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Par Pascale Guislain  et  Françoise Vernay                           Photo Fesfestival 2018

Le site officiel ( fesfestival.com ) annonce le décompte à la seconde près : vendredi 14 juin à 21 heures, le FESTIVAL des MUSIQUES SACREES du MONDE  ouvrira sa 25ème édition,  » à la confluence des cultures »… Tout un programme en 3 mots qui résument l’état d’esprit et la raison d’être de ce Festival. … et dont la première surprise sera, comme chaque année, la création proposée par Alain WEBER en ouverture des festivités.

Dès le lendemain, artistes « valeurs sûres » et  artistes   » à découvrir » se côtoieront et se relaieront, dans les jardins l’après midi ( et la météo s’annonce chaude!), à BAB MAKINA ou dans des Ryads en médina le soir venu… le tout durant 9 jours, avec pour cadre la fascinante cité fassie.

Les commentaires iront bon train dans les files d’attente et aux terrasses des petits restos:   » Plus de monde?.. Moins de monde?… Mieux organisé ?… Moins bien organisé?… Une programmation plus attrayante?… Ou moins intéressante? Une ambiance vraiment unique?… ou qui n’est plus celle d’il y a quelques années »?…

Et puis au final, la plupart des festivaliers auront envie de revenir en 2020!

Alors, BON FESTIVAL  A  TOUS  CEUX QUI  AURONT  LA  CHANCE DE FAIRE  LE  DEPLACEMENT !

Par  Pascale  GUISLAIN                                                                                                              Photo CRT Fès

 

Pour sa 25 ème édition ( 14-22 juin 2019), le FESTIVAL des MUSIQUES SACREES du MONDE  de FES a choisi de mettre en avant « la confluence des cultures » , et il est vrai que l’histoire de la ville , mais aussi celle du Festival , se sont particulièrement  nourries des échanges et du dialogue entre cultures .

Le ton devrait être donné dès la  SOIREE d’OUVERTURE une création, cette année encore mise en scène par Alain WEBER, qui est ambitieusement appelée « FES, MEMOIRE du FUTUR » .  Comme le ferait un livre de contes et grâce à de nombreux artistes arabes, andalous, amazigh, juifs et même sénégalais, elle évoquera la naissance de Fes, le rayonnement intellectuel de la ville au cours des siècles ( sans oublier le rôle des femmes) sa diversité culturelle historique et actuelle… avec une « scénographie nouvelle, pour pénétrer au coeur des ruelles de la Médina », ruelles dont l’enchevêtrement symbolise justement le foisonnement culturel. La découverte du spectacle sera évidemment une surprise, mais l’identité  des intervenants,  particulièrement de ceux chargés des Lumières et du Maping, à savoir  Christophe OLIVIER et « Allumeurs d’Images »,  est à lui seul une promesse de réussite esthétique!

Les 9 jours du Festival proposeront au total 32 spectacles et 2 matinées-Forum ( le programme détaillé du Forum et le nom des conférenciers-intervenants viennent d’être publiés sur le site officiel du Festival ). Des artistes venus du monde entier, représentatifs de leur culture et de leurs racines et souvent réputés pour leur engagement et/ou leur dimension spirituelle, se produiront soit sur la grande scène de BAB MAKINA ( pour les grands concerts du soir), soit dans les jardins de JNAN SBIL pour les concerts d’après-midi, soit certains soirs, dans des riads en medina pour des moments musicaux plus intimistes. Quoique célèbres dans leur pays ou sur leur continent, ils sont souvent inconnus ( ou mal connus) par une grande partie des festivaliers… et les entendre  est presque toujours une excellente surprise et une découverte très positive !

