montrés) et originale, car c’est tout le Musée qui se met au diapason de GIACOMETTI.

Ainsi, dans le prolongement des oeuvres de Giacometti, le visiteur sera convié à jeter un autre regard sur des oeuvres des collections permanentes, signées de compagnons de route de l’artiste ( PICASSO, Henri LAURENS…)

Au sein de tous les espaces du musée sont également proposés des « CONTREPOINTS » qui dévoilent différentes facettes de Giacometti et mettent en évidence son influence sur d’autres artistes et sur l’art brut.

Les sculptures longilignes et fragiles ( réalisées à partir de 1946-47) sont bien sûr exposées, mais aussi d’autres familles de sculptures et compositions, des peintures, gravures etc…

En fait, c’est vraiment tout le parcours d’Alberto GIACOMETTI qui est retracé, d’abord ses débuts en Suisse marqués par l’influence cubiste, puis sa découverte de l’art égyptien ( vers 1920), qui marquera toute sa création, son arrivée à Paris en 1922, sa découverte de l’art africain et océanien ( essentielle dans sa quête de la simplification), l’ installation dans la célèbre « caverne-atelier » rue Hippolyte Maindron qu’il ne délaissera jamais, en passant par la période surréaliste de l’artiste (1929-35)… Des oeuvres majeures illustrent et jalonnent ce parcours : de magnifiques « têtes plates », « la Femme Egorgée » etc… On comprend et situe mieux l’obsession de la ressemblance dans les Portraits réalisés par Giacometti, ou encore ses interrogations sur la dimension et la perception de la distance ( les « minuscules ») . 

En marge des oeuvres de GIACOMETTI, une réalisation d’Annette MESSAGER est présentée, assemblage hétéroclite de faux Giacometti de sa composition (« SANS  LEGENDE » 2011-2012).

 INFORMATIONS  PRATIQUES sur le site du LAM www.musee-lam.fr

( D’autre part, de nombreux articles , facilement accessibles sur internet retracent la vie et l’oeuvre de GIACOMETTI, avec de multiples photos de l’artiste et de ses créations)

 

 

 

Par Pascale GUISLAIN                                                            Photo tirée du film ROMA ( La presse.ca)

Le film américano- mexicain « ROMA », réalisé par Alfonso CUARON  était absent, car refusé par les organisateurs, au dernier Festival de Cannes. Le motif : il a été produit par NETFLIX, et diffusé sur cette plate-forme de streaming sans être sorti en salles. Cela avait suscité débats et commentaires… et n’a pas fini de faire question, d’autant que depuis Cannes, ROMA a été maintes fois primé et qu’il est nommé  ( voire favori) aux OSCARS. Il a par exemple reçu Le Lion d’Or à la Nostra de Venise, est lauréat des Golden Globes, des Goyas espagnols, du Syndicat des Réalisateurs etc…

Partout, Alfonso CUARON voit son film encensé par la critique, tant sur le fond que sur la forme. Il signe effectivement un très beau film intimiste ( inspiré de son enfance dans le quartier résidentiel ROMA à Mexico), assez lent ( sans être ennuyeux), et qui finalement parle simplement de sujets sérieux, y compris la fatalité sociale ( le personnage central du film est Chloé, la domestique indigène de la famille), la séparation des parents ou encore les manifestations étudiantes qui tournent au massacre     ( celles de 1971 au Mexique). 

Les images ( en noir et blanc) sont de toute beauté, empreintes de poésie, de nostalgie et de tendresse, voire d’amour , sans que jamais les symboles ne soient lourds ou imposés au spectateur.

En résumé…. un film à voir sans attendre si on a accès à NETFLIX! Netflix qui pourrait bien reitérer l’expérience en sortant de nouveaux films ( uniquement sur sa plate-forme ou avec également une diffusion en salles?)