Le public pourra par exemple découvrir et applaudir ANUNA, ensemble vocal de Dublin, qui présente des chants sacrés irlandais… des chants sacrés de Perse et d’Arménie … des artistes venus d’Azerbaïjan…  mais aussi du Canada ( » Voix Humaines du Quebec), de France (« Canticum Novum »), de Colombie ( Harpe colombienne), d’Espagne , de Cuba, d’Allemagne , d’Oman ou d’Inde…

Parmi les concerts très attendus, on peut citer celui de SAMI  YUSUF ( venu du Royaume Uni et surnommé « Islam’s biggest rockstar » par Time Magazine !), celui de YOUSSOU N’DOUR ( déjà venu à Fes il y a quelques années ), ou encore le libanais Marcel KHALIFE  ( maître du oud et artiste salué par l’Unesco) , le  WORLD YOUTH  BAROQUE  ENSEMBLE…  etc… sans parler d’une « NUIT du FLAMENCO » et d’une soirée « MUWASHA  d’ALEP à  FES » avec Mohamed BRIOUEL, particulièrement aimé du public fassi.

Quelques inconnues aussi, qui se révèleront peut-être de bonnes surprise? Par exemple: que donnera un « opéra slam baroque »?   ou le spectacle   » Distance soleil/terre »  ( présenté dans l’ancien palais du Glaoui… c’est une première!)  ? …

En résumé, une programmation riche et éclectique, à découvrir sans modération si on a la chance d’être sur place ( le PASS donnant accès à l’ensemble des spectacles et au forum est vendu 350 euros).

Le site fesfestival.com  détaille la programmation au jour le jour et présente  les artistes invités de façon assez complète. On peut également y acheteren ligne  pass et billets.

 

 Par Pascale GUISLAIN                                                                                                                                     Photo facebook

 

Impatiemment attendue, la programmation de la 25ème édition des MUSIQUES SACREES du MONDE  a enfin été dévoilée… Elle vient conforter une thématique choisie et connue depuis plusieurs mois : « FES  à la confluence des cultures ».

Certes plus explicite que poétique ou imaginative, cette formulation resitue à la fois le rôle historique de la ville de FES  et la philosophie du Festival des Musiques Sacrées. Le « Mot du Président » ( A. ZOUITENE)  et l’ »EDITO  » du Directeur artistique Alain WEBER insistent sur ces points. On rappelle au passage que l‘ONU  a  désigné le Festival de FES   ( et son Forum ) comme « l’un des événements contribuant significativement au dialogue des civilisations « (  et l’UNESCO  est l’un de ses partenaires). 

Quant à la ville de FES, Alain WEBER rappelle qu’elle fut ce  » carrefour des civilisations où se côtoyaient derviches ou soufis, rois ou mendiants, pèlerins ou prophètes, juifs, chrétiens ou musulmans, esclaves ou marchands, prisonniers ou guerriers… » et c’est ce que mettra en scène  la Création d’ouverture  » FES, Mémoire du Futur » .  De nombreux artistes y évoqueront la naissance de la ville, sa diversité, son rayonnement spirituel et intellectuel, tandis qu’une nouvelle scénographie fera pénétrer le spectateur au coeur des ruelles de la médina,  chargées d’histoire et de souvenirs …( par ailleurs, depuis plusieurs années, la scène de la soirée d’ouverture est magnifiée par des fresques lumineuses plus sublimes les unes que les autres!)

Durant 8 jours ensuite, de nombreux concerts s’enchaîneront, au Jardin JNAN  SBIL, essentiellement pour les concerts d’après-midi, sur le site grandiose de BAB AL MAKINA pour les « grands concerts »,  dans de belles demeures ou palais en Medina pour certains concerts en soirée ( on découvrira un nouveau lieu cette année : le Palais Glaoui ).

Les festivaliers pourront par exemple applaudir ( et parfois découvrir) SAMI YUSUF, ANUNA ( chants sacrés d’Irlande), le libanais Marcel KHALIFE, les VOIX HUMAINES du Canada, MICHELLE  DAVID and GOSPELS,  CANTICUM NOVUM  (France) , MEERA (Inde), le WORLD YOUTH BAROQUE  ENSEMBLE, KOl COLE (Allemagne),  OPERA SLAM BAROQUE, les MAITRES de la HARPE ( Amérique latine) et une GRANDE NUIT du FLAMENCO …. soit des artistes venus de plus de 30 pays!