 

Photo Via France

 

« L’ INCROYABLE  HISTOIRE  DU  FACTEUR  CHEVAL », film co-écrit et réalisé par Nils TAVERNIER, avec Jacques GAMBLIN et Laeticia CASTA dans les rôles principaux vient de sortir sur les écrans. Il retrace la vie hors norme d’un petit facteur de la Drôme, habité d’un projet fou et aujourd’hui considéré comme un génie…ce qui fut loin d’être le cas de son vivant!

Rien ne prédestinait Joseph Ferdinand CHEVAL , né dans la Drôme en 1836 à sortir du rang et à faire parler de lui, ni de son vivant ni un siècle plus tard. Après une scolarité courte, il devient  apprenti boulanger et se marie une première fois, avec une lingère dont il aura 2 enfants. A la mort de son fils aîné, il quitte la boulangerie et se fait embaucher comme ouvrier agricole. Mais, guetté par la misère, Joseph-Ferdinand saisit l’opportunité de devenir facteur et sera bientôt affecté à HAUTERIVES , sur une tournée de 33kms. Parallèlement , il devient veuf et se remarie avec   Philomène, qui lui apporte une petite dot et lui permet ainsi d’acheter un lopin de terre à Hauterives , où il passera le reste de sa vie et sera enterré.

Les tournées du Facteur Cheval sont longues, il les occupe donc à rêver tout en marchant, sans jamais parler de ses rêves ni chercher à les concrétiser…. jusqu’au jour où, en 1879 il butte sur une pierre, qui est pour lui une révélation et un déclic. Subjugué par sa forme, il la ramasse, puis cherche et choisit d’autres pierres, toujours plus de pierres ( il les accumule la journée et revient les chercher le soir avec sa fidèle brouette). Le voisinage le tient bientôt pour fou, car le voici qui , sans relâche, se met à construire un incroyable monument, qui ne ressemble à rien d’existant, fruit d’une imagination et d’une obsession sans pareilles. Il mettra  33 ans à bâtir son »Palais Idéal », oeuvre de toute une vie, de 12m sur 26m, faite de pierres, de chaux, de mortier ( on y trouve même les premiers principes du béton armé!), agrémentée de sculptures, d’inscriptions, de symboles… et évoquant parfois des constructions exotiques ou antiques ( il semble  que le facteur Cheval ait été inspiré par les cartes postales qu’ils distribuait ainsi que des revues traitant d’architectures lointaines).

Le facteur Cheval projetait d’être enterré dans son Palais, mais l’idée, illégale,  lui est refusée. Alors, il passe 8 ans de plus à construire… son tombeau « du silence et du repos sans fin », avant de mourir en 1924, à 88ans, et toujours à Hauterives.

Finalement, l’oeuvre folle ne restera pas l’oeuvre d’un fou… Dès 1930 Picasso et Breton s’y intéressent et lui apportent leur soutien. Plus tard, dans les années 60, André MALRAUX décide, alors pratiquement contre l’avis de tous, de classer le Palais Idéal aux Monuments Historiques… Au fil des décennies, il est de plus en plus visité,connu et reconnu,  et est aujourd’hui considéré comme un chef d’oeuvre de l’Art Naif, qui ne laisse aucun visiteur indifférent.

En complément au film annoncé plus haut, on trouve sur internet de nombreux articles, films TV, commentaires et photos sur le Palais et le Tombeau du Facteur CHEVAL. En 1954 un court métrage lui avait été consacré et…. en 2010 un épisode de Louis la Brocante l’évoquait!!

 

 

 

 

Photo Le guide des festivals.

Sur les agendas de la rentrée, un créneau privilégié est à noter depuis plus de 30 ans:

LE  TOURCOING  JAZZ  FESTIVAL                                   

… un rendez vous à la fois attendu, mais sans routine . Et la 32ème édition promet d’être à la hauteur des précédentes, avec une programmation associant qualité et ouverture.

Entre le 13 et le 20 octobre on pourra donc  applaudir  des  « valeurs sûres »        ( d’ailleurs fidèles au Festival pour certaines) : Airelle BESSON, Vincent PEIRANI, Chucho VALDES, André MANOUKIAN ou encore Anouar BRAHEM… mais aussi partager des découvertes et peut-être des coups de coeur ( par exemple pour la chanteuse KIMBEROSE ?).

Du JAZZ avant tout bien sûr, mais « dans une ambiance colorée et métissée musicalement ». Ceci grâce à des artistes musiciens talentueux, et aussi à des VOIX ( Hugh COLTMAN et Fatoumata DIAWARA pour ne citer qu’eux). Attention, certains concerts sont d’ores et déjà complets! IL  EST  GRAND  TEMPS  DE  RESERVER!

Les principaux lieux du Festival sont connus des habitués: Théâtre de Tourcoing, Colisée de Roubaix, Maison Folie de l’Hospice d’Havré, et mythique Magic Mirrors… A noter cette année de nouveaux partenariats et actions . D’abord un  » pré festival » début octobre, qui tournera entre la Maison Cavrois à Croix ( complet), Neuville en Ferrain, Lesquin , Mouscron et Gruson ( avec la trompette d’Airelle BESSON et l’accordéon de Lionel SUAREZ). Ensuite un cycle JAZZ et LITTERATURE en partenariat avec les médiathèques, et au MUBA , des lectures du discours d’Albert CAMUS pour la remise du Nobel accompagnées par des musiciens du département jazz de Tourcoing.

Yann SUBTS, directeur du Festival, Patrick DREHAN, directeur artistique et toute l’équipe d’organisation sont dans les starting block … plus que 5 semaines à attendre!

tourcoing-jazz-festival.com pour programmation détaillée, informations et billetterie

 

   Par Pascale GUISLAIN                                                                           PHOTO  LE PARISIEN

 

Seuls les superlatifs sont à même d’évoquer ARETHA FRANKLIN, qui a quitté ce monde pour celui des légendes le 16 Août dernier…

En 2010 , le magazine Rolling Stone la désignait  » meilleure chanteuse de tous les temps ». Une consécration méritée si on se rappelle que la Reine du Soul a enregistré 42 albums studio et vendu plus de 75 millions de disques. Première chanteuse noire à faire mieux qu’Elvis Presley, ARETHA a reçu 18 grammy awards, et d’innombrables nominations. 

Une immense chanteuse/auteure/compositrice de GOSPEL, de SOUL, de RYTHM and BLUES, de FUNK et de JAZZ, devenue aussi une véritable icône dans son engagement de féministe noire américaine. On l’a vue aux côtés de Martin Luther KING puis de nombreuses personnalités marquantes voire historiques, et bien sûr, entendue lors de l’investiture d’un  Barack OBAMA ému aux larmes.

Le destin personnel d’Aretha Franklin fut plus tortueux et compliqué. Chanteuse dès son plus jeune âge ( dans l’Eglise de son père, Révérend connu pour ses prêches, lui-même grand amateur de musique…. et adepte du cannabis), déjà mère de 2 enfants à l’âge de 15 ans, elle connut ensuite des relations amoureuses et conjugales mouvementées et souvent douloureuses. Peut-être sont-elles à l’origine des addictions qu’elle dut combattre durant des décennies ( tabac, alcool, puis lutte contre l’obésité..)?

Impossible de choisir entre ses titres mythiques ( « Respect », « You make me feel like », »A natural Woman », « I never loved a man » …), pour la plupart enregistrés sous le label Atlantic entre 1967 et 1980, entre ses duos bluffants ( avec Keith Richard, George Michael, Elton John etc…), ou même entre ses différents styles musicaux ( gospel, blues, jazz..)

Alors, pourquoi ne pas écouter un titre moins souvent diffusé, « Suzanne », chanson d’un autre grand de la chanson, Léonard COHEN ? ARETHA FRANKLIN se l’approprie magistralement…

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