Pour le FORUM, le thème retenu est le même, mais son programme précis , et surtout le nom des intervenants , ne sont pas encore publiés à ce jour….

POUR UNE PRESENTATION DETAILLEE, consulter le site officiel du festival ( fesfestival.com/2019)

 

Photo twitter

fresquesfes-phototwitter

 Par Pascale GUISLAIN                                                                                                                             Photo  fesfestival

Traditionnellement, le FESTIVAL des MUSIQUES  SACREES de FES était programmé début Juin… Mais les dernières éditions avaient dérogé au principe. Ainsi les éditions 2015 et 2016 se sont déroulées en mai… sous des pluies battantes! ( le Festival 2017 , en mai également, étant quand même  moins perturbé car moins arrosé!) Puis , Ramadan oblige, les dates de 2018 avaient été repoussées fin juin ( ce qui n’arrangeait pas forcément de nombreux habitués du Festival, cette période étant plus chargée en réunions familiales, début de vacances, autres manifestations et événements… ou examens).

Pour les prochaines MUSIQUES  SACREES , on se rapproche des dates « historiques »: l’événement est programmé après le RAMADAN 2019, du 14  au 22 Juin.

Le THEME n’est pas encore connu, ni bien sûr la programmation…. alors, A  SUIVRE !

Par  Pascale GUISLAIN et Françoise VERNAY

Le site officiel du Festival de Fes s’ouvre sur une horloge qui décompte les jours, heures , minutes… et il n’en reste plus beaucoup puisque ce vendredi 22 Juin à 21 heures,  Bab Makina accueillera la soirée d’ouverture…

Neuf jours de concerts, de découvertes et de ( belles) rencontres humaines et musicales devraient s’ensuivre… La météo est annoncée favorable… Il ne restera plus aux habitués qu’à profiter de cet « esprit de Fes » qu’ils apprécient et aux organisateurs à croiser les doigts pour que tout se passe bien, sans orage intempestif ni anicroche!

Rendez vous le 1er juillet pour un bilan de l’événement!

Programme complet sur le site www.fesfestival.com

Si FES, longtemps capitale politique et intellectuelle du Maroc, reste aujourd’hui  un pôle de rencontre et d’échange des cultures et des savoirs, c’est en partie grâce au FESTIVAL  des MUSIQUES SACREES du MONDE ( né en 1994) et à son Forum ( instauré en 2001). En 2001 d’ailleurs, l’ ONU qualifiait officiellement cette manifestation d’ « événement marquant, contribuant au dialogue des civilisations ».     

Depuis plus de 20 ans, le FESTIVAL de FES  a rallié des artistes de notoriété internationale qui, dans leur diversité ( Joan Baez, Paco de Lucia, Patty Smith, Jordi Savall, Barbara Hendricks etc….), partagent une certaine quête du Sacré. Outre ces artistes renommés sont présentés des talents encore méconnus, des projets artistiques audacieux et aussi, depuis quelques années et grâce au directeur artistique Alain WEBER, de grandes créations pluridisciplinaires en particulier lors de la soirée d’ouverture ( traditionnellement présidée par la Princesse Royale, épouse du Roi du Maroc et native de Fes)

Si, en plus de la beauté et de l’attrait de la ville de FES en elle-même, on ajoute que les concerts sont donnés dans des lieux grandioses ( BAB MAKINA pour les grands concerts du soir), délicieux ( les Jardins JNAN SBIL pour les concerts d’après-midi), ou à l’architecture historique et magnifique ( dars et palais de la Médina pour des concerts nocturnes et les nuits soufies) … on se donne une raison supplémentaire pour découvrir un Festival où se retrouvent par ailleurs de très nombreux habitués… lesquels habitués doivent cette année s’adapter à des dates inédites ( 22-30 juin), soit nettement plus tard en saison, Ramadan oblige!

Accordons enfin un bon point aux organisateurs qui cette fois, n’ont pas tardé à dévoiler le thème du Festival et l’essentiel du programme ( même l’organisation du Forum est précise! ). Le thème retenu pour la 24ème édition du Festival , « SAVOIRS  ANCESTRAUX », apparaît de surcroît en parfaite cohérence avec la ville de FES, dont l’architecture et le savoir-faire des artisans sont  renommés depuis des siècles!

Les arguments pour participer au FESTIVAL des MUSIQUES  SACREES du MONDE  sont donc légion… Pour se renseigner sur la programmation , le site officiel du Festival (bien qu’encore incomplet) est facile à consulter 

  ( www.fesfestival.com )              

Photo Gentside Decouverte

Pour sa 23ème édition ( 12-20 Mai 2017) et quelques mois après la COP 22 de Marrakech, le Festival de Fes des Musiques Sacrées mettra en vedette un élément universellement « sacré »: l’EAU…(au passage, les organisateurs ne manquent ni d’humour ni d’optimisme, car lors des 2 précédentes éditions, « l’Eau » avait  quelque peu perturbé les festivités, sous forme de pluies intempestives et orages!!)

Les 4 rendez-vous habituels du Festival sont toujours au programme:

          Les concerts et spectacles ( cette année, c’est la CHINE qui sera mise à l’honneur)

          Les Nuits de la Medina

         Le Festival dans la ville ( ce qui permet de rappeler que la présence de l’Eau est à l’origine de la ville,              et  que Fes possède toujours de magnifiques et nombreuses fontaines)

         Le FORUM de FES ( qui sera le premier événement à se tenir dans Al Kharaouyne après la restauration           de la plus vieille bibliothèque du monde…privilège que les festivaliers apprécieront sans nul doute!)

C’est bien sûr surtout lors du FORUM ( dont on attend prochainement le programme exact et le nom des intervenants) que l’écologie sera présente, l’eau étant un enjeu majeur pour l’avenir de l’Homme et de la Terre. Mais le spectacle d’ouverture l’a aussi choisie pour thème, sous une forme allégorique, musicale et poétique.

L’occasion pour les organisateurs d’affirmer que ce Festival 2017 se situe particulièrement dans l’ »esprit de Fes », à même d’associer festivités et engagement en faveur du respect de l’environnement, comme un « prolongement naturel d’une démarche spirituelle »… Ouverture sur le monde et respect des cultures et des traditions, comme le veut la philosophie du Festival des Musiques Sacrées….

Habitués et amis du Festival des Musiques Sacrées de Fes s’impatientaient, voire s’inquiétaient un peu: à 3 mois de l’ouverture du Festival, on n’en connaissait que…les dates, et ni le(s) thème(s), ni la programmation, ni même l’affiche! La communication a fait un grand pas ces derniers jours, même si on ne sait rien encore sur le toujours  très attendu Forum.

La 23ème édition des Musiques Sacrées sera donc « placée sous le signe de l’eau, entendue comme source de vie et d’inspiration, irriguant tour à tour le corps et l’âme » , comme la présente A. ZOUITENE son Président. Un thème  qui réunit l’histoire ( FES a été choisie comme première capitale du Maroc par Moulay Idriss et ses compagnons en raison des innombrables sources qui y jaillissaient), les mythologies et les légendes de par le monde, et aussi l’actualité et les urgences  écologiques de notre époque!

Un thème qui n’a pas manqué d’inspirer A. WEBER , directeur artistique du Festival, pour ses créations et la programmation. On attend donc beaucoup du spectacle d’ouverture, qui sera un voyage poétique et musical évoquant l’eau et la nature…

Par ailleurs, après l’Inde en 2016, c’est la CHINE qui verra cette année ses traditions artistiques et musicales mises à l’honneur , avec en particulier l’Opéra de Pékin.

La programmation est à découvrir sur le site www.fesfestival.com  . Comme chaque année, l’ « Esprit de Fes » se donne pour mission de susciter rencontres, discussions et découvertes , avec l’idée que « la différence est une richesse » , dans un climat d’ouverture et de tolérance plutôt bienvenu en ces temps troublés.

On attend à présent le thème, le programme et le nom des intervenants au FORUM…A surveiller sur le site!

Pour le plaisir, quelques minutes avec Paco de Lucia qui avait ébloui le Festival de Fes quelques mois avant sa mort…

Photo d’après www.fesfestival.com

 

Ils s’appellent Hamid, Anwar ou Swaroop et ils ont entre 10 et 14 ans. Héritiers d’une longue et brillante tradition indienne , ce sont des Lângas du désert, appartenant à une caste de poètes et musiciens du Rajasthan, qui depuis des siècles jouent du sarangui (« l’instrument aux mille couleurs »). Des enfants-musiciens étonnants, initiés dès leur plus jeune âge, et  jusqu’ici adulés et respectés… sauf que le monde change au Rajasthan aussi, que la société rurale et nomade se retrouve bousculée par le tourisme et la mondialisation, que les racines s’en trouvent ébranlées et  donc que la tradition s’effrite…

Déterminés à sauver leur patrimoine, les aînés s’attachent à créer de véritables écoles musicales, afin de continuer à transmettre cet art millénaire . Des initiatives originales viennent leur prêter main forte: Aurélie CHAULEUR  a ainsi réalisé le film  »LES PETITS PRINCES DU RAJASTHAN », présenté pour la première fois au dernier Festival des Musiques Sacrées de Fès ( lequel proposait cette année un hommage à l’Inde). L’ un des buts de la cinéaste et des organisateurs du Festival  était de faire découvrir le quotidien, la personnalité et le mode de vie de ces jeunes musiciens aux écoliers de Fès, et de les faire se rencontrer…un but atteint, car si les petits fassis semblaient parfois un peu dissipés lors des projections et rencontres, ils se sont  aussi montrés intéressés et ouverts et le contact s’est joliment établi entre ces enfants d’horizons différents!

Par ailleurs, Alain WEBER  a permis au public du Festival de connaître et d’apprécier ces jeunes musiciens indiens en programmant « CHOTA  DIVANA » ( leur formation musicale), en particulier lors de la Soirée indienne...un coup de coeur pour beaucoup, tant les voix de ces jeunes artistes sont surprenantes et captivantes . Elles s’élèvent une à une, toujours plus haut, pour clamer avec fierté l’existence rituelle et quotidienne de leur communauté: le rythme de la terre, le cycle de la nature, l’attente  de la mousson,  mais aussi les épopées guerrières, mystiques et amoureuses des héros populaires.

Soucieux de préserver leurs traditions musicales, les musiciens du Rajasthan pensent avoir beaucoup à gagner en faisant ainsi voyager leurs jeunes représentants. Outre l’apport financier, ils ont  l’occasion de faire découvrir l’exceptionnelle qualité de leur patrimoine…

Pour se renseigner sur les « Petits Princes du Rajasthan », ces sites sont intéressants à consulter:

www.thelittleprinces.com    et   www.zamanproduction.com

Fès  mai 2016 : Christine Salem brave la pluie…. (photo du site fesfestival.com)

Christine SALEM est une voix connue du maloya, ce chant traditionnel réunionnais hérité de l »esclavage,  et longtemps considéré comme si rebelle et subversif qu’il fut interdit jusqu’en 1981…une double transgression pour la jeune femme née en 1971, car le maloya n’était absolument pas un domaine ouvert aux femmes!

De sa voix grave et puissante, Christine SALEM chante donc les racines malgaches et comoriennes de son île. Elle le fait dans un créole enrichi d’onomatopées, de mots arabes, malgaches et swahilis, parfois aussi inspirée par les transes ( aspect spirituel indissociable du maloya).

Après avoir chanté au sein du groupe Salem Tradition, elle évolue en solo depuis 2010 et tourne actuellement avec son dernier album  » larg pa lo kor » (soit plus ou moins « ne lâche rien »), dans lequel elle associe blues et maloya, s’appuyant comme toujours sur ses qualités d’émotion, de sensibilité et d’engagement…

Il y a quelques jours, aux Musiques Sacrées de Fès, Christine SALEM n’a pas hésité à braver la pluie pour faire plaisir au public venu la découvrir, séduit par la spontanéité de l’artiste et de ses musiciens.

